dimanche 26 janvier 2014 · 16h10

trauma, désir de l’analyste, après coup

... que «le désir de l'analyste n'est pas un désir pur » et que « c'est un désir d'obtenir la différence absolue ». Il précise alors que la différence dont il s'agit est celle qui «intervient » quand le sujet, « confronté au signifiant primordial », « vient », pour la première fois, « en position de s'y assujettir ». Une telle différence s'avère, dès lors, être « lisible » sous la forme d'un intervalle – que ce soit celui de la division du sujet ou celui de la sexualité.Pierre Naveau, Désir de l'analysteLe concept freudien, sur lequel Lacan se fonde pour proposer ici la notion de cause est celui de Nachträglichkeit, l'effet de rétroaction, où un…

mardi 1 avril 2014 · 13h04

au-delà de la passe, le symptôme comme auto-similaire

"Lacan a cueilli dans la bouche d’un de ses patients une formule qu’il a adopté, qui faisait du symptôme l’équivalent de points de suspension, qui faisait du symptôme un etcaetera. C’est une façon d’exprimer à partir d’un signe de ponctuation de l’écriture, que la parole, celle que l’analyste demande, celle qu’on lui donne dans l’expérience, dépend d’une écriture, s’articule à la permanence d’un symptôme qui itère.  Une itération c’est une action qui répète un processus, et, une fois évanouis les mirages qui se dissipent dans le désêtre, au-delà du désêtre, il reste l’itération, et l’itération du symptôme est référable à ce qu’on appelle un semelfactif - semel ça veut dire en latin « une fois » -,…

mardi 8 avril 2014 · 15h43

Un autre point m’a paru intéressant à relever dans ces témoignages. Il s’agit du rapport à la parole.

"[...] Un autre point m’a paru intéressant à relever dans ces témoignages. Il s’agit du rapport à la parole. Ainsi, à plusieurs reprises, ces enfants, ces mères disent qu’ils préfèrent ne pas parler. Qu’ils préfèrent ne pas dire ce qu’ils ressentent, ce qu’ils éprouvent car sinon, c’est trop difficile. Cette limite à la parole est un indice de l’impossible. Elle indique l’au-delà de ce que la parole peut dire, l’au-delà de ce qu’elle peut vouloir dire. Face à cette rupture dans la vie, la parole ne fait qu’écraser le réel par l’imaginaire, et c’est proprement insupportable. La défense est nécessaire. Elle passe par un silence, un oubli de la réalité, un oubli calculé dont certaines…

vendredi 2 mai 2014 · 12h03

Tracey Emin – Why I Never Became a Dancer – 1995

Tracey Emin: Why I Never Became a Dancer, 1995 from MOCA North Miami on Vimeo.Tracey Emin, découverte à Miami, ce musée d'art contemporain qui ne montre qu'une seule exposition, d'un seul artiste, et encore, petite exposition, d'une grande découverte, artiste, Tracey Emin. My story looks so much like hers. So I thank you, Tracey Emin.

samedi 3 mai 2014 · 19h14

Au hasard Balthazar !

  Tant pour nous défendre du réel de nos habitudes que pour nous en rapprocher, en faisant une place au réel de ce qui n’est pas nous, de ce qui ne va pas dans le sens de notre inclinaison « naturelle », j’ai mis au point pour mon fils Jules, 9 ans, et moi-même, un mini-programme informatique que j’ai nommé Balthazar. Balthazar ne fait rien de plus que de choisir au hasard, dans une liste que nous lui soumettons après l’avoir mise au point ensemble, l’activité qui sera la nôtre quand notre désir se voit un peu trop englué dans la jouissance des écrans, dont l’autisme nous éloigne des chemins que nous pourrions prendre l’un…

samedi 10 mai 2014 · 12h34

memo didi-huberman aby warburg manolete

hier soir, pour mémoire, avec DominiqueCONFÉRENCE AUTOUR DU THÈME DE LA LAMENTATION AU CINÉMA AVEC GEORGES DIDI-HUBERMAN, ARNO GISINGER ET JEAN MICHEL FRODONVendredi 9 mai à 19hNOUVELLES HISTOIRES DE FANTÔMES traite de la vie fantomatique des images dont notre présent, autant que notre mémoire – historique ou artistique –, est constitué. Arno Gisinger présente notamment Atlas, suite, (2011-2014) un essai photographique, un montage à la fois sensible et conceptuel d’images, une suite de « fantômes d’une exposition » se déplaçant en continu sur les cimaises du Palais de Tokyo. Georges Didi-Huberman rend un hommage à l’oeuvre d’Aby Warburg dont le grand atlas d’images – intitulé Mnémosyne, nom grec de la déesse de la mémoire et mère…

lundi 12 mai 2014 · 14h50

Ce qui est nouveau et ce qui est important dans «Flamme éternelle» par Thomas Hirschhorn

«Flamme éternelle» en tant qu’œuvre d’art - contrairement à une manifestation culturelle - prend position pour l’expérience «Art». «Flamme éternelle» veut marquer une percée au- delà du consensus et de la consommation culturelle. Seul l’art compte, seules la poésie, la philosophie et la littérature peuvent aider. En tant qu’artiste j’invite des philosophes, des écrivains et des poètes parce que je pense que se confronter à leurs idées, à leurs pensées peut nous aider à nous confronter au temps dans lequel nous vivons. Elles peuvent nous aider à nous confronter à la réalité dans laquelle nous nous trouvons et elles peuvent nous aider à nous confronter au monde dans lequel nous vivons. C’est pour cela que je…

lundi 12 mai 2014 · 16h20

flamme éternelle – les images

      Quand on arrivé, c'était comme ça, tu vois, . Ah oui, nous avons rencontré Meda. Elle s'en allait. Elle nous a dit qu'ils avaient déjà beaucoup parlé. Et nous avions convenus de nous revoir là. Nous voyions les gens qui parlaient, assis autour de la flamme, avec ce grand panneau au-dessus d'eux, sur lequel il était écrit "ICI ON PEUT ENTRETENIR LA FLAMME. VENEZ ET PARLEZ, ON VOUS RÉPONDRA ", et c'était signé Jean-Luc Nancy (que j'aime bcp, et que F n'aime pas). Mais nous ne sommes pas restés là, nous étions trop curieux du reste. Ensuite, nous

mardi 13 mai 2014 · 09h34

flamme éternelle, parenthèse (prolégomènes sur le désir)

enchantée donc l'autre jour par soirée passée avec Dominique au Palais de Tokyo, une conférence avec Didi-Huberman (par ailleurs annoncée entrée libre sur papier et sur le site, sans qu'il soit fait mention qu'elle était conditionnée par l'achat d'une entrée pour l'exposition (10 euros (qui deviendraient zéro si je m'inscrivais comme demandeuse d'emploi)).) Arrivées tard, nous n'avons pas eu le temps de voir l'expo avant la conf, tandis qu'après, comme j'eus l'idée qu'il fallait que nous nous posions d'abord un petit peu, rapidement, avec une petite bière, pour pouvoir la visiter ensuite - avant la fermeture des lieux, à minuit, la petite bière est rapidement devenue 4 ou  5  - moyennant quoi nous sommes évidemment sorties sans…

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