Dear Annick, Il fallait que je te parle de Flamme éternelle, l'exposition gratuite au Palais de Tokyo, https://flamme-eternelle.com, de Thomas Hirschhorn. Jules ça l'a rendu fou. Il disait que c'était le paradis. Il disait "On aurait dit qu'il n'y avait pas de loi C'était le chaos. J'ai de nouveau eu le sentiment très fort que tout était possible. J'ai pensé que maman allait le sentir aussi, qu'elle allait sentir que j'avais raison, que tout était possible." Il disait ça à son père, dans la voiture, au retour. "Qu'il y aurait pu y avoir la révolution." Il y avait du papier, de grands panneaux, où on pouvait écrire, dessiner - mais aussi sur les fauteuils, sur…
Je te parlais de Flamme éternelle, l’exposition de Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo
Comment faire pour que la flamme continue de brûler?
L'événement Flamme éternelle a balayé de mon esprit ce qui n'en constitua pourtant pas moins un, la veille, celui de la rencontre Nouvelles histoires de fantômes avec Didi-H. et Arno Gisinger. C'est que Flamme éternelle a tellement touché Jules et Frédéric. Et la réaction de Jules, rare et belle, et juste, splendide dans sa spontanéité, a immédiatement mobilisé ma responsabilité : Comment faire pour que la flamme continue de brûler. Ne s'éteigne pas. Trouve à s'entretenir. Aujourd'hui et pour les siècles des siècles (comme il l'écrivait dans l'expo). Qu'il puisse continuer à croire... que tout est possible... Qu'il y a du tout possible. Quand j'ai si souvent moi-même péché contre mon désir. Qu'il m'arrive si facilement…
Flammes étudiantes au Palais de Tokyo
http://linsatiable.org/?Flammes-etudiantes-au-Palais-de
Didi-Huberman, ses Histoires de fantômes lors de la conférence
et l'incessance, Didi-Huberman, ses Histoires de fantômes lors de la conférence : que m'y a-t-il plu ? (en vérité, le travail, le travail et sa lenteur, le travail et sa démesure) la question de la méthode, l'Atlas Mnemosyme comme méthode, instrument de pensée. de par sa matérialité, la place qu'il prend dans le monde; son existence matérielle ( vs l'immatérialité de mes "matériaux" sur l'internet). cette existence appréhendable directement par les sens, dans leur multiplicité - les yeux, bien sûr, la vue, mais le toucher aussi, la main, l'odorat peut-être, etc. matérialité qui aura la vertu d'imposer la coupure, la découpe (de limiter l'infinitude...). parmi les milliards d'images accumulées par aby warburg pendant des années,…
il n’y a de tout que de jouissance,
pour y revenir. encore. / là, où Jules a raison / où ? / tout est possible dit-il quel est ce tout? le tout nécessaire la nature du tout est d'être nécessaire la nécessité c'est le tout Et au tout Il ne peut être renoncé. le tout, fondamentalement, est la singularité même. et il n'y a de tout que d'un. car il n'y a de tout que de jouissance, et à aucun d'un, il ne doit être renoncé (au nom de l'autre qui n'encaisserait pas l'un? ) ce qui m'a amenée à renoncer à tout. en vérité, la raison. tout n'est qu'un mouvement, un flux, et ne s'obtient jamais de l'autre. mon erreur aurait été…
et c’est pourquoi tout est bien.
rêvolution
Pour moi, le plus intéressant de l’œuvre de Didi-hub, Nouvelles histoires de fantômes, exposée au Palais de Tokyo, ça a été la rencontre qui a eu lieu le vendredi 9 (voir description ici), avec les films suivis de la discussion. Cela même justement que Hirschhorn offre lui comme œuvre, avec sa Flamme éternelle. Un dispositif qui offre à chacun de vivre un moment de "tout possible" (comme le disait Jules et que je n'avais pas compris.) (un moment de "tout possible" et que ça ne soit ni péché ni interdit - ce qui pour certains revient à penser l'impensable, du conceptuel en acte. (d'où l'impression possible de tout possible. et qu'un enfant d'aujourd'hui, 2013, 2014,…
lapsus en cascade
Je dis : Non, j'ai pas encore mis mon mode d'emploi.Puis, je dis : Oh, j'ai dit : J'ai pas encore mis mon mode d'emploi au lieu de dire : J'ai pas encore mis mon nom, j'ai dit mode d'emploi pour nom.Puis, je regarde l'écran et je me dis : Oh, non, c'est pas mon nom qui manque, c'est mon Mot de passe.
l’oublié
— — ce dont je ne me souviens pas du tout à cause de quoi je suis toujours en dessous de ce que je pourrais faire (bien=réel) —
Rêve du 18 au 19 mai 2014 "Sur une scène. Une scène de l'école - pas celle avec un grand E, la petite, celle des Dames (de Marie) ; non, la plus petite, celle des Filles (de la Sagesse). Je faisais des spectacles là quand j'étais petite, de la danse. J'ai beaucoup rêvé de cette scène, des coulisses, des loges... Mais dans le rêve, il s'agit de théâtre. Je suis la "principale" (comme en danse). Je suis sur scène, je dois commencer, mais je ne me souviens de rien. Je commence donc en trichant, en cherchant dans mon texte, un texte qui se trouve là sur le bord de la scène, à la frontière des…
prononcer fleur
seule aujourd'hui je ne dé- teste pas . tout à l'heure cher-cher les enfants . J'en ai un de plus au jourd'hui, j'aime aussi; je leur ai acheté des ballons nous irons au square, les petites filles seront Là aussi
où il se confirme qu’il est bien nécessaire que tout soit possible
Je disais donc : "le tout nécessaire - la nature du tout est d'être nécessaire la nécessité c'est le tout Et au tout il ne peut être renoncé car le TOUT, fondamentalement, est la singularité même. il n'y a de tout que d'un. de jouissance, il n'y a que d'un, Seul. il n'y a de…
Untitled
Dehors, je ne fais plus que me perdre. Effrayée à l'idée du mal qu'on peut faire à ses enfants. A qui seules failles on lègue quand je ne suis que faille.
De l’utilité des fictions par Jeanne Joucla
Une enfance de rêve (1), le dernier livre de Catherine Millet, se lit d’une traite. On est saisi, sidéré, par la lecture de ces quelques 280 pages où la franchise de l’auteur n’a d’égal que son talent à re-susciter autour de souvenirs factuels toute la palette des impressions et émotions qui accompagnèrent son enfance et son adolescence. Une enfance de rêve arrive aisément à la hauteur de ces chefs d’œuvre que sont Si le grain ne meurt d’André Gide ou Les mots de Jean-Paul Sartre. Avec leur enfance racontée par eux-mêmes, le destin de ces grands hommes s’en trouva, on le sait, comme éclairé de l’intérieur. Il en va ainsi pour celui de la directrice…
la chute dans la vie
la chute de l'homme dans la banalité, sa "seconde chute" selon Heidegger, est une chute dans la vie (assomption meurtrière où nous sommes à la fois "les auteurs et les victimes"). "Nous sommes devenus des êtres individués, c'est-à-dire non divisibles en eux-mêmes et virtuellement indifférenciés. Cette individuation dont nous sommes si fiers n'a donc rien d'une liberté personnelle, c'est au contraire le signe d'une promiscuité générale." "Tous télé-guidés" par Jean Baudrillard (l'image, sa fiction POUR échapper au réel, où nous sommes tombés) "Plus on avance dans l'orgie de l'image et du regard, moins on peut y croire." "Tous télé-guidés" par Jean Baudrillard Catherine, spectatrice, se déplaçait «déjà dans le récit de la…
et l’idée d’écrire La vie sexuelle de Catherine M. s’est imposée
Et puis, cet ouvrage achevé je me suis trouvée pour la première fois dans ma vie professionnelle sans plus de gros chantier. J'étais disponible et l'idée d'écrire La vie sexuelle de Catherine M. s'est imposée. Elle appartenait à ce genre de pensées plus ou moins frivoles grâce auxquelles, de temps à autre, nous nous dégageons d'un quotidien pénible ou ennuyeux. Nous projetons de faire quelque chose plus tard, dans un futur hypothétique qui nous comblera ou nous grandira, mais ce quelque chose reste flou. Nous ne prenons jamais la peine de le préciser. Il pourrait rester une chimère parmi les autres qui périodiquement ressurgirait de façon fugace et nous accompagnerait toute notre vie, entretenant, jusqu'à…