vendredi 5 août 2011 · 10h26

#7481

je voudrais oublier partir. il faudrait pouvoir décider à un moment d’oublier. non pas mourir, mais oublier. effacer sa mémoire. savoir que l’on vit ses derniers instants avec elle, et puis pfuit. qu’elle s’efface. repartir à zéro.

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cher,

je voudrais partir une semaine, loin de vous. laisser moi partir, une semaine, à bruxelles. restez sans moi. que je sois sans vous.

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plus jeune, je rêvais d’être frappée d’amnésie.

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l’écriture fait partie de la vie de each and single living human being.

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rêvé de MHB, marie-hélène brousse. elle faisait qq chose comme me remercier pour ce site, empreintes digitales, mes retranscriptions du cours de miller. elle me parlait gentiment, m’interrogeait. je lui répondais, fis un lapsus. nous en rîmes. j’en fus complètement étonnée. ma vie bascula. elle me parlait en toute confiance. non pas comme une potentielle analyste. il était question de savoir si je ferais ou pas sans analyste avec ce lapsus. elle me présentait à d’autres analystes. ils, elle en fait, me parlaient gentiment. je craignais de ne pas me souvenir d’eux, d’oublier leur nom. j’avais craint de parler à MHB et qu’elle se propose à moi comme analyste, mais non. elle m’écoutait, avec bienveillance intérêt, elle me laissait libre.

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ensuite, rêvé de mes parents, qui se faisaient arnaquer, complètement. enlever même ce qu’ils n’avaient pas. oh, pourquoi. avaint-ils signé ça. trusted these people. non, cela n’était pas sûr, qu’ils se soient fait arnaqué. mais, moi, j’en étais sûre. le visage qui se couvrait de larmes des gens que j’accusais. les hoquets qu’ils retenaient. mais c’était trop tard. mes parents avaient signé. et même ce qu’ils n’avaient pas leur seraient enlevé. et nous n’aurions plus rien, vraiment. ma mère si excitée, d’avoir pris des « actions » (le produit de la vente) d’autant de magasins d’autant de villes qui me paraissaient inconnues, inexistantes.

ils étaient arrivés, nombreux. s’étaient introduits dans la maison, s’étaient installés dans le grand salon, autour d’une immense table aux hautes chaises, avaient convoqué mes parents. eux, dans la salle-à-manger, autour de la table, prenant doucement le thé en pijama. un peu vieux, un peu malade, mon père, surtout. et ils y étaient allés. avaient négociés avec ces hommes et ces femmes d’affaire. alors je m’étais enfuie. ne pas voir ça. j’avais bu à une table en face d’une femme qui mangeait, jolie, élégante. qui petit à petit parlait. nous buvions du champagne, rosé peut-être. elle s’avérerait être une serveuse du restaurant. élégante au moment de sa pose. je me rendrais sympathique au personnel, attendant la consommation de l’arnaque. puis mes parents seraient sortis, avec les hommes et les femmes d’affaires, heureux d’avoir tout donné, pensant s’engager dans une nouvelle vie où ils deviendraient enfin riches, ayant peine à y croire, étourdis de cela. faibles, fragiles. et tout de suite, je sais, je crois savoir, je soupçonne, la totale arnaque. et ces hommes et ces femmes d’affaires, je les injurie. d’avoir pu prendre à ceux qui avaient le moins. d’avoir plongé dans le malheur des gens sans le moindre égard, la moindre pitié, l’indifférence crasse. et eux déjà partaient, cherchaient à s’introduire dans d’autres appartements de la maison, malgré l’heure tardive de la nuit, déjà.

tout leur serait enlevé, à mes parents. tout et même plus que tout. et nous finirions à la rue.

vendredi 5 août 2011 · 12h03

#7488

hier vu gentil docteur g. qui souligne le lien entre « tumeur » et « suicide » – les angoisses dont je dis qu’elles ne me prennent que quand je fume, cela découvert récemment, liées je dis, liées je crois à ma maladie aux dents qui se propage à la mâchoire, aux oreilles, à la gorge, puis, au cerveau. le moment de la propagation au cerveau est le moment faux. ça n’est pas à proprement parler au cerveau (c’est à l’alma mater, la dure mère, les méninges). la conviction qui me prend alors d’avoir la maladie de la mort, une tumeur, un cancer. d’être celle qui sait qu’elle va mourir, qu’elle meurt. le sentiment physique que j’en ai. et le désir insoutenable qui me vient que ma tête soit fracassée. crâne.  et alors la pensée du suicide qui revient. cela que je lie maintenant à la cigarette, et à ma maladie des gencives. la certitude liée à cela. ce sentiment que tous les os de ma tête sont malades.

alors il suffirait d’arrêter de fumer. mais l’addiction.

fume dents mâchoire os oreilles crâne maladie mort tumeur marteau fracasse fracasse encore refracasse meurs meurs meurs vrille . mortitude . tumeur suicide certitude finir

seule possibilité de doute : s’il n’y avait rien pas de maladie pure invention névrotique. mais il n’y a pas de doute. il y a la présomption du doute de l’autre. et qui est l’autre. l’autre est le langage.

j’ai le sentiment physique de la mort, dans mon crâne. mais pourquoi faut-il que ça se retourne contre moi pourquoi faut-il que ça vienne à s’accompagner de ce fantasme masochiste de la tête fracassée. fracassée encore et à nouveau?

j’ai la maladie de la mort, et c’est un cancer, et c’est une tumeur, au cerveau. je le sens. je le sais. je le sais physiquement.

la certitude liée à cela que si je racontais à un médecin le pressentiment de ma maladie le sentiment physique de ma maladie la connaissance de ma maladie en dehors et malgré l’absence de diagnostic médical il ne me croirait pas il ne m’écouterait pas. le sentiment que c’est pourtant la dernière l’ultime des choses que j’aie à dire : cette présomption de ma mort. avoir été celle qui aura su qu’elle mourait dans son corps et contre et en dépit l’opinion générale et médicale. le point de délire. cela que je suis seule à savoir que nul ne peut croire. mais pourquoi est-ce que cela se retourne contre moi? pourquoi le fracassement du crâne des os du crâne de la mâchoire ? quelle traduction? quelle déviation? pourquoi la tumeur devient-elle suicide? nécessité de suicide? Dr G dit ce sont les mêmes signifiants. je m’applique la tumeur. mais c’est idiot. je meurs et c’est bien comme ça. pourquoi la violence et ces gestes de fracas pourquoi m’appliquer à moi-même ce dont je supposerais que l’autre veut m’appliquer m’applique : tu meurs. non, je meurs. point barre. où je reçois de l’autre mon propre discours sous sa forme inversée / jamais rien compris à ce truc. il n’y a pas d’explication. « ça parle. et ça sait pas. »

j’ai toujours fait cas du cerveau. je ne dis pas ça en conscience mais en mon âme et inconscience.

au moins les cervelles fraîches c’est tendre. je me donne. je madonne. je bedonne. je badine. avec la mort.

 

 

j’écris tout cela non pour être lue, mais pour me lire.

fracassemeur.

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