On le sait, je me relis. Je relis depuis hier un rêve fait en 2012, en décembre 2012, "J'aurais tué Nathalie F". Dans l'analyse de ce rêve où je vais aller en prison pour avoir tué quelqu'un, je cite rapidement la "paranoïa renoncée" de Lacan : Et ensuite, il cherchera à donner à la psychanalyse un nouveau fondement avec le langage. Ainsi, je vois la passion de Lacan traverser son enseignement, la passion qu’il subit d’être seul. Et en même temps, son mouvement propre est celui d’échapper à la clinique que promeut la passion d’être seul. Si Lacan a commencé par une clinique de la paranoïa dans sa thèse de psychiatrie, s’il a ensuite, et…
paranoïa renoncée et paranoïa inversée de Lacan
Notes sur l’infinitif
- Atelier d'écriture Laura Vazquez du 28 décembre 2024 - s'être tue avoir tu être tue taire et se taire avoir vécu avoir été n'avoir vécu n’avoir été fuir avoir fui avoir dormi avoir oublié s'être relevée errer l'infinitif, temps de l'être sans sujet être l'errance l'infinitif, temps sans adresse manger, être ce qui mange danser temps du dedans du verbe attendre temps du présent, de la présence du passé, de la présence du futur infinitif : définitif de l'infini rire jouir dire le temps de la porosité de la peau en allée s'ouvrir s'être ouverte / l'avoir été (avoir été ouverte) s'en être allée avoir mouru être morte Les ateliers d'écriture Laura…
ascèse et sculpture de soi
Extraits de Kafka, le temps des décisions de Reiner Stach : On ne peut l’imaginer s’en remettre aux manipulations d’un psychothérapeute : il ne supportait pas que d’autres portent la main à cette sculpture de soi à laquelle il œuvrait. Chapitre "Ascèse et liste de mariage" A la l'annonce de ses fiançailles dans le journal - "on peut deviner quelle dose d’énergie psychique ce brusque passage du rêve au réel dut coûter à Kafka."p. 655 sacrifice - "Kafka avait résisté, renoncé, détruit la lettre de candidature (l'emploi que Musil lui avait proposé) qu’il avait déjà cachetée. Il avait fait un sacrifice. Et maintenant, il voulait savoir très précisément au nom de quoi."p. 656 angoisse - "Il…
comme un chien, comme un rôti
Extraits de Kafka, le temps des décisions de Reiner Stach dans le chapitre "Abandon de soi et angoisse de la sexualité" “ Ma vraie crainte — on ne peut sans doute rien dire ni entendre de pire — est que je ne pourrai jamais te posséder. Que dans le meilleur des cas j’en resterai toujours réduit à embrasser comme un chien insensément fidèle la main que tu me laisseras distraitement, ce qui ne sera pas un signe d’amour, mais seulement un signe du désespoir de l’animal condamné au mutisme et à une distance éternelle. Que je serai assis auprès de toi et que j’éprouverai comme cela est déjà arrivé le souffle et la vie de ton corps à mes côtés et que je…
seriously embêtée, by night
embêtée d'avoir envoyé cette lettre à O. mais qu'y puis-je maintenant, c'était une erreur. suis au salon, fait tout noir, tête tourne. tapoti tapota sur le ptit téléphone. un peu d'Instagragra. Syrie, Jenine, North Gaza, ce si beau texte d'office_for_soft_architecture - zut, what is her name again? Lisa Robertson. I started timid in water and I started timid in the worldly. I started timid all over. I had not story because it was submsersed. I had no education other than to carry. I could'nt seize the words right away. Because most of memory was forbidden. I had to construct it. c'est son travail #riverwork... je recopie ses mots et je me donne un tout petit…
embêtée
je suis tellement embêtée. j'ai été un moment contente de ce que j'avais écrit et j'en ai parlé à un ami, je lui ai envoyé un mail et lui ai donné l'adresse du site, le pauvre. je ne sais pas comment rattraper ça. j'étais si satisfaite que j'avais même ajouté l'URL dans mon profil instagram... bien sûr l'euphorie n'a pas duré longtemps et au retour de quelques courses de Noël qui m'ont étrangement rendue sourde, j'ai retiré la mention du site sur insta où j'ai traîné un peu tristement tandis que je me demande maintenant qu'écrire à l'ami pour lui épargner d'avoir à me tourner une réponse.
réfléchir avec la beauté
je me suis levée je suis au salon il fait sombre j'entends le bruit d'un réveil les 4 rideaux sont tirés. éveillée dans pensées diverses et mauvaises. à propos du grand ratage de me vie . du manque de métier, de travail. d'Annick aussi. et du texte que je n'arrive pas à rattraper, sur les 3 chiens. ou pas suffisamment vite à mon goût. ce qui me fait craindre qu'une fois encore je l'abandonne. s'agissant du texte d'Éric Laurent, sur lequel je retravaillais également hier, il faut que je renonce à y comprendre quelque chose. c'est très étrange, ce texte. il comporte pour moi les plus grandes promesses (de compréhension) et entraîne les plus terribles…
certaines œuvres me bouleversent, rares,
certaines œuvres me bouleversent, rares, transforment ma vie (ou me paraissent pleines d'une promesse de transformer ma vie ou m'offrent des pistes), d'autres, les plus nombreuses, je les vois de la même façon dont je regarde le reste du monde. elles s'ajoutent à ce que je perçois du monde et dont je ne peux, a priori, rien dire. c'est à la fois une expérience, une connaissance et une information supplémentaires, qui n'aboutiront peut-être jamais à un savoir que je puisse exprimer. qui pourraient cependant modifier ma façon de vivre. dont il me semble qu'elles augmentent la connaissance que j'ai du monde. ma connaissance, ma sensibilité, y opèrent des bougés. et puis, il y a celles…
que tu puisses ne pas avoir honte de moi
au lit dans le noir dans la chambrej'essaie de faire en sorte que tu puisses ne pas avoir honte de moi et dernière l'échec apparent, percevoir la réussite. quel échec ?la honte de ne pas avoir de métier, d'œuvre, de nomquelle réussite ?mince, réussite mince. celle en tout cas d'avoir su - comme je m'en suis rendu compte récemment - me dégager de toutes les situations trop anxiogènes pour moi, me permettant finalement, sans que ça puisse hélas jamais d'aucune façon être universalisable, recommandable, de vivre de façon vraiment privilégiée, à l'abri et souvent bien. (qu'est-ce que je pourrais, de ce que j'ai vécu, faire passer à l'universel? il y a une passion du symptôme.…
s’il te plaît V
s'il te plaît, V, fais ça aujourd'hui. cette soupe non mixée potimarron pois chiche fenouil pousses d'épinards. et stp, V, aujourd'hui, retravaille au texte 2+1 chiens.relis le rêve, vois-le.le noir, le blancle n, le ble n, la hainele blanc, semblantfais une phrase sur les chiens (un chien maltraité n’ayant rien à dire sur son sort, n’ayant plus droit à la parole – voué à disparaître), sur l'immixtion des sujetset écris un texte de présentation des fracassemeurs.
rien de définitif
pour la première fois depuis longtemps hier, travaillé et écrit hier d'une façon qui m'a rendue contente. non que je me sois dit, tiens je suis contente de ce que j'ai écrit, mais je me je me suis rendue compte, au souper, au dîner, que j'étais contente, joyeuse même. Je me suis mise à travailler à un vieux rêve de je ne sais quelle année, 2+1 chiens, un rêve très court, que j'avais trouvé beau, dont je n'avais pas tiré grand chose, mais dont il m'avait semblé qu'il en ressortait quelque chose (de beau) (d'important) qui parvient à dépasser subitement tout ce qui a lieu. une fois de plus, je ne me tenais à aucun…
de l’effet de quelques cigarettes (3)
je dois tout à fait renoncer à écrire jamais. et à publier. c'est la conclusion de ces récentes tentatives de travail sur le blog qui m’ont hier complètement démoralisée. j’écris un journal pour moi et basta. il fallait cependant que j’écrive ceci, si je m’en tiens à ce que je n'écris d'ordinaire pas, à ce qui fait symptôme, c’est déjà bien. je veux écrire comment j’ai été si mal un jour, et pourquoi, et comment le lendemain, tout avait disparu : quand je me suis réveillée vendredi, j'étais "mal" - je mets des guillemets parce que je ne sais plus ce que ça recouvre cet "être mal", cet envahissant désagrément dont je n’ai alors d’autre…
il faut que je referme ici, ça ne va pas du tout !!!
je le ferai dès que j'en trouverai le temps....
instagram ce matin
sur une place ensoleillée, deux enfants se serrent dans les bras, se séparent, l'un s'éloigne vers la gauche, le visage grimaçant, l'autre avance grave vers la caméra. il s'apprête à faire un an de prison. d'autres jeunes se tiennent là, debout, témoins de la scène. ça se passe en Cisjordanie, quelque part. extérieur. scène de foule, dense, compacte, beaucoup de femmes, il me semble, voilées, tentent de s'acheter du pain. au travers d'une fenêtre découpée dans des cloisons de tôles, probablement solidement renforcées pour résister à la pression d'une foule affamée, de longs bras se tendent, de longs doigts, les visages de voix qui supplient. sous-titres : prends mon argent, prends-le maintenant. la femme qui…
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions
version du texte publié sur Facebook on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d'où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd'hui Israël. ça ne s'apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l'ordre du trauma et à la façon dont ça s'est combiné en moi pour y répondre, pour s'organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m'absoudre, ce n'est pas moi, c'est la maladie, cette maladie honteuse qui m'a conduite à mener une vie d'inutile et d'exilée, dont le destin ne trouve à s'accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à…
à l’heure de nulle part
peu de choses continuent à tenir (aucun travail que je puisse tenir sur la longueur) je ne publie plus que des choses sans suite à n'importe quel moment ou de n'importe quel moment (n'importe quelle année, mois, jour) ce sont les dates (que la machine connaît, la machine blog) qui tiennent lieu de rampes artificielle, d'édifice. par là me réintégrant quelque peu à l'histoire. c'est pourquoi la page MOD est la vraie page d'accueil de ce blog
en même temps
j’ai toujours eu des hauts et des bas à intervalles réguliers qui se sont raccourcis avec les ans. aujourd’hui, il me semble que je ne suis pas loin d’avoir des hauts et des bas "en même temps".
déchet du jour
m'apprête à faire du sport et n'en n'ai tellement pas envie
une liste de plaintes oubliées
— de comportements défectueux ou manquants
mais qu'est-ce que je voulais écrire, en me réveillant ce matin, qu'est-ce que je voulais écrire à mon analyste ? que voulais-je écrire à Hélène Parker. différents points, quatre ou cinq, dont il m'apparaissait qu'on pouvait sans doute les qualifier de plaintes, de symptômes même. une liste très simple de comportements défectueux ou manquants, dont je parle peu, dont je ne parle pas. dont je ne parle plus ? (le fait que je ne sorte jamais? que je ne m'occupe de rien? que ce soit F qui s'occupe de tout? que je ne gagne pas d'argent? que je ne prépare pas à manger? que je sois totalement inadéquate face aux exigences pratiques de la vie?)…
compliqué
compliqué en ce moment envie de regarder des séries, de jouer aux cartes, de passer du temps sur les RS restée au lit je crois toute la journée, pas le courage au matin d'appeler maison de repos finalement appelé l'après-midi pour parler à l'infirmière en chef, mais c'était trop tard j'a pu parler à l'infirmier par contre, à R, et à ma maman (!) j'ai écrit alors à mes frères: "coucou j'ai eu R, l'infirmier au téléphone il fera attention à maman dans les prochains jours... il a dit que si l'un de mes frères vient, il pourra lui dire ce qu'il a observé Je n'ai pas eu l'infirmière chef, j'ai appelé trop tard elle…