samedi 12 avril, 7h57

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie Aucun commentaire sur samedi 12 avril, 7h57

nous sommes le 12 avril 2025, j’ai 61 ans, il fait beau ce matin, les rideaux sont ouverts, 7h57.

hier, écrit à FB pour proposer de l’aider à refaire site, nouveau thème wordpress.

en même temps qu’erré à chercher comment écrire le 09, qui, après le 08, ne vient pas.

au fond, le 08, Moments, je n’aurais pas dû. j’étais tout le temps partie, sur la route, sur le train, à bruxelles, à londres. je crois que je ferais mieux d’écrire des codicilles, et m’en tenir à ça. 

// il faut que je travaille les parties privées du blog. il y aurait différents types de textes privés.//

hier, recherchais ici des « moments-valises » et suis tombée sur un texte à propos du livre d’hélène bonnaud, sur l’attente dans les salles d’attente, dont je ne sais plus comment il se titre — Les monologues de l’attente. retrouvé le texte de Lacan auquel elle fait allusion. sur les corps qui sont des meubles, qu’on pousse, qu’on déplace dans des wagons, des chariots. drôle d’idée tout de même, cette comparaison. j’ai trouvé deux endroits, en fait, où lacan parle de cette façon : celui qu’elle cite, de la conférence américaine, et dans le sinthome, tous les 2 en 1975 :

« Il faut que vous réalisiez que ce que je vous ai dit des rapports de l’homme à son corps, et qui tient tout entier dans le fait que l’homme dit que le corps, son corps, il l’a. Déjà dire son, c’est dire qu’il le possède, comme un meuble, bien entendu. »

J. Lacan, Le séminaire, Livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 154

« Au nom de quoi peut-il dire qu’il a un corps ? Au nom de ceci qu’il le traite à la va-comme-je-te-pousse, il le traite comme un meuble. Il le met dans des wagons par exemple et là il se laisse trimbaler. C’était quand même vrai aussi, ça commençait à s’amorcer quand il le mettait dans des chariots. »

J. Lacan, Scilicet n 6/7, « Conférences et entretiens dans des universités nord-américaines », 1975, p. 42-45.

cette comparaison de Lacan, lui évoque — au personnage de cette salle d’attente —, les trains de la mort. une fois que c’est posé, difficile de le lire autrement. pour ce qui est des chariots, je ne sais toujours pas — les chariots de mines ? — peut-être qu’il faudrait lire toute la conférence1. plus loin, dans le séminaire sur le sinthome, Lacan évoque la danse, l’issue pour le corps par la danse, il parle de « condansentation »…

« Il y a quelque chose dont on est tout à fait surpris qu’il ne serve pas plus le corps comme tel — c’est la danse. Ca permettrait d’écrire autrement le terme de condensation. »

Ibid, p. 154.

Mais ceci , je ne le note encore qu’en réponse à ce qu’écrit Hélène Bonnaud, qui a trait à cette expérience qu’elle relate des camps de la mort et qui lui fait écrire qu’à un moment donné : un corps c’est trop de vie.

  1. Malheureusement, il manque les notes en bas de page et la note en bas de page 50 aurait peut-être été intéressante. ↩︎

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