samedi 25 octobre 2014 · 12h53

Mehdi Belhaj Kacem et la théorie du complot

extraits:

que la thématique du complot se confond peut-être bien avec la littérature elle-même… identité du littéraire moderne et de la persécution… théorie oblique du complot

la question de la phrase… je suis obsédé par cette question de la phrase. et plus exactement à ce qu’à mes risques et périls j »appellerais les phrases héroïques… questionnement sur l’héroïsme venu à la lecture de Philippe Lacoue-Labarthe… espèce d’antonin artaud de l’université  … héroïsme qui est celui de baudelaire ou de benjamin … « qu’on peut soutenir que la littérature moderne ne naît non pas avec le roman mais avec l’auto-biographie…  » la question autobiographique s’est mêlée à un délire du complot … héroïsme moderne … lien entre héroïsme autobiographique et thématique du complot … Benjamin : la modernité doit se placer sous le signe du suicide ; suicide n’est pas un renoncement mais une passion héroïque … c’est la conquête de la modernité dans le domaine des passions et c’est vers cette époque que l’idée du suicide a pu pénétrer les masses laborieuses … on se dispute une gravure qui représente le suicide d’un ouvrier anglais par désespoir de ne pouvoir gagner sa vie…  [...]  Lire la suite >

dimanche 26 octobre 2014 · 18h24

Re: livres du moment / Artistes sans oeuvres et Rien ne s’oppose à la nuit

j’ai terminé, il y a quelques temps, la lecture de jean-yves jouannais, Artistes sans œuvres, aussitôt reprise pour ne pas le perdre de suite, ce livre que j’avais aimé. je l’ai perdu quand même, je suis faite de sable.

cette nuit j’ai pensé, parce que je pense à n’importe quoi, pendant que dorine faisait voyage en ritaline, que le livre aurait aussi bien pu s’appeler Artistes sans noms, puisque c’est d’eux aussi bien qu’il est question dans ce livre, des noms que ne se font pas toujours les artistes. livre qui m’a soutenue le temps de sa lecture, car il absout, ou le tente, tant de l’œuvre que du nom. c’est-à-dire de l’absence d’œuvre que de l’absence de nom. [...]  Lire la suite >

lundi 27 octobre 2014 · 13h49

malade de pensée / l’impression est toujours forte

Malade de pensée.
Cherche en ce moment à quoi me raccrocher. L’impression que me font mes lectures (( aussi bien que les conférences que j’écoute, dont je poste les vidéos ici. ))  est toujours forte. Mais je ne sais que faire de cette force ni ce qu’elle signifie.
De quoi s’agit-il de quoi s’agit-il ? Que fais-je ? Peut-être cherchai-je seulement à me raccrocher au monde.
S’il me fallait parler / témoigner de ce qui
M’affecte
Torture
Le plus
Il s’agirait probablement de mes pensées
Elles qui me sont le plus familières
Elles qui sont la matière de mon malheur
Lequel ne doit pas être si grand dira-t-on dès lors
C’est que j’y suis enfermée
Et un peu plus de jour en jour
De jouir en jouir
Une forêt de pensées forêt vierge dont j’espère probablement pouvoir extraire l’une ou l’autre liane que je puisse alors tendre à un autre, autre être humain
AUTRE ÊTRE HUMAIN
Et que ferions nous alors une fois que nous serions à deux voire plus la main sur ma liane
Et la liane trahit la pensée trahit la forêt vierge [...]  Lire la suite >

lundi 3 novembre 2014 · 10h26

ce qui s’est passé depuis qu’il a été décidé, par moi y compris, que je chercherais du travail et que je trouverais du travail,

ce qui s’est passé
depuis qu’il a été décidé, par moi y compris, que je chercherais du travail et que je trouverais du travail, ça ! à quoi je m’étais résolue ! qui s’offrait même à mes yeux comme un nouveau départ, un bien donc ; et qu’alors j’aie de l’argent, et qu’alors je ne sois plus dépendante et puisse dépenser de l’argent, de l’argent d’abord pour ma beauté, mon apparaître, ressortir dans le monde avec figure humaine et
désirable. or
cette décision primaire primate primale a bientôt été suivie par celle de faire une formation. celle d’éducatrice spécialisée d’abord, mais un peu plus tard celle de secrétaire, de direction même, car – plus rapide (1 an contre 4) plus efficace plus sûr mieux en rapport d’ailleurs avec ma mentalité d’esclave ; et oui, eh oui, je me suis réjouie
un moment de faire secrétaire et d’avoir à me confronter plier à ce semblant là, l’apparence le modèle d’une secrétaire, je pourrais prendre ça du côté du jeu voilà je jouerais à la secrétaire ; à ce moment-là, probablement, du point de vue des médicaments, je devais avoir pris exactement ce qu’il fallait pour que je puisse penser ça, et est-ce que j’avais également renoncé à tout? tout
le reste,
je ne sais pas, où j’en étais, dans quelle décision de ce côté-là, comment à ce reste je lui avais réglé son compte,
ce reste,
l’écriture la psychanalyse la révolution possible, dans quel renoncement sagesse je me promenais je me demande après coup. est-ce que ça n’aura été qu’une question de médication, comment savoir. je me tue à tout le temps changer de sentiment comme ça.  ça aura été aussi une peur de l’avenir, une peur de me retrouver à la rue, avec le manque d’argent dans la maison, le ras-le-bol du contrôle dans la maison, un réalisme, mais maintenant,
maintenant, aujourd’hui,
si je veux avoir un peu de gaieté, il faut que je me dise eh bien tant pis pour la rue, tant pis, si je me retrouve à la rue il sera toujours temps à ce moment-là de me suicider, puisque je n’ai pas d’autre issue que celle-là. mais j’avance trop vite. il faut que je retourne en arrière, je rembobine, j’ai donc voulu faire une formation, et je pensais que c’était bien, je rentrais dans une enveloppe, je me timbrais je m’adressais, je me pliais au jeu, c’était ok. si ce n’est que là ou je voulais me faire former (Ifocop), dans l’établissement qui aurait pu me fournir une formation, ils ont voulu que je récite mon cv,
or mon cv
c’est une plaie, je l’avais oublié. j’y avais pas pensé,
je m’étais pas préparée. et ils n’ont pas voulu que je leur parle en premier de mes espoirs de mon demain, mais que je commence d’abord par le passé. j’aurais dû me montrer sûre de moi, maquiller
mes échecs mes errements,
j’ai pas trouvé comment ; je voulais faire une formation justement pour retrouver confiance en moi
mais, ils ont pas voulu comprendre ça, que je n’aie pas confiance en moi, ou ils ont tout compris, ils ont compris que ces échecs ces années je les aimais et que je ne les troquerais pas si facilement pour un cv bidon, peut-être que c’est de ça qu’ils ne voulaient pas, de la jouissance de ça, de la probable jouissance de l’échec et qu’à cette jouissance je ne ne sois pas prête à renoncer aujourd’hui, mais non, pas la jouissance de l’échec, ça n’est pas ça, c’est l’amour de mon histoire, de mon passé, de ces difficultés d’antan,  l’amour mon amour de la vérité – elle cette vraie plaie – / et ma capacité à ça , la vérité, son exercice –  la vérité de ces années que j’ai pris l’habitude de dire, au cours des années de psychanalyse, jusqu’à ce que ce soit ce que je présente de mieux de moi, ces vieilles difficultés, mais s’ils m’ont trouvée naturelle -et drôle jusqu’à un certain point même, ce qu’ils trouvaient bien-, ils ne supportaient pas que je ne sois toujours pas assez sûre de moi, pas assez consciente de mes qualités et de tout ce que j’avais fait, or, mon départ c’est ça, je leur ai dit, je ne suis pas sûre de moi et je ne me dis pas que ça a été bien, ces années de merde, ça a été moi mais ça n’a pas été bien, ça a été dur
et moi qui étais prête complètement à conquérir le monde du travail, complètement prête à jouer le jeu et voir ce que ça donnerait, je me suis plantée dès le premier pion que j’ai joué, et je me suis fait avoir, par quelqu’un que je n’ai pas su persuader, qui aurait voulu que je nie mente mon passé pour avoir du futur, mais moi, j’ai pas voulu, j’ai pas pu mettre de vernis sur mon passé, et donc j’ai encore une fois trébuché
ils m’ont pas prise parce qu’ils ont pas cru que je pourrais me vendre
après, j’ai cru, je me suis dit, bon, c’est ça, faut que je me plie à ça, faut pas seulement mettre du semblant sur le présent mais aussi sur le passé, faut renoncer à toutes les vérités que je connais à propos de ce passé, qui les intéresse pas, faut se plier, leur donner le passé qu’ils veulent et qui se plie d’ores et déjà à ce qu’ils veulent pour demain, que je devienne une bonne travailleuse, un bon pion.
que je sois plus fondamentalement pion et travailleuse qu’eux, que je sois finalement plus d’accord avec moi-même qu’aucun d’entre eux ne le sera jamais
enfin, bref, je me suis fait avoir, j’ai été rattrapée par mon passé, une fois de plus,
maintenant, je ne peux plus, plus du tout, maintenant la pensée du suicide est revenue, c’est pour ça que j’écris, pour m’en débarrasser ou pour m’excuser à l’avance pour que mon fils m’excuse. non pas m’excuse, mais. ma vie a été si difficile. je voudrais qu’elle devienne plus facile, je le voudrais de toutes mes forces, en ce moment elle n’est pas spécialement difficile, je suis protégée de tout par les médicaments, mais j’ai raté le coche, je ne suis pas arrivée à retourner dans le monde des travailleurs
je peux encore me dire que j’essaierai de le faire ce cv positif, menteur, que je pourrais, essayer de le faire
mais je dois d’abord sortir de mon complet désespoir [...]  Lire la suite >

lundi 17 novembre 2014 · 14h14

Sans titre

my friends are shy Nov. 11, 2014 at 7:15 PST
my friends are shy Nov. 11, 2014 at 7:15 PST

je me sens toujours si bien à donn. ce qui est important ce serait de découvrir pourquoi. il y a bien sûr l’immense jardin, le parc. dans la maison, il y a l’espace, les grands espaces, le confort de ça. la chaleur, la profondeur de la baignoire. les meubles auxquels un usage clair est assigné. les choses à leur place. et qu’il ne s’agisse pas de mes propres meubles, peut-être, mais de ces meubles anciens, d’un autre confort, destinés à traverser les âges plutôt qu’à faire une mode. peut-être, peut-être, peut-être. cela n’est pas certain. j’avais pris des photos le week-end dernier, pensant essayer de saisir, ce qui. mais. non, pas vraiment. oui, je suis d’accord avec toutes les décorations, tous les objets, les cadres. seuls peut-être la tête de sanglier et et celle du cerf empaillés me heurtent-ils un petit peu. [...]  Lire la suite >

samedi 6 décembre 2014 · 17h15

défaire l’idéologie du nihilisme par une authentique pensée du mal

subject: Le mal

Bonjour, 

J’écoutais ce matin sur YouTube votre premier exposé donné à la Générale, sur le mal en philosophie. Je ne suis pas philosophe mais je me suis longtemps intéressée à Lacan (tant que mon analyse à duré, en fait, 10 ans il y a 10 ans) et je voulais vérifier si j’avais quelque chose à vous dire à propos du mal en psychanalyse. 

La psychanalyse à été importante pour moi, au premier abord parce qu’elle se propose de comprendre ce qui peut pousser au mal, au crime. Elle s’abstient de juger et essaye de délinéer l’enchaînement des faits, de remonter aux causes.  [...]  Lire la suite >

mardi 9 décembre 2014 · 13h08

décider de ne pas décider

N’arrive pas à marcher à cause de mes chaussures. Décidément toujours pas trouvé celle qui convienne à mon pied.

 

Crains de ne pas arriver à  faire ce qu’il faut pour être admise au concours d’assistante sociale. Déjà, quelque chose en moi me dit c’est pas ça, c’est pas ça, c’est pas ça. Il va falloir que je travaille à de bons arguments, réfléchis, pour justifier ce choix. Moi que la seule ombre d’un choix coule dans un océan de doutes. Comment ferai-je pour arriver à justifier ce choix-là. Qui plus est, je ne l’ai fait que contrainte et forcée.  Enfin, je me. Sentais contrainte et forcée par ce rendez-vous avec Pôle emploi  (à moins qu’il ne s’agisse déjà d’une défense qui se mette en place). [...]  Lire la suite >

vendredi 12 décembre 2014 · 13h05

Deux notes sur l’enfant, J. Lacan

Ces deux notes (( que j’ai ici inversées, selon l’indication donnée par JAM dans son commentaire « L’enfant et l’objet », La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. )), remises manuscrites par Jacques Lacan à Mme Jenny Aubry en octobre 1969, ont été publiées pour la première fois par cette dernière, dans son livre paru en 1983. Le texte ici repris l’a été à partir de Ornicar?, n° 37, avril-juin 1986, p. 13-14.

2.– Semble-t-il à voir l’échec des utopies communautaires la position de Lacan nous rappelle la dimension de ce qui suit. [...]  Lire la suite >

vendredi 12 décembre 2014 · 14h20

Variations sur Deux notes, Philippe Cullard

Jacques Muller, Mère et enfant, 1971

Exposé à Strasbourg le 7 mars 1999, à la Journée d’étude Metz-Nancy-Strasbourg, « L’enfant, l’adolescent et l’agressivité ».

La partition de la symptomatologie infantile que Lacan expose, en quelques lignes denses, dans ses « Deux notes » (( Lacan (J.), « Deux notes sur l’enfant », Ornicar?, n° 37, Paris, Navarin éditeur, 1986, p. 13-14. ))  remises à Jenny Aubry, peut en imposer, à une première lecture – parfois retenue dans notre communauté – pour une correspondance avec la dichotomie classique névrose-psychose.

Cependant, dans le commentaire de Jacques-Alain Miller intitulé « L’enfant et l’objet » (( Miller (J.A.), « L’enfant et l’objet « , Colloque EEP à Lausanne, 1er et 2 juin 1996,  La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. )) , cette division de Lacan en, d’une part, symptôme relevant du couple des parents, et d’autre part, symptôme du ressort de la relation prévalente mère-enfant, n’est clairement plus référable à cette opposition simple de structure. Ce commentaire constitue, au surplus, une synthèse lumineuse de l’enseignement de Lacan et balise, de façon tout à fait renouvelée, le champ clinique et théorique de l’enfant dans la psychanalyse, non sans empiéter largement sur celui de cet enfant vieilli qu’est l’adulte. Plus qu’un pont, il établit même une continuité. [...]  Lire la suite >

vendredi 12 décembre 2014 · 16h51

le silence de la mère

Femmes lacaniennes - Une analyse de la question féminine dans le discours de Lacan sur la psychanalyse et de ses effets sur l'approche de la cure psychanalytique. L'auteure montre qu'en ouvrant des perspectives inédites, le psychiatre a permis un renouvellement de l'acte et de la position du psychanalyste. ©Electre 2014
Femmes lacaniennes, Rose-Paule Vinciguerra – Une analyse de la question féminine dans le discours de Lacan sur la psychanalyse et de ses effets sur l’approche de la cure psychanalytique. L’auteure montre qu’en ouvrant des perspectives inédites, le psychiatre a permis un renouvellement de l’acte et de la position du psychanalyste. ©Electre 2014

Vous apportez un éclairage nouveau sur le ravage maternel, lorsque vous indiquez, page 59, qu’une fille peut connaître une forme de laisser tomber de la part de sa mère. Il s’agit non pas d’une absence de soin, de paroles blessantes ou de rejet, mais d’une certaine forme de silence.
Il y a «tout ce que la mère ne peut dire et qui prend toute sa puissance» et «la fille se trouve alors aux prises avec cette jouissance muette». Comment, une cure analytique, qui est une expérience de parole, permet-elle de traiter cette modalité du ravage maternel très spécifique?*

Rose-Paule Vinciguerra (à propos de son livre Femmes lacaniennes) : Ce ravage n’est pas celui qu’évoque Freud autour de la revendication phallique de la fille et qui est «insatisfaction pré-castrative» comme le dit Lacan. (( Lacan J., Le Séminaire, livre X, L’angoisse, Paris, Seuil, 2004, p. 233)) Il met en jeu la jouissance Autre et énigmatique de la femme qu’est la mère. C’est là sans doute que la mère est la plus puissante, elle en devient réelle. Et comment une fille y répondrait-elle si ce n’est par un surmoi dévastateur, une surmoitié ((Lacan J.,«L’étourdit», Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p.468.)), dont les dits poussent à s’arracher à toute limite, sans appui, sans garantie. Mais il n’y a pas d’Autre de l’Autre pour répondre à l’exigence de cet appel – pas plus d’ailleurs qu’il n’y a de nomination de l’être d’une femme ni de référent substantiel à son corps. À cet égard, les analystes ont à éviter l’illusion de la réparation faite par le «bon parent» venant à la place du parent traumatique. [...]  Lire la suite >

dimanche 14 décembre 2014 · 12h35

je suis à la campagne, j’ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j’ai passé la journée au lit. c’était bien. je vous écris, finalement.

je suis à la campagne, j’ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j’ai passé la journée au lit. c’était bien. je vous écris, finalement. j’ai besoin de vous, je crois, pour sortir un peu d’une sorte de sentiment d’irréalité. je vous écris pour arriver à m’écrire, bien sûr, quelque chose de  valable, quelque chose qui compte, pour moi. 

la semaine dernière, ou la semaine d’avant, j’avais écrit à mehdi belhaj kacem (suis pas sûre que ça s’écrive comme ça). eh oui. je vous en fais l’aveu. c’est ma midinette-attitude. j’avais fini par écouter son exposé sur le nihilisme que fer qu’élise avait posté ici même et j’avais eu envie de lui parler du mal en psychanalyse. [...]  Lire la suite >

mardi 16 décembre 2014 · 13h13

« Le problème qui se pose alors est celui qui est lié à l’articulation entre l’horreur de la jouissance sexuelle et l’horreur de savoir.»

Ce qui de la rencontre s’écrit  de Pierre Naveau par Solenne Albert*

« En psychanalyse, il n’y a pas de solution immédiate, mais seulement la longue et patiente recherche des raisons. »1 Il me semble que cette parole de Lacan résonne avec ce que traite avec une grande justesse le livre de Pierre Naveau2, à savoir l’amour, la rencontre amoureuse, le désir, la jouissance. Qu’est-ce qui donne à une rencontre son caractère déterminant ? Qu’est-ce qui sépare une femme d’un homme ? Quelle dissymétrie se rencontre, au cœur de ce qui rate ou de ce qui se noue ? Dans la préface à ce livre, Éric Laurent indique qu’il ne s’agit pas, dans ce qui sépare, d’une différence anatomique, mais «d’une séparation des modes de jouissance. Et c’est de la non-rencontre de ces deux modes dont se plaignent hommes et femmes dans l’expérience analytique ». Cette disjonction marque une impossibilité, que Lacan a resserrée ainsi : Il n’y a pas de rapport sexuel. «L’envers de cette impossibilité, de cet « il n’y a pas », c’est qu’il y a des relations contingentes, non nécessaires entre les hommes et les femmes. »3 [...]  Lire la suite >

mardi 30 décembre 2014 · 14h35

Bonnes résolutions l’an neuf

Ferez-vous des bonnes résolutions ? Pas mon cas d’ordinaire d’habitude. Cette année pourtant peut-être sans doute hasard de calendrier et même si je devrais me méfier m’effrayer, voilà :
. Je vais peut-être reprendre des études, donc tenir dans cette résolution
. Pour ça, dormir moins – je suis addict du sommeil, j’aime ça, c’est plus fort que moi (je voudrais que ça me quitte, cette addiction, parce que sinon, ça va pas le faire, faut que je trouve le biais, mais, les habitudes sont ancrées maintenant, des années que je me la coule douce, me treat softly, me traite doucement, j’espère que je vais pouvoir lever le traitement, lâcher la pédale sur quelques jouissances et m’engager sans trop de craintes dans des désirs nouveaux (fasse qu’ils tiennent, bon sang))
. Me rapprocher à nouveau de la psychanalyse et de l’École – c’est ce que j’ai imaginé nécessaire pour me soutenir dans ce désir de faire ces études d’assistante sociale. Et dans ce métier aussi bien. Et au moment où j’aurais à répondre de mon désir, lors de l’examen d’entrée, l’oral, à ces études.
. Sortir de la maison
. Sortir de la maison seule
. Sortir de la maison seule, le soir aussi
(Toutes choses en fait impossibles, mais que je risque tout de même aux bonnes résolutions)
. Ne plus me cacher protéger derrière F ou J
. Écrire encore
. Maigrir toujours,
. Etc.
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