mardi 16 décembre 2014 · 13h13

« Le problème qui se pose alors est celui qui est lié à l’articulation entre l’horreur de la jouissance sexuelle et l’horreur de savoir.»

Ce qui de la rencontre s’écrit  de Pierre Naveau par Solenne Albert*

« En psychanalyse, il n’y a pas de solution immédiate, mais seulement la longue et patiente recherche des raisons. »1 Il me semble que cette parole de Lacan résonne avec ce que traite avec une grande justesse le livre de Pierre Naveau2, à savoir l’amour, la rencontre amoureuse, le désir, la jouissance. Qu’est-ce qui donne à une rencontre son caractère déterminant ? Qu’est-ce qui sépare une femme d’un homme ? Quelle dissymétrie se rencontre, au cœur de ce qui rate ou de ce qui se noue ? Dans la préface à ce livre, Éric Laurent indique qu’il ne s’agit pas, dans ce qui sépare, d’une différence anatomique, mais «d’une séparation des modes de jouissance. Et c’est de la non-rencontre de ces deux modes dont se plaignent hommes et femmes dans l’expérience analytique ». Cette disjonction marque une impossibilité, que Lacan a resserrée ainsi : Il n’y a pas de rapport sexuel. «L’envers de cette impossibilité, de cet « il n’y a pas », c’est qu’il y a des relations contingentes, non nécessaires entre les hommes et les femmes. »3 [...]  Lire la suite >

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