vendredi 6 juin 2014 · 10h41

Je suis seule ce matin et j’aime ça.

vendredi 6 juin 2014

Je suis seule ce matin et j’aime ça. Hier, j’ai commencé d’aller mieux lorsque j’ai décidé d’étudier, de ré-étudier la grammaire et l’orthographe,  dans l’espoir de me trouver, faire un nouveau métier  dans l’édition – la correction d’orthographe, voire la réécriture, cela pouvant, éventuellement, s’étendre à la conquête d’un métier, comme celui, que découvrais hier, de secrétaire de rédaction multimédia, ou encore -mais cela me paraît beaucoup moins à ma portée, de journaliste multimédia.  Malgré moi, cette décision de partir à la conquête d’une orthographe impeccable, de me replonger dans la grammaire,  m’a réjouie; et moi qui me trouvais au matin décidément bien dépressive, malheureusement dépressive, désespérément dépressive, me surprenais soudain joyeuse. [...]  Lire la suite >

dimanche 8 juin 2014 · 15h01

au final, il ne restera plus que le don de son corps pour signifier son existence

08-06-2014 14-47-34

là : http://www.flamme-eternelle.com/JOURNAL36.pdf

« Cinquante-deux jours à ce rythme, ce sera dur?

Dur, non, mais nécessaire. Tout d’abord, je n’ai rien d’autre à faire. Et surtout, comme l’ont démontré les Occupy Wall Street ou les manifestants sur la place Maïdan à Kiev, je vais donner mon corps, ma présence. C’est quelque chose dont je me sens capable. C’est le fait des gens qui doutent de la démocratie représentative et d’un système de délégation essoufflé. Au final, il ne reste plus que le don de son corps pour signifier son existence. Je serai peut-être fatigué, de mauvaise humeur, mais je serai là. » [...]  Lire la suite >

dimanche 22 juin 2014 · 21h58

Le but n’est pas d’en finir avec le sens. Il n’est même pas de s’entendre : il est de parler à nouveau.

2014-05-15 16.25.17

« Il n’y a pas de sens pour un seul, disait Bataille. Ce qui fait sens, c’est ce qui ne cesse pas de circuler et de s’échanger, comme la monnaie en effet, mais comme une monnaie qui aurait une valeur incommensurable à aucune équivalence. Le sens est partagé où il n’est pas.

[…] il s’agit de ceci : ce qui fait sens, c’est l’un qui parle à l’autre, de même que ce qui fait l’amour, qu’un(e) le fasse à l’autre. Et que l’autre soit tour à tour et simultanément, sans qu’il y ait de fin à ces allées-et-venues. Le but -s’il faut parler de but- n’est pas d’en finir avec le sens. Il n’est même pas de s’entendre : il est de parler à nouveau. » (je retrouve cette photo, je ne ne sais plus de qui est le texte, photographié dans un journal de Flamme éternelle) [...]  Lire la suite >

mardi 24 juin 2014 · 09h27

« j’aime le Scotch»

planning du matin (lundi) 1. 1 heure boulot cfb (par devoir) 2. 1 heure écriture naissance j (pour mémoire) 3. 1 heure écriture th flamme (pour mémoire) 4. 1 heure écriture millet/millot (pour mémoire) 5. grammaire 6. courses (par devoir) 7. fond d’écran aléatoire(iota) 8. tumblr photo 9. faire réapparaître les citations sur la homepage (iota) 10.modifier la css des blockquote (iota) 11. chercher du boulot (ou une formation?) (j’adore me former) (se former c’est gai) 12 . que faire pour trouver du boulot?

«avoir une idée,
ce n’est pas de l’idéologie,
c’est de la pratique» (godard)

Thomas Hirshhorn, vous utilisez le scotch, des matériaux pauvres?

C’est une esthétique qui insiste sur la non-plus-value des choses elles-mêmes, leur côté non-intimidant, mais aussi sur la possibilité d’employer des éléments vus dans d’autres occasions. Chaque fois, je réfléchis à la possibilité qu’un matériau puisse faire un lien avec un autre matériau, une autre couleur ou une autre forme dans un autre univers, pas seulement dans l’art. Lorsque je dis « j’aime le Scotch », ce n’est pas simplement en tant que matériau, j’aime la décision de travailler avec du Scotch, d’être fidèle à un matériau pour lequel je me suis décidé, quitte à faire face aux critiques. J’insiste avec ça et je suis heureux de voir que mes matériaux ne sont jamais « gonflés » par une technique, c’est toujours du fait-main. On a travaillé de la même manière que ceux qui font des chars pour le carnaval. Cette notion du précaire est importante ; la durée limitée, qui n’est pas simplement de l’éphémère, tout cela parle de l’urgence, de la nécessité, et pas simplement de la finalisation parfaite. L’œuvre ne doit pas répondre qu’au critère de qualité mais au critère d’énergie. [...]  Lire la suite >

samedi 28 juin 2014 · 23h34

La passion de l’égalité par Alexandre Costanzo

Dans un passage fameux de L’Ethique, Spinoza écrit : « Nous ne savons pas ce que peut un corps». Si cette formule a été longuement commentée, si, dans une filiation passant notamment par Nietzsche, elle se rattache par ailleurs à la pensée de Gilles Deleuze, je voudrais ici essayer de la confronter à l’œuvre de Jacques Rancière. « Nous ne savons pas ce que peut un corps» écrivait Spinoza, nous ne savons donc pas grand—chose mais je dirais que nous savons au moins qu’il  « peut ». Et c’est de puissance précisément dont je voudrais parler. Qu’est-ce que la puissance ? Et n’est-ce pas cela que l’on peut rencontrer finalement sous une forme bien singulière dans l’œuvre de Jacques Rancière ? Car ce que je me demande au fond en parcourant ses ouvrages, c’est : quel est le trésor qu’il aura rencontré ? Quel est le trésor que rencontre un philosophe et dont il assume le gardiennage? Et en regardant de plus près ses tout premiers ouvrages, on constate qu’il y a de curieux de personnages qui y circulent, une mère analphabète qui apprend à lire et à écrire à ses enfants, des couturières ou des gantières des environs de Grenoble, un jeune typographe qui connaît l’hébreu, un serrurier qui, ne sachant pas bien lire, désigne la lettre 0 comme la ronde et appelle équerre la lettre L. On rencontre également un homme qui connaît au moins son prénom, l’usage de ses outils et une prière grâce auxquels il pourra vérifier que son fils sait de quoi il parle en rentrant de l’école. On trouve ainsi des ouvriers de toutes sortes, des artisans, un maître ignorant ou encore la première phrase du Télémaque de Fénelon: «Calypso ne pouvait se consoler du départ d’Ulysse… ». Jacques Rancière nous parle aussi de ces nuits où, après leurs journées de labeur, à la lumière d’une lampe à huile, des ouvriers se mettent à lire et à écrire, s’éprennent de poésie pour les uns, de philosophie pour les autres. Il nous parle de cercles, de spirales dans lesquels des vies se trouvent enfermées, mais aussi de quelques arbres et d’un carré de ciel que regarde par la fenêtre, au détour de ses heures de travail un menuisier qui, sans doute à cause de ce petit carré, se décide à marcher avec des souliers plutôt que des sandales ou des sabots. Ce sont là quelques uns des paysages et des personnages, des tableaux ou des situations, que l’on découvre dans ses premiers livres. Or je dis que ces scènes sont pauvres, qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à découvrir, mais qu’il n’est pourtant question de rien d’autre que de puissance. Que peut un corps? Nous savons au moins qu’il peut, et c’est cette puissance que je voudrais fixer en m’attardant sur le Maître ignorant. Or voici comment tout cela commence : par la lenteur et le bricolage, la patience aussi, en tâtonnant à l’aveuglette, en butant et en trébuchant, et puis en recommençant. [...]  Lire la suite >

jeudi 3 juillet 2014 · 10h53

Sans titre

J’ai commencé à diminuer les doses de Paroxetine. Pas de beaucoup : je suis passée de 1, 5 à 1. C’est moi qui ai voulu ça. Je me trouvais trop fatiguée et déprimée. Il ne me semblait plus que les médicaments puissent y faire grand chose. A la question du Dr G, j’ ai répondu que c’était sans doute dû au fait que j’avais totalement renoncé à être psychanalyste.  Tout du moins que je m’y efforçais et tentais de trouver du côté du zen une autre issue. Eh bien, si le zen peut m’apporter certaines consolations et me donner le sentiment d’une issue censée possible et belle. Il n’a pas empêché que je me trouve fondamentalement déprimée. Puis, de toutes façons, je manque fondamentalement de persévérance. A quoi ce sont  ajoutés les symptômes de la ménopause et ce sentiment que c’en était fini d’un corps, que je rentrais dans un autre corps. 

mercredi 9 juillet 2014 · 10h46

le lustre volé

lustre

Depuis que je diminue les doses d’antidépresseurs, je suis nettement moins fatiguée. J’envisage de reprendre des études d’éducateur spécialisé. Et, j’ai postulé il y a deux jours pour un boulot d’assistante de direction dans une association qui m’intéresse vraiment beaucoup. Mais ne pas trop espérer.
C’est les vacances, Jules est à la maison, je ne sais pas trop quoi en faire…
Chester sur mes doigts de pied.

Cette nuit, rêve. Sur une scène. De spectacle. Celle de l’École des Filles de la Sagesse. Fête d’une royauté, d’un royaume. Ou d’une école de psychanalyse. Avec JAM.  Un lustre se trouve en dehors de la scène mais son image « en 3D », fantomatique, est projetée au-dessus de la scène. En très grand, trop grand pour moi. Des objets du monde réel s’y mêlant. Éblouissement pour tous, tout le monde trouve ça magnifique, dans le monde également. Mais le lustre disparaît, je crois, volé. Je trouve qu’ils en font trop. Pour dire leur désespoir, pour retrouver le coupable. Font une sorte de grande danse de désespoir. En costume d’époque (18ème).
Lambert arrive en mauvais état, avec sa première femme, la médecin.
Il a eu un infarctus, pourrait en ravoir un.
Danses grandioses sur la scène, mais toutes un peu ratées. JAM/roi/metteur en scène/chef . Pas content que je sois là /je me mêle à la scène mais pas de costume.
Pas de bas, de vêtements pour le bas du corps, en culotte. Débandade sur la scène, scène se défait, j’essaie de m’esquiver en douce, et sans qu’on ne s’aperçoive que moi pas habillée.
Dans ce mouvement que je tombe sur Lambert qui va très mal, en position fœtale, en couches, sa femme me le confie. Me dit de l’amener à la clinique. Suis avec ma mère. Je voudrais ne pas devoir m’en occuper, mais je n’y échappe pas. Toujours embarrassée de n’avoir pas de culotte. [...]  Lire la suite >

jeudi 10 juillet 2014 · 12h24

le rapport à l’argent peut se présenter comme l’une des figures du réel pour un sujet…

« Par son attention précise au détail clinique, Francesca Biagi-Chaï, dans les quatre cas présentés, a attiré notre attention sur certaines de ses occurrences.

L’un de ceux-ci illustrait en quoi le rapport à l’argent peut se présenter comme l’une des figures du réel pour un sujet. Certaines modifications de son statut dans l’existence, sa contingence, peuvent le conduire sur les rives du passage à l’acte, comme l’illustre le cas des sœurs Papin, relu pour nous par Francesca Biagi-Chaï à la lumière de cette clé ; ou au contraire, témoigner d’une forme de séparation, lorsqu’enfin, il consent à un boulot « alimentaire », produisant dans le même mouvement un écart -réel- d’avec l’Autre parental qui jusque-là avait subvenu à ses besoins. » [...]  Lire la suite >

jeudi 31 juillet 2014 · 10h07

La forme actuelle du capitalisme est un capitalisme de la liberté de choix – nous devons choisir pour ne pas devoir décider.

The decision decides on the impossible. That distinguishes it from the choice. Whereas choosing means selecting from given options or possibilities, deciding means voting for an option not given. The current form of capitalism is a capitalism of freedom of choice – we are to choose so as not to decide. The current form of capitalism places the subject before an immense number of options, selling the ability to choose between them as freedom. Freedom in capitalism is freedom of choice. A decision, however, breaks with the system of given options.

La décision décide de l’impossible. Ce qui la distingue du choix. Là où choisir signifie choisir parmi un certain nombre d’options ou de possibilités données, décider signifie élire une option qui n’est pas donnée. La forme actuelle du capitalisme est un capitalisme de la liberté de choix – nous devons choisir pour ne pas devoir décider. La forme actuelle du capitalisme place le sujet devant un quantité immense d’options, lui vendant la possibilité de choisir parmi elles comme étant la liberté. La liberté dans le capitalisme est la liberté de choisir. Une décision cependant rompt avec le système d’options données. [...]  Lire la suite >

lundi 4 août 2014 · 11h28

Tandis que tout nous relie à Israël/Palestine.

04/08/2014

Partie remise

Hier, comme je m’avance entre les rayonnages et les présentoirs de livres chez Gibert, soudainement cette évidence, ce sentiment d’évidence, j’écrirai moi aussi une livre et il viendra s’ajouter à tous ceux-là. Du coup, voilà deux heures que je me propose de le commencer et que sur l’écran blanc de mon MacBook Air, il n’apparaît rien. Je ferais donc mieux d’y renoncer, du moins pour l’instant. Partie remise. Partie remise, c’est une bon titre de livre, ça, non?  En ce moment, je voudrais écrire un livre qui ait la qualité des Mots de Jean-Paul Sartre que j’ai lu le mois dernier et prêté ensuite à ma mère qui s’était émue de ce que je lui en avais raconté (« Mais, c’est  terrible! mais, c’est mon histoire!« )  et dont j’achetais un commentaire hier. [...]  Lire la suite >

mercredi 6 août 2014 · 12h58

Re: comédies américaines

Ah,  c’est très intéressant tout ça. C’est marrant, on (dulce + jujujuman) a vu tous (( Step Brothers, You Don’t Mess with the Zohan, Fun, Zoolander, Anchorman 1 et 2, Very Bad Trip, Bruno, Borat, Ron Burgundy, Pineapple Express. )) ces films récemment, et je ne me souviens de rien du tout, ou presque. Je crois que je devrais les revoir. Je vous parle de ma mémoire ici, pas des films. Je perds totalement la mémoire, c’est ça qui m’occupe le plus pour le moment. 

 

Curb your enthousiasm, oui, je m’en souviens bien. Peut-être pour ça que j’aime tellement les séries, parce que ça dure longtemps et qu’on a vraiment le temps de s’imprégner de l’histoire, des personnages. Je me souviens du moment où j’ ai découvert Lost, ma première série. Tous les jours, je devais attendre dulce, le soir, pour mater la suite. Et pendant toute la journée, j’y pensais, ça me manquait. Les voix en particulier, certaines voix me manquaient. Ça a été surtout vrai pour Lost.

 Curb your enthousiasm, y a eu des moments où c’est devenu super grinçant, limite insupportable. On n’était plus très sûr d’avoir envie de le voir. Puis, ça s’est rétabli (même si moi, j’ai continué à me méfier), c’est ressorti du désespoir, je crois, réémergé.  [...]  Lire la suite >

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