vendredi 16 août 2013 · 16h24

La vie sexuelle contemporaine

La sexualité contemporaine, accords trouvés

par Patrick Monribot

Introduction

Frédérie Castan: Bienvenue à tous et particulièrement à notre invité, Patrick Monribot, que je remercie d’être ici, pour nous parler des ressorts de la sexualité contemporaine.

Je vous le présente : psychanalyste à Bordeaux, psychiatre, Patrick Monribot est membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de la New Lacanian School (NLS) ; il est aussi chargé de cours pour l’une des branches de la Section Clinique (SC) de Bordeaux et a publié de nombreux articles dans plusieurs revues : QuartoLa Cause freudienne, dans la revue Mediodicho de Cordoba en Argentine. Il a aussi publié des séminaires en Colombie, au Venezuela et au Pérou. Cette liste est loin d’être exhaustive. [...]  Lire la suite >

dimanche 18 août 2013 · 12h36

Anne Lysy : Lʼanorexie : Je mange rien (extrait 1)

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1. Le rien, l’amour et le désir * (( Extrait de Lʼanorexie : Je mange rien de Anne Lysy sur le site du Pont Freudien))

C’est ainsi que j’ai sous-titré ce premier moment, qui reprend le Séminaire IV et « La direction de la cure » (( J. LACAN. « La direction de la cure », 1958, in Écrits. Paris, Seuil, 1966, pp. 585-645. )) . Lacan, dans les années 50, met en avant la prévalence, dans tout phénomène humain, de l’ordre symbolique, l’ordre du langage, qui préexiste au sujet et qui le détermine. Il l’appelle le grand Autre pour le distinguer comme au-delà, comme horizon des petits autres, les égaux, les comme moi, les pareils, même si la fonction de ce grand Autre est supportée ou incarnée par des figures proches, par exemple, les parents, le père, la mère, pour l’enfant. [...]  Lire la suite >

dimanche 18 août 2013 · 18h54

Anne Lysy : Lʼanorexie : Je mange rien (extrait 2)

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3. Un rien pas toujours dialectique ( Deuxième extrait de Lʼanorexie : Je mange rien de Anne Lysy sur le site du Pont Freudien))

Jusqu’ici, j’ai déployé cette dimension, qui est celle qui est déployée par Lacan, du rien dialectique. Eh bien, il y a aussi des riens qui ne sont pas dialectiques. Si ce passage de Lacan renvoie, dans ce contexte, à ce rien qui a une fonction dialectique, force est de constater, dans la clinique, que cette dialectique n’est pas toujours présente, et que la position de l’anorexique ne se laisse pas du tout entamer. L’extrémité où la mène à incarner ce refus dans son corps semble parfois le but poursuivi pour lui-même, et la mène irréversiblement à la mort. Elle semble se faire le déchet, le corps monstrueux. Non pas pour aveugler l’autre, mais parce qu’une logique implacable la mène là. Une logique qui ne semble plus relever du tout de l’appel à l’Autre. [...]  Lire la suite >

samedi 24 août 2013 · 19h29

Prit alors la parole une petit fille qui m’est très chère, avancée en robe blanche dans le cercle formé à la tombée du jour, joliette blanche fait un pas vers le feu central.

Ça aurait pu être un petit garçon, dont vous imaginez déjà les culottes courtes puisque nous sommes à l’été, petit garçon, enfant de la petite fille en d’autres époques. Ou encore, car, voyons qui le sait qui parle, ou ce qui parle, l’un de ces hommes plus si jeunes, pieds et torse nu, grand maigre encore chat, cheveux délavés, appartenant probablement au groupe de ceux qui aiment également les congénères de même sexe. Il ou elle, vieux ou enfançonne, différemment chacun, dit :

Le désir, ce mot que les hommes avait inventé pour mettre en boîte un peu de la matière, qui d’ailleurs y résistait, se rebellait, s’en réchappait, le laissant exsangue, jusqu’à ce que son utilisateur, l’utilisateur de ce mot, arrive à en récupérer une nouvelle part, s’en qu’il en sût rien, presque toujours autre, de cette chose dont les hommes n’avaient aucune idée de ce qu’elle était , si étrangère à l’essence des mots, toujours et partout une, mais dans l’immensité, si peu propre à être nommée que sa matière pouvait servir à remplir beaucoup d’autres mots, dans des proportions plus ou moins moindres, leur apportant toujours une teinte différente, de la plus souhaitée à la plus effroyable. [...]  Lire la suite >

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