ma mère l’oiseau
ta jolie tête penchée ton petit bec piquant
la moire de tes yeux
tes plumes toutes de soie
tu veilles sur nous
tu nous dis
entends-tu comme le tu est rouge brun, comme la terre
d’où tout revient
c’est l’envers de la grammaire
qui tire son teint des beaux oiseaux
tu nous dit
et comme ce ta là est vert, émeraude qui accompagne l’objet de tes rêves
vif et chaud
tandis que le doux veille est rose
nous dit-elle de sa langue oiseau, qui tapote tricote faufile faucille
ses pattes laissent tranquilles signes
comme des baisers de cils