novembre 2008

  • Dokument

    [ 2 novembre 2008 / 2 février 2009 ]

    Dokument from Patrick Laffont on Vimeo

    .

  • jours de congé

    [ 3 novembre 2008 / 23 février 2010 ]

    revenons de chez mantegna, louvre; paris automnal ensoleillé, enfin, enfin. y sommes allés à deux. jules au centre de loisir.

    hier dimanche, vers le bois à trois, jules sur son petit vélo. allés jusqu’au ruisseau, petit crochet, passage sur le pont, retour par la plaine de reuilly. les cirques sont là, un spectacle va commencer. jules préfère jouer à mario (super mario).

    les évènements récents, dont la lecture de la Conversation de Milan dans l’avant-dernier numéro de la Cause freudienne, m’amènent à penser qu’il faut que je me dé-numérise, dé-digitalise, dé-virtualise (voir aussi l’extrait recopié ici du texte de La Sagna sur l’inhibition.)

    être debout

    un cours de danse? la danse me dé-virtualisera-t-elle? et enverrais-je cette lettre, la ré-écrirais-je encore? (celle qui écrit mon désespoir après la lecture de la CF. réécrite deux jours durant.  lue et expliquée ensuite à F; ramenée alors à  ces simples termes : les psychanalystes sont des êtres extraordinaires, la psychanalyse est seulement cela qui m’intéresse, et je suis beaucoup trop nulle que pour jamais devenir psychanalyste. (je dus renoncer à écrire, également, en raison des arguments de ces mêmes arguments.)).

  • tableaux

    [ 4 novembre 2008 / 16 septembre 2009 ]

    le christ mort - mantegna

    le christ mort - mantegna

    le christ mort et les anges - manet

    le christ mort et les anges - manet

  • plume, encre brune

    [ 5 novembre 2008 / 16 septembre 2009 ]
    Andrea Mantegna (Isola di Carturo, vers 1431 - Mantoue, 1506) -  La Pietà

    Andrea Mantegna (Isola di Carturo, vers 1431 - Mantoue, 1506) - La Pietà

  • définir l’image…

    [ 5 novembre 2008 / 1 février 2009 ]

    so, je continue de me
    parler à moi-même

    DEFINITIONS FONDAMENTALES

    IMAGE : Par opposition une image est quelque chose d’impalpable. C’est un signal détecté par l’oeil mais avec lequel on ne peut avoir de contact physique comme nous allons en voir des exemples ci-après.

    Les images se classent en deux catégories.

    • Les images réelles sont des images que l’on peut voir et recueillir réellement sur un écran.
      Ainsi une diapositive est un objet non lumineux par lui même. En l’éclairant fortement, il joue le rôle d’un objet lumineux dont on peut faire l’image sur un écran ou sur sa main mais sans ressentir un contact physique.
    • A l’inverse les images virtuelles sont des images perçues par l’oeil mais que l’on ne peut recueillir sur un écran.

    Les images télévisées sont des images reçues sur un écran donc des images réelles. Par contre le terme d’image photographique est à proscrire puisqu’elle est palpable. De même on ne doit pas parler d’album d’images à colorier mais de dessins à colorier.

    La langue française est assez riche : dessins, esquisses, lithographies, eaux-forte, portraits, tableaux etc… désignent des objets même s’ils représentent quelque chose.

    mais c’est trop compliqué.

  • l’image, définition

    [ 7 novembre 2008 / 9 mars 2016 ]

    Guy Mercier a publié un lien. 12:40

    L’image: définition
    Source: www.ac-orleans-tours.fr

    « L’image, du latin imago (représentation, portrait, fantôme, copie), est une catégorie de signes qu’on a coutume de distinguer des indices et des symboles. … La pensée rationnelle distingue donc les choses (le monde), des signes (indices, images, symboles) censés le désigner. La pensée magique, ou prélogique, au contraire, refuse d’opérer ces distinctions. Le magicien voit dans les images, ou les indices, des éléments constituants du référent. Certaines personnes pensent pouvoir soigner à distance en opérant à partir d’une représentation photographique. A la différence de cette magie métaphorique, une autre magie métonymique, celle-là, consiste à employer des fragments du monde, ongles, cheveux, vêtements, etc. »

    Mur Mur Mur à 14:00 6 novembre
    alors je me demande si je n’ai pas le plus souvent affaire plutôt aux signes (« indices, images, symboles ») qu’aux choses (« le monde »).  je ne suis même plus sûre que ce que je vois ne soit pas déjà une image – une représentation, un indice.quel accès, a-t-on, au « référent » – autre que partiel – au sens même où les pulsions sont partielles et se rapportent aux trous du corps qui / goût toucher odorat etc. et jusqu’à quel point « le référent » tel qu’il est entendu ici, là, n’offre d’autre accès que sa « représentation » – la « chose » ne tenant plus qu’à ce que la / les représentations, signes ne représente pas.’ai pas le plus souvent affaire plutôt aux signes (« indices, images, symboles ») qu’aux choses (« le monde »).

    Guy Mercier à 15:13 6 novembre
    la religion autrefois, le capitalisme désormais, tentent de nous séparer (cf. situationisme) du référent et, au delà, des uns des autres en imposant une médiation par les symboles et images. Je dis ils tentent mais ils y parviennent, en fait. Pour les combattre nous sommes condamnés (peut-être) à répondre par nos propres images, et à réinstituer la symbolique de notre propre histoire.

  • _(entré e de sec ours ))

    [ 7 novembre 2008 / 1 février 2009 ]

    je suis triste aujourjd’hui

  • je me définirais comme une ratée de la psychanalyse

    [ 12 novembre 2008 / 1 février 2009 ]

    12 nov.

    10:00. dix heures pile. follement triste.

    mercredi, dix heures, pile, follement.
    tout à l’heure c’est j.a.m., à 13h45, je crois.
    je n ‘écris plus pour personne, maintenant.
    j’ai du travail, je suis en retard. je ne m’en sors plus.
    sur une carte postale écrire : «je suis une ratée de la psychanalyse.» n’avoir personne à qui l’envoyer.

    11:31. vous voyez bien qu’à peu près tout fait mal.

    je n’ai pas d’expert-comptable, pas non plus de comptable, mais oui, il m’en faut, un. même si je ne gagne rien, et ne fais rien pour. et n’arrive à rien faire pour.

     

    13 nov.

    il pense qu’il faut se sacrifier pour ses enfants, moi pas. moi surtout pas.

    oui, mais, j’arrêtais de fumer. j’ai repris.
    non, le manque de nicotine n’est pas seul en cause, probablement, non. pour ce qui est des brusques sautes d’humeur. oui. certainement.

    (il n’y a plus moyen de rien faire avec wordpress, maintenant. parenthèse technique.)

    la lettre, les lettres, et la psychanalyse. ladite passion létale.
    les affinités de la lettre et de la psychanalyse. fatales affinités.

    14 nov.

    c’est très mystérieux. ce qui m’arrive.

    c’est bloqué – c’est dans la façon dont c’est bloqué que se situe le mystère.

    je lis quelqu’un de très bien en ce moment. un auteur dont j’ai oublié le nom. salmigondis. le titre. je crois. de Gilbert Sorrentino (un petit tour sur le net, et hop).

    Mot de l’éditeur sur « Salmigondis » de Gilbert Sorrentino

    Bien qu’un «mulligan stew» soit une sorte de ragoût irlandais composé de tout ce qui tombe sous la main du cuisinier, le roman de Gilbert Sorrentino n’est ni «aussi mystique que l’Irlande» ni «aussi frais que la brume maritime». Ce livre légendaire, publié en 1979, dans la lignée directe de Sterne, de Joyce, de Beckett, rassemble plus ou moins toutes les techniques littéraires pour les parodier. Pour reprendre les mots de l’auteur sur son livre: «Il s’agit d’un monde abstrait. Il ne reflète rien, n’imite rien, il n’est pas le miroir de la réalité. Il est, en termes de littérature, une réalité, et c’est tout. C’est un peu comme s’il se trouvait dans une boîte sans air dans une espèce de vide. J’espère que, dès que quelqu’un aura mis le pied dans le livre, il se trouvera dans un autre monde.»

    j’écris dans ce blog, aussi, très peu, en m’abstenant de publier.

    je teste cet outil qui permet de travailler offline. et surtout qui est moins tâtillon que ne l’est devenu wordpress, avec toutes les façons qu’il fait pour chipoter au code. c’est insupportable. il n’y a même plus moyen d’ajouter des espaces blancs. j’ai passé des heures et des heures à essayer de contourner, empêcher ses travaux de ré-écriture : rien n’y a fait. le hasard m’a conduite à tester cet outil : Zoundry Raven. et d’ailleurs aussi windows live writer.

  • ne pas lire

    [ 14 novembre 2008 / 1 février 2009 ]

    j’ai rêvé qu’un psychiatre me disait qu’il ne fallait surtout pas que je lise, que lire c’était mauvais pour moi.

    j’étais d’abord venue le consulter pour quelqu’un d’autre. mais je revins ensuite lui parler  de moi. après m’avoir écouté, édifié, il me dit :  « ah, mais ne faudrait-il pas que  vous preniez des médicaments?!» je lui répondis que j’en prenais déjà. « ah bon.» alors, il ne pouvait plus rien faire pour moi. sauf ce conseil : ne pas lire. faire des choses plus « actives ». j’étais plutôt d’accord.
    je le quittai, ma foi, résolue.

    le réveil a sonné.

  • quant à la correspondance

    [ 14 novembre 2008 / 21 novembre 2008 ]

    je peux hélas affirmer aujourd’hui que je n’ai, jusqu’à présent, cherché d’autre correspondant que celui qui pût m’offrir, en miroir une image – dont le corps fût de lettres.

    ce qui m’est apparu à la lecture du texte de la sagna sur l’inhibition publié dans la cause freudienne dont j’ai récemment repris ici un extrait.

    (ma jambe n’en devient pas belle pour autant.)

  • simply

    [ 14 novembre 2008 / 12 décembre 2008 ]

    Some write for fortune,
    Some write for fame,
    I simply write to sign my name.

    from « The Small Object »

  • Je veux dire à quel point tout ce dont on parle est irréductible à toute communication. Ce n’est pas grave.

    [ 17 novembre 2008 / 12 décembre 2008 ]

    Eh bien, je me dis, vous voyez bien, avoir une idée, ce n’est pas de l’ordre de la communication, en tout cas. Et c’est à ça que je voudrais en venir, parce que cela fait partie des questions qui m’ont été très gentiment posées. Je veux dire à quel point tout ce dont on parle est irréductible à toute communication. Ce n’est pas grave. Ca veut dire quoi ? Cela veut dire, il me semble que, en un premier sens, on pourrait dire que la communication, c’est la transmission et la propagation d’une information. Or une information, c’est quoi ? C’est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c’est un ensemble de mots d’ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes sensés devoir croire. En d’autres termes : informer c’est faire circuler un mot d’ordre.
    Gilles Deleuze, « Qu’est-ce qu’un acte de création ? »

  • l’art constipé (et le sens n’est pas ce qui donne du sens à la vie)

    [ 18 novembre 2008 / 12 octobre 2009 ]

    ( infinitisation des processus)
    j’avais récemment, ce qui ne m’arrive JAMAIS, faute de savoir de quel nom signer, fait un commentaire, et même deux,  à un article d’un certain André Rouillé, sur ParisArt, intitulé « Refonder l’art: des choses au processus ». le premier, par fatigue, je le résumai d’une courte phrase :  » vous confondez l’art et la constipation ». le second, écrit dans l’étonnement que le premier ait été publié, fut plus étoffé  :

    ( objet ≠ marchandise)
    A partir de quel moment une chose devient-elle une marchandise ?
    ( dans la mesure où cet article proposait à l’art de sortir de  la marchandisation en ne produisant plus d’objet,  en s’en tenant aux seuls processus)
    ( la chose freudienne)
    — Pensez-vous vraiment qu’il faille qu’une chose soit matérielle pour qu’elle en soit une ? N’est-ce pas précisément LA chose (freudienne, pulsionnelle) qui est à l’œuvre dans ce que vous indiquez devant faire le futur terrain de l’art ? la pulsion sans tête sans rime ni raison ou plutôt avec rime mais sans raison, la pulsion qui s’arrange de n’importe quel objet et si bien consonne avec la pulsion consommatrice sans loi – mais avec foi
    ( de la représentation à la présentation)
    La représentation: il y a bien longtemps que l’art a quitté le terrain de la re-présentation. De Duve écrit là-dessus de fort belles choses. est passé de la représentation à la présentation ( de l’objet).
    ( le diable, la cause)
    — Ne simplifions pas. Que diable, l’objet n’est pas le diable. La chose, la cause.
    10 nov. 2008

    ( éthique de la séparation)
    si je reprends ceci ici, c’est pour être retombée sur un vieux billet, de 2006, à propos de ce même sujet, qui m’a beaucoup obsédé en son temps et  auquel j’avais beaucoup réfléchi dans to be or ( mon premier blog). dans ce texte j’ajoutais l’idée que la séparation d’avec l’objet est une question éthique. j’écrivais : « ( d’éthique: d’un rendre compte de l’objet, sans se confondre avec lui, en s’en séparant« . je partais alors certainement de mon expérience de la psychanalyse, la notion de « séparation » chez lacan, ainsi que de ma lecture du texte de de Duve ( dans Voici – catalogue de l’exposition du même nom qui eut lieu à bruxelles).

    entre-temps, mes obsessions se sont déplacées, celles-là se sont apaisées, même si je ne me suis pas encore vraiment formulé l’idée qui aura permis cette rémission.

    … tout dernier enseignement de Lacan, met en cause l’interprétation de la psychanalyse comme expérience de vérité et semble introduire la psychanalyse comme expérience de satisfaction. La satisfaction n’apparaît pas, n’apparaît plus comme un obstacle à la découverte de la vérité. En particulier, la satisfaction du symptôme n’apparaît plus comme un obstacle à la découverte de la vérité. Mais c’est la satisfaction elle-même qui apparaît comme une fin.
    Jacques-Alain Miller

    ( d’une possible réconciliation)je ne suis moi-même, toujours pas sortie du processus. il est certain que je suis la première constipée. or, et, la tentation est telle, de rester dans le processus, de ne pas lâcher l’objet, que j’ai fini par m’apaiser me disant qu’il y avait lieu également de se réconcilier, tant que faire se peut, avec la jouissance, pulsionnelle. et de continuer à tâcher de faire du symptôme, une force. de croire cela possible. et d’admettre que le symptôme en sache plus que moi.

    ( se faire l’objet)
    il n’y a pas d’arrangement entre le désir et la jouissance. ou au contraire, il n’y a que des arrangements. se confondre avec l’objet, c’est une jouissance aussi, la pire, parfois. l’analyste, par contre, lui, va se situer volontairement à la place cette place d’objet, à la place du déchet. c’est depuis cet endroit que s’éprouve le désir de l’analyste. mais c’est une parenthèse. une parenthèse peut-être d’importance, parce que les analystes nous apprennent beaucoup, et sont probablement les seuls à le faire, sur le comment y faire avec le désir, la jouissance, le réel.

    ailleurs, encore sur le net, j’ai posé la question suivante : s’il n’y a pas la vérité, où est-ce que pourtant la chose connaît cette grâce d’être univoque. mal dit. si tout est insensé, écrivais-je, si rien n’a de sens, comment se fait-il, qu’il y en ait une pourtant, de chose, c’est un acte de foi, là, de ma part, qui y en ait un, de sens, de n’en n’avoir suprêmement aucun. non. ce n’est pas encore comme ça qu’il faut poser la question.

    ( une certitude soupçonnée)
    j’écrivais :  » – et le seul endroit où il y a du sens c’est encore du non-sens – mais là : c’est bien. » en quoi consiste ce « bien » dont je parle là – je ne sais pas. le non-sens est peut-être partout dans la mesure où tout, n’importe quoi,  peut à un moment donné être manipulé dans des discours, et prendre tantôt telle ou telle valeur – on se situe là à un niveau symbolique, et cette chose que je veux pointer, eh bien, ce serait celle qui d’aucun discours ne s’arrange. le hic. celle qu’aucun discours ne peut d’aucune façon inclure. du bavardage, encore, et je m’en excuse.

    ( notre temps)
    il y a quelque chose dans notre époque qui porte à la constipation, à l’obsessionnalisation;1 cela m’est apparu très clairement, à l’époque, à la lecture de je ne sais plus quel séminaire de lacan où il dresse le graphe du discours de l’obsessionnel. si l’on s’en tient à ce graphe, et d’ailleurs simplement au graphe du désir,  la chose est claire  S de grand A barré n’est pas supporté, est esquivé. le manque dans l’Autre, dans le signifiant, est constamment nié. c’est quoi ce manque dans l’Autre ?

    ( ce que je sais / quelle autre façon pour le savoir?)
    je vais vous le dire : moi je le sais. à force de m’y cogner, je le sais. et ce sera tout pour aujourd’hui.

    Opérer ce léger déplacement.
    Ne plus craindre son temps.
    « Ne pas craindre soin temps est une question d’espace ».
    Dans le squatt. Dans l’orgie. Dans l’émeute. Dans le train ou le village occupé.
    A la recherche, au milieu d’inconnus, d’une free party introuvable. Je fais l’expérience de ce léger déplacement. L’expérience
    de ma désubjectivation. Je deviens
    une singularité quelconque. Un jeu s’insinue entre ma présence et tout l’appareil de qualités qui me sont ordinairement attachées.
    Dans les yeux d’un être qui, présent, veut m’estimer pour ce que je suis, je savoure la déception, sa déception de me voir devenu si commun, si parfaitement
    accessible. Dans les gestes d’un autre, c’est une inattendue complicité.
    Tout ce qui m’isole comme sujet, comme corps doté d’une configuration publique
    d’attributs, je le sens fondre. Les corps s’effrangent à leur limite. A leur limite,
    s’indistinguent. Quartier suivant quartier, le quelconque ruine l’équivalence. Et je parviens à une nudité nouvelle,
    à une nudité impropre, comme vêtue d’amour.
    S’évade-t-on jamais seul de la prison du Moi ?

    Tiqqun

    Notes:
    1.   à propos de l’obsessionnel et l’équivalence des valeurs, voir également : http://disparates.org/format-standard/2006-12-21/nevrose-obsessionnelle-equivalence-valeur/ []
  • une autre page: after

    [ 18 novembre 2008 / 2 février 2009 ]

    Après, je sortais tous les jours plusieurs fois par jour, je faisais semblant d’être moi mais je n’étais plus une personne déterminée avec un passé connu, j’étais quelqu’un d’autre, je ne savais pas encore qui, donc je faisais semblant, je faisais exactement comme il fallait faire dans mon souvenir, souvenir lointain de la vie et des autres, je recopiais des lignes entières qui ont été écrites dans l’instant, je voulais laisser une trace de tous ces moments impossibles qui avaient fini par arriver, pour lui raconter à elle, c’était moi, encore, à l’époque, la fille qui raconte, j’avais passé des mois à raconter des trucs, et d’autres m’en avaient raconté à moi aussi, toutes ces histoires d’accouchement, on avait bien ri et pleuré en racontant les accouchements, maintenant c’était mon tour, je notais des trucs pour voir, pour préparer le récit de l’histoire, mais c’était,
    une autre page: after

  • ensemble adorant ce corps, en tiers, ce corps de moi

    [ 20 novembre 2008 / 16 septembre 2009 ]

    je me relis, estomaquée je me réponds : ah ça ma chère, bête tu l’es. c’est sûr que tu, même que c’est pas
    croyable. comment que t’aurais voulu faire l’am çomme ca ? comment c’est que tu crois qu’ça
    marche ?

    « en a-do-ra-tion d’ELLE » ? mais de quelle elle croisses-tu qu’il
    s’age?  ce-corps ≡ corps-de-femme ≡ madone ≡ madame K –> n’apercevois-je là aucune elle faisante l’amour  ? ca çertes non.  >spèce:d’HYST.ERIQUE< .

    Bien vu « Aimer, disait Lacan, c’est donner ce qu’on n’a pas. ». […] c’est donner quelque chose que l’on ne possède pas, qui va au-delà de soi-même. Pour ça, il faut assurer son manque, sa « castration », comme disait Freud. Et cela, c’est essentiellement féminin. On n’aime vraiment qu’à partir d’une position féminine. Aimer féminise.!

    suis-je. un homme? c’est le problème, de l’hystérique, hein, qu’elle fait l’homme….

    shame . shame . shame on me .

  • écrits d’eau, les chiens lancés, h&m

    [ 20 novembre 2008 / 13 octobre 2009 ]

    – il y avait des voix dans l’eau de mon bain et sur mes lèvres maintenant une touche de rouge à lèvres. analysez. (regarde-la écrit-elle jouir. s’invente-elle jouir. regarde-la s’aimer. s’invente. s’envoie
    un baiser.  et puis, cette proximité jouée de la folie, joyée, alors qu’il s’agit probablement d’une histoire de conduction, de l’eau. de l’eau conductrice. et qu’elle le sait bien. )

    les chiens les gendarmes lancèrent leurs chiens dans la classe.

    – pour jules, allons acheter de nouveaux pantalons dont j’espère qu’il ne les perdra plus. chez h&m. (politiquement incorrect). c’est le magasin le plus proche, le moins cher, le mieux achalandé.

    s’organiser

  • le livre sur « rien »

    [ 22 novembre 2008 / 14 janvier 2009 ]

    je me doute bien que je suis plutôt du côté du vide (plein) que du rien, comme le dit (si bien) éric chevillard.1 tant pis. même si ça me donne un peu la honte. j’essaierai tout de même de lire ce livre de pierre senges dont il parle… il est vrai aussi qu’il doit avoir raison quand il dit qu’ils sont peu nombreux ceux qui s’intéressent à la littérature.2

    LIENS :

    Notes:
    1. « De Beigbeder à Angot, le « rien » est omniprésent. Alors que chez vous je trouve énormément de vie, de matière littéraire. C’est le style qui différencie le « livre sur rien » du livre vide ?
      Je le crois. Un livre vide est affreusement plein : de vent (l’air du temps), de considérations vaines, de bavardages complaisants et oiseux, de détails sans intérêt, et surtout de mots dont aucun n’est pertinent. Livres vides, c’est-à-dire surchargés tout comme le sont les croûtes en peinture. Aucun rapport, donc, avec le livre sur rien qui est le ciel enclos, la chair faite verbe. Le livre sur rien, ce serait le grand déménagement du monde hors de ses greniers et de ses caves. Sur le trottoir, les encombrants, tout ce qui pèse et depuis toujours nous plombe, on s’en va, on laisse tout, on existera dans la langue, dans le livre sur rien, fait de mots justes et si bien articulés que rien précisément dans les phrases qui le constituent ne grippe ni ne grince. On approchait ce bonheur dans l’eau, dans l’air, dans la musique, mais ce n’était pas ça encore, trop de limbes, tandis que livre sur rien réjouit l’intelligence, elle se trouve là enfin dans son élément… »
      []
    2. La littérature ne concerne de toute façon vraiment qu’un très petit nombre de gens, parmi lesquels une bonne moitié de simulateurs. N’oublions jamais que presque tout le monde vit sans littérature et s’en passe aussi aisément que d’une cornemuse ou d’un hibou dans le grenier. []
  • défense

    [ 23 novembre 2008 ]

    « Il exprime tout ce qu’il pense, et jamais ce qu’il sent ». Cette remarque qui concerne aussi bien la vie du sujet que le déroulement de la cure démontre la valeur de défense des symptômes obsessionnels : il s’agit de pensées faites pour se défendre de ce que l’on pourrait sentir.

    […]

    La défense fonctionne à la fois par rétention et par contrainte. On saisit là l’importance du rapport au surmoi dans la névrose obsessionnelle. La pulsion et le surmoi sont deux concepts clés de la névrose obsessionnelle. Mais il y a des échecs de la pensée qui se marquent par le retour du refoulé, ainsi : ce bout de réel de la toux qui vient par le corps. La défense échoue nécessairement, car tout ne peut être traité par la pensée, tout n’est pas maîtrisable.

    […]

    Ceci nous donne une indication quant à la voie à suivre dans la cure pour que le sujet s’approprie sa vérité : il ne s’agit pas de rester obnubilé par les remparts qu’il dresse. A propos du sujet obsessionnel, Lacan parle de fortifications à la Vauban. Le sujet se remparde, se pétrifie ; sa stratégie de défense c’est de ne pas être là où l’Autre l’attend. Les demandes de l’Autre sont vécues comme autant de menaces devant lesquelles le sujet fait le mort pour préserver son avoir, pour ne pas risquer sa puissance en l’exposant. Dans le Séminaire V, Lacan dit que la névrose obsessionnelle est une place forte du désir. On s’y défend contre la menace imaginaire de l’autre, et on s’ennuie.

    « Une pensée dont l’âme s’embarrasse », Conférence de Philippe de Georges, 25 janvier 2007

  • venez et voyez-en tous

    [ 25 novembre 2008 / 28 novembre 2008 ]

    ceci est mon corps livré pour vous et pour la multitude. vous reverrez cela, en mémoire de moi.

    amen (c’est nouveau tout chaud tout beau / blink, blink, blink)

    (hm, il faudrait que ça reste comme ça, hm, voir même que ça se réduise, régime, élimination – je parle du corps, lié juste au dessus)

  • ça navigue

    [ 26 novembre 2008 / 1 février 2009 ]

    bonjour,

    avi s – j’ai réparé le fil RSS, je crois.

    j’ai mis un [asc] [desc] [MOD], là au-dessus. asc, c’est l’inhabituel sens des blogs; desc, c’est l’habituel (du plus neuf au plus vieux); MOD, c’est mon mod, à moi, l’ordre chronologique inversé des billets modifiés – du plus récemment modifié au moins récemment modifié.

    j’ai également fait hier une très belle nouvelle page d’archives, dont je suis très contente.

    (et zut, la version 2.6.5 de wordpress est sortie. fatigue.)

    bien à vous,

  • en mais, faits

    [ 27 novembre 2008 / 12 décembre 2008 ]
    mai 2008 sur l'heure de nulle part, à la date du 28 novembre 2008

    j’ai revu le mois de mai, 2008, il est là : http://www.disparates.org/delta/2008/05/

    j’en ai changé la mise en page également (tant qu’à faire). drôle de bouche boucle. d’1 titre à l’autre. une catastrophe. un enfant à venir. le fantôme de l’amour. annie ernaux, les années. xanax. et rendez-vous repris.

    mais que faire, de tout ça, qu’en penser ?

  • 1027

    [ 28 novembre 2008 / 1 décembre 2008 ]

    dès que je lève la tête de mon ordinateur, dès que je sors de ce blog : le désordre du monde m’apparaît.

    il est temps que je m’en occuppe.

  • 1032_ narcissismes

    [ 28 novembre 2008 / 2 février 2009 ]

    narcissisme de la petite différence vs narcissisme de la grande ressemblance

  • 1034

    [ 28 novembre 2008 / 1 décembre 2008 ]

    mis mes yeux bleus, mes jambes blanches

  • se lire et se relire

    [ 29 novembre 2008 / 8 septembre 2009 ]

    se relire c’est bien je trouve.

    au fond ce que je devrais faire, c’est programmer la publication de mes billets UN MOIS après que je les ai écrits. un mois ou deux.

    un an, vous dites?

    pf

  • mon nom

    [ 30 novembre 2008 / 1 décembre 2008 ]

    je deviendrais véronique müller.