La logique mélancolique est d’un autre ordre (...), en ce que le manque y est beaucoup moins apparent. Le mélancolique va en effet jusqu’au point de non-retour où se profère, par exemple, cette phrase : « Tout ce que je dis est faux» ((F. Pellion, Mélancolie et vérité, chapitre 2, Paris, PUF, 2000. Il suffit donc à un sujet ordinaire d’être mélancolique pour produire des énoncés analogues à ceux que l’on rencontre dans les manuels de logique, où ils paraissent fabriqués. (En l’occurrence, cet énoncé-ci se superpose assez bien au paradoxe du menteur, connu depuis l’Antiquité et largement commenté par Lacan dans son Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil,…
logique mélancolique : « Tout ce que je dis est faux»
Vendredi 30 déc 2022
7h54, hier soir 4 gouttes de CBD 20. Je suis rassurée, ça marche toujours. Suis à ma place habituelle dans le canapé, que je quitte très peu, dans le noir. Je vais relire ce que j'ai écrit hier. Chester le chat lorgne sur mes genoux alors que je voudrais déjà me refaire une Ricoré. Mes symptômes ont vraiment peu évolué depuis le temps que je fais une analyse. Je ne sors pas. Je vois très peu de monde. J'ai toutes les difficultés du monde à aller chez le coiffeur, à m'acheter des vêtements. Je ne parviens pas à "tenir mon ménage". Je cuisine quand ça me chante, subitement, et alors pendant quelques jours à l'affilée,…
Jeudi 29 décembre
7h58, hier soir 4 gouttes de cbd 20. Là au lit, 20% batterie de mon téléphone, dans le noir. Réveil. Je ne sais pas comment, quand ça a commencé, les idées de suicide, très jeune. Je ne sais pas ce qui les a provoquées. Il n'y en n'avait pas rue Tiberghien, je crois. C'est rue Waelhem. Donc plus tard, mais quand ? Lors de la troisième année d'études secondaires ? Quel âge avais-je ? Tu vois, V, tu ne connais plus l'âge, ce qui ne t'étonne pas, te connaissant, mais il y a cette phrase amusante, en échange : Quel âge avais-je ? Mes premiers souvenirs de pensée au suicide remontent à la table de…
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Il est très important pour moi de ne rien te promettre. #poème
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How can you be so sure of you ? Well, I suppose you need it.
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addicted to shame ?
dans la rue, je voudrais, et que personne ne sache rien de toi
— mardi 29 nov. 2022, 9:42
je voudrais que tu marches dans la rue seule, vite, qu'il fasse presque froid, que ta bouche s'ouvre un peu, que tu souries malgré toi. un sourire qui ne cesse, qui se perpétue. c'est la rue qui lève ce sourire, c'est ta marche. acquiescement. je voudrais qu'à l'endroit de ton sexe ce soit un peu chaud, un peu douloureux et que personne ne sache rien de toi. il y a une musique dans ta tête, qui pourrait te tirer des larmes. une musique ancienne. une musique des anges. tu penses soudain à ta mère. tu t'arrêtes. maman. tu te rends compte que tu es essoufflée. le cœur bat la chamade.
Pacifiction – Tourments sur les îles
— (désordre et beauté)
mardi 29 nov. 2022, 08:45 ah finalement vu le film que je voulais voir, d'Albert Serra, Pacifiction - Tourments sur les îles, formidable, vraiment, très différent, une horreur dans un lieu paradisiaque, c'est bateau à dire, mais. ah, la France quand même, d'un rance, d'une saloperie, Pacifiction, c'est magistral dans la dénonciation de la perversion, de la perversité du colonialisme, de ce que c'est la main mise sur un pays, sur une population, sur des corps, indigènes, la beauté, ladite nature, la splendeur, le tout bafoué, et ça parle tellement d'aujourd'hui aussi, avec les sous-marins nucléaires cachés partout, les décisions prises on ne sait où, les sacrifices à faire, la bonne conscience. et les minorités…
le jeudi 24 nov. 2022, 10:55
10h55 au lit. réveils nocturnes avec mini blablatages avec F à Tokyo. rendormie. réveillée très fatiguée. là, vais faire leçon 4 de PB, cours du 28 octobre, chi belt et nettoyage. je veux essayer de rattraper tous les cours. avant ça, j'ai travaillé une heure pour le site de F. il va y avoir une lessive à faire, cet aprem. et téléphoner pour kiné mère, 2 x par semaine ! et essayer de voir quand retour à Brux. et puis, Noël... et le cadeau de l'Avent de Rosa-Louise... acheté du papier hier, grandes feuilles. pas eu le temps de. trouver nouvelles lunettes. vite
mercredi 23 novembre
7h52 F parti hier soir, sur l'avion maintenant. avons pris verre à côté, zut j'oublie le nom, il a pu prendre des huîtres. ensuite, il s'est décidé à prendre un taxi pour l'aéroport. il y a un accès WhatsApp dans l'avion ! réveillée il y a peu, il ne dormait pas. là, je crois qu'il va se rendormir. J'ai pris une Ricoré. j'hésite à lancer une séance de chi. fait-il froid ? j'ai allumé la lumière dans la chambre, eh oui, je suis seule. 8h42 vais tenter chi 3eme cours, du 21 octobre, le petit circuit 11h29 salle d'attente du Dr Ying Yang. au centre une table basse carrée en verre légèrement fumé structurée de…
mardi 22 novembre
mardi, 8h17, rendez-vous tout à l'heure avec psy. On m'a volé mon vélo, faut que j'y aille à pied. en même temps, il commence à faire froid. F part ce soir au Japon, ça va faire bizarre, long. première fois qu'il part seul depuis qu'on se connaît. un peu peur qu'il soit empêché de revenir. c'est si loin, il s'est passé tellement de choses dans le monde, avec la pandémie et tout ça. lui aussi, a peur. dit qu'il déconne quand il est seul. était étonné que je puisse vraiment aimer être seule. je lui disais mon soulagement, quand j'étais seule, sortir de la surveillance. beaucoup de rêves cette nuit. aucune souvenir.
donner –
donner c'est avoir (je me comprends) (trahison du rien)
mais
mais comment tu arrives à dire je
une force
il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer. (tentative d'articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr) c'est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée. je ne pense pas qu'elle s'exerce chez les autres de la même façon, ni qu'elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m'a cependant toujours rattrapée. je pense que je peux exprimer ceci à l'âge que j'ai, à 59…
dans le très noir – moment
fermez les yeux, soyez avec moi dans le noir, le très noir, le jour ne s'est pas encore levé. tout est noir et vous vous en délectez. noir sous les paupières en un lac chaud, noir dans le corps longuement étalé, noir tout alentour. (je ne sais si vous connaissez ce lac sensationnel de l’œil, celui qui vit sous les paupières, qui repose sur le globe oculaire. nous avons 2 yeux? oui, mais ici, 1, les yeux fermés, il y a le lac, et plus rien d'autre, nul songe aux 2 yeux, c'est très large, et reposant, mais il y a deux yeux bien sûr. ) le poids de la couette est exquis, la chaleur…
cléa téléphone moment
— ça la prend
et puis, y aura toujours ce moment où cléa prendra son tel et ira ira errer errera sur les réseaux sociaux ça la prend sans son gré (toute entière, dans un moment d'éclipse, puits d'oubli) au cœur de la nuit, à l'orée du jour ou à son apogée, dans l'aube montante ou descendante, mais aussi à table aussi sur le trottoir à tant d'autres angles incongrus ça la prend n'importe où n'importe quand pour n'importe quoi ça la tire dans les tunnels de l'abolie volonté (du cycle mort de l'heure éteinte ; corps tus corps mourus océan de voix dont les sonorités opinionnées ne résonnent pas plus loin que la calebasse la cabasse que la…
cela fait des années que je ne sors plus
cela fait des années que je ne sors plus. c’est un symptôme qui s’aperçoit à peine. je veux dire moi-même, à peine je m'en rends compte, les jours seulement passent sans que je mette le nez dehors. les autres, habitués à ce que je n’y sois pas, dehors, dans le monde, ne paraissent pas s’en apercevoir. de loin en loin – j’imagine -, j’apparais et je disparais. a priori, je n’ai rien contre, le fait de sortir, simplement cela ne se fait pas. à vrai dire, je ne sais pas trop ce qui me retient dedans. c’est ma façon de vivre, je vais de proche en proche, comme une boule de billard, je cogne les…
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malade depuis dim, gorge, toux, surtout la nuit.
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mes principaux combats consistent à f aire quelque chose plutôt que r i en les jours v i d es o ù rien ne cherche rêve même de s''écrire les jours v oué s à l'oubli
arrêt en vue
11:36 je crois que je vais refermer le blog très vite, là. à nouveau reprise dans les changements incessants de présentation du blog, ça prend le pas sur tout, je ne peux m'en empêcher, un changement en entraîne un autre, c'est immaîtrisable. je suis levée depuis très longtemps, et je n'ai encore fait que ça, je suis dans un état de grande excitation, je ne peux plus m'arrêter. la seule façon d'arrêter, ce serait de fermer le blog. une fois fermé, ça ne m'intéresse plus.