plus simplement, peut-être que je n’aime plus mon travail… ce serait ennuyeux. ce serait curieux. parce qu’enfin bon, pourquoi? je pense que cela seulement qui est en cause, c’est d’avoir peur de ne pas arriver à faire ce que je dois faire. vraiment peur. est-ce qu’avant, je n’avais pas peur? est-ce que j’ai maintenant des choses plus difficles à faire qu’avant? ou est-ce le fait d’être totalement dépendante, du point de vue du temps que je peux y consacrer, de jules? est-ce que le fait de pouvoir travailler plus, avant, m’aidait à aimer ce que je fais? moi, qui aime à être plongée dans quelque chose? plongée dans ce que je fais? alors que maintenant, je ne peux plus travailler que par à-coups. et alors, que le plsu difficle , c’est tout de même de s’y mettre. et que mainteant, je ne cesse pas de devoir m’y re-mettre? d’ailleurs ai-je jamais vraiment aimé mon travail? n’ai-je pas plutôt aimé m’y absorber?
Sans titre
journal
ça va déjà mieux. hier soir, j’ai lu le résumé du cours de JAM, de L. Solano, et relu mes propres notes. relu aussi des cours de Lacan, de « L’insu-que-sait de l’une-bévue s’aile à mourre », en rapport avec ce cours. c’est un cours vraiment très bien, et il possible que ce soit ce cours, aussi, qui me bouleverse. tout y est chamboulé.
il y a encore cours aujourd’hui, tout à l’heure. patricia vient pour garder jules. et j’ai tout préparé pour son repas.
maintenant, il faut que je travaille. mais il faut encore que je m’habille, également.
adresse, auteur
http://www.inventaire-invention.com/index_auteurs/lacoste.htm
lire, un jour, voir
Séance et 10 heures 30 très précises
Ah, si c’était possible, aujourd’hui, je ne ferais rien, rien, rien, et ce serait pure paresse. Ennui aussi d’avoir à faire un travail difficile.
Séance
Je parle de mon coup de cafard. De ma solitude. Et de cette solitude avec certaines choses que j’ai lues sur la passe ainsi que le texte de Miller intitulé « L’interprétation à l’envers ». Ma solitude avec ces textes, depuis ces textes. Que rien ne semble pouvoir crever.
En vérité, je me souviens de peu de choses de ce que j’ai dit.
Si ce n’est que j’ai terminé en disant que je voudrais « que ça soit maintenant, tout de suite, pas tout à l’heure. » Mais je ne sais plus de quoi je parlais. Plus du tout.
Il a conclu en me donnant rendez-vous jeudi prochain, à « 10 heures 30 très précises« . Au moment où nous sommes séparés, m’a lancé un regard appuyé.
Si c’est possible, j’essaierai d’en écrire plus. Maintenant, j’essaie de me mettre au boulot. Julos dort, s’est endormi directement après la garderie.
Ah oui, j’ai parlé du cours de Miller. j’ai dit qu’il était possible que moi coup de cafard ait été lié à ce qui se disait là, en analyse, mais également à ce qui se dit au cours de Jacques-Alain Miller. Oui, tout cela est troublant. Ces choses et les textes dont je parlais plus haut sont liées.
J’ai parlé de ma mort aussi, comment je mourrais comme une « quelconque », les traces que je ne laisserais pas. Et puis aussi de ce que je m’étais dit, à la lecture de la correspondance de Truman Capote, à propos du fait que je ne me mettrais pas à écrire maintenant.
J’ai été obligée de boire un café avant la séance. J’ai alors relu mes notes prises hier, au cours. Contente qu’elles soient bonnes. Et maintenant, contente même de pouvoir l’écrire, que je suis contente.
Sans titre
oui, décidemment ça va mieux. les jours gris sont loin. ça ne veut pas dire que ça ne reste pas difficile de travailler… est-ce que je devrais demander au psychiatre de diminuer les somnifères, est-ce que c’est ça, ce ne serait pas ça, qui me donne le sentiment d’être fatiguée comme ça, d’avoir à me réveiller, à boire une tasse de café en plus?
journal
Passons, ce jour, à l’heure d’été. C’est mon ordinateur, que j’allume à l’instant, qui me l’apprend.
F. dormi jusqu’à maintenant. Moi, c’était hier. hier dormi jusqu’à midi. qui plus est, l’après-midi, encore dormi, endormie, lisant ce livre que je m’efforce de finir, de la correspondance de Truman capote, Un plaisir trop bref. Avons également fait des courses sous la pluie au Monoprix. Et c’est tout. S’il y avait eu la télé, aurais passé la journée, la soirée, à la regarder. C’est plus clair, plus net, sans télé. Je crois que je ne suis pas loin de l’ennui. Comme clarté, on peut mieux faire, mais c’est plus clair, ce possible ennui, qu’une journée de télé.
Je me demandais ce matin, si je pourrais faire ce qu’il faut pour « comprendre » ce qu’il en est de l’Un-Corps, ce que JAM avance avec sa notion de Un-Corps.
Moi, j’aimerais bien, encore des jours et des jours de congé.
Mais déjà demain, c’est lundi.
Ah.
Je me demande si demain je vois le psychiatre. J’ai décidé d’arrêter de fumer. Ca n’est pas facile. C’est à cause de Jules, petit Jules qui tousse le matin. Avoir la toux du fumeur à son âge, c’est précoce. Il faut changer l’heure de toutes les horloges. Et faire à manger à Julos.
Avons oublié de lui acheter de la crème pour les fesses, il a un peu de diarrhée, qui traîne depuis des jours et jours. Lui avons acheté un médicament, hier, mais pas de crème, or il n’y en a plus. Je mets des patchs de nicotine.
Je ne sais pas comment me mettre à l’étude des nœuds, des nœuds de Lacan. Il en est encore beaucoup question dans « L‘Insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre » auquel se réfère Jacques-Alain Miller pour le moment.
journal
donc, voilà, oui, heure d’été. très mauvaise idée que j’ai eue, d’arrêter de fumer. très. hier soir, mangé, à l’affilée, un cheese-cake au citron (j’avais oublié qu’il existait des choses aussi bonnes) et une glace. si manger ne faisait pas grossir, je n’aurais aucune difficulté à manger plutôt que de fumer. terminé hier le livre de Truman Capote. Pas sans regrets. il est long, il me paraissait tout le temps raconter la même chose, mais je m’y étais habituée. je déteste me détacher d’un livre, l’oublier. j’ai commencé Ulysse de Joyce.
C’est à cause de Lacan que je le lirais, enfin, cela va peut-être sans dire. J’ai imprimé une leçon de plus de L’insu, trouvée sur internet, mais les nœuds m’arrêtent. Me suis réveillée ce matin pensant que je pourrais faire un cartel, tout en rejetant cette idée avec horreur.
Je ne pense pas que je pourrais vraiment approcher ce que Lacan a vécu en lisant Joyce, qui le lisait probablement en anglais. Je me suis quant à moi acheté la nouvelle traduction.
En le lisant hier, je suis tombée sur le mot de cassonade, qui m’a mis l’eau à la bouche, dont je ne pensais plus qu’il existait encore.
Il faudrait travailler aujourd’hui.
aujourd’hui, jusqu’à présent, passé mon temps à ne rien faire, je crois.
vérifié qui était Télémaque, et pourquoi ce nom me dit qq. chose, je ne le sais toujours pas (Titre de la première partie du Ulysse de Joyce).
http://beauty.expertvillage.com/videos/pilates-video-1-leg-circle.htm
petites notes au gré du jour
15:44 (je n’y arriverai pas, à faire ce boulot, les inscriptions, voilà, c’est trop compliqué.)
15:54 (je ne sais pas si c’est le fait que ce soit compliqué qui est en cause. je voudrais ne faire ce que j’ai envie de faire et rien d’autre. le week end que je viens de passer à ne rien faire d’autre que lire, parce que je ne n’avais pas d’autre envie, me convient parfaitement.)
16:04 (je viens de me faire envoyer le programme de bobigny, parce que j’ai envie d’aller au spectacle)
16:30 (en fait, je ferais mieux de foncer, au plus vite c’est fini, au mieux c’est)
16:58 (j’ai de la chance, jules dort. j’écoute la radio, émission documentaire sur les tous petits. mais ça vient de terminer.)
17:28 (ça roule. jules dort)
17:32 (julos le joli se réveille. fin du boulot).
…
20:08 (reprise boulot pour 5 minutes. j’ai acheté : des bonbons à la nicotine, des bonbons sans sucre, des pilules pour maigrir. indispensable pour commencer une nouvelle vie.)
21:59 (julos prend son bain avec son père, ses cheveux sont lavés. bonbon en bouche à la nicotine. stan va arriver (retour d’italie). musique joyeuse. demain, il faudrait que je me pèse. oh non.)
22:07 (stan est là. jules est heureux. c’est le moment de décider si je vais fumer ou non. hè hè)
(fumée)
10:53 – pas du tout facile d’arrêter de fumer. enfin, ça on le sait. d’après notice patch, si je ressens besoin, c’est que patch pas assez fort. pour ça, que j’ai acheté bonbons à la nicotine. pour compléter. or, bonbons à la nicotine sont tentants, pour ça que je n’ai pas acheté chewing gums qui le sont plus encore. pas pesée ce matin. bon. ai commencé à travailler. pas depuis très longtemps. stan est là, mais pas réveillé, malheureusement pour Jules. ai fait rêve cette nuit que je devrais noter, mais très long. lu hier soir, Ulysse. m’endors difficilement. après minuit. je ne sais pas comment fait Fred pour se lever.
14:22 – soleil éclatant, surprenant. jules à la halte. je suppose qu’il vaut mieux avoir envie de sucer un bonbon à la nicotine que d’avoir envie de fumer.
15:24 – bon, i must go (cher docteur g.)
rêve d’il y a deux jours
Je vais jouer dans une pièce de théâtre. Il y a une sorte d’audition dans un bureau sombre rempli de livres. Je suis assise à une bureau perpendiculaire à un autre bureau et plus bas, petit que lui, auquel est assise la personne qui m’auditionne. C’est un homme. Les bureaux sont couverts de livres. Je dois lire un texte dans un livre ancien – couverture en cuir, pages jaunies.
Les répétitions ont commencé. Nous sommes plusieurs acteurs. Je ne sais plus comment, mais petit à petit mon rôle dans la pièce s’amenuise. J’aide les autres acteurs. Au début, le metteur en scène, c’est Roger. Puis, ça devient mon père. Mon rôle est réduit à rien, à néant. Je m’en rends compte.
Nous sommes juste avant la représentation. Je pensais que j’allais me retirer, mais au lieu de ça, je me mets en colère contre mon père, je lui fonce dessus. Je lui raconte, démontre tout ce qui s’est passé, comment j’ai été éliminée. Je suis furieuse.
J’entends mon père expliquer qu’il n’avait jamais voulu de moi dans la pièce, et que pour se moquer de moi, au début, il m’avait fait lire dans un livre qui avait appartenu à un très bon acteur, très connu, pour que je me rende bien compte que je n’étais rien, risible.
Je me réveille.
En me réveillant, je suis étonnée du rôle de mon père. Comme cela lui ressemble peu, j’imagine que son personnage est là à la place d’une fonction, autre. Je vois vaguement que ça a un rapport avec l’idéal, avec un rôle que je me suis assignée, auquel j’aspire… et dont…. j’imagine que l’autre ne veut pas pour moi.
Tout ceci doit avoir un rapport avec l’écriture et le rôle de l’œuvre dans ma vie. Mon père évidemment aussi, qui, lui, a fait une œuvre. Mais pourquoi faut-il que ce soit mon père même qui m’en empêche.
Que je me mette en colère parle, je pense, de toutes ces colères qui sont les miennes.
(Je pense au père réel.)
Je ne pense pas que ce soit un rêve très important. Mais il se penche sur ce qui a fait l’objet de mes angoisses, ces jours derniers. Angoisse qui s’est apaisée, résolue depuis que j’ai revu l’analyste, et qu’il avait peut-être provoquée. Angoisse autour de l’œuvre, d’une certaine œuvre à laquelle j’ai renoncé, au moins à celle de l’écriture.