https://www.cairn.info/revue-la-cause-du-desir-2017-2-page-7.htm
Jacques Lacan : Conférence de Louvain, texte établi par Jacques-Alain Miller, Jacques Lacan dans La Cause du Désir 2017/2 (N° 96), pages 7 à 30
Cette Conférence a été prononcée le 13 octobre 1972 à la Grande Rotonde de l’Université catholique de Louvain. Autant que je sache, elle a été filmée par la rtbf sans l’accord de Lacan. Puisqu’on a eu la bonté de me présenter, je vais entrer dans la difficile tâche de vous faire entendre ce soir, disons, quelque chose. Je serai reconnaissant aux personnes qui sont à la périphérie de me signaler, de la façon qui leur conviendra, si on m’entend bien. Comme je n’aime pas énormément cette sorte d’ustensile, je l’ai mis sous ma cravate. Mais si par hasard ça fait un obstacle, ayez la gentillesse de me le dire. On entend ? On n’entend pas (rires) ! Et comme ça, m’entend-t-on ? Ça va ? Alors la cravate, donc, était un obstacle. J’ai eu le plaisir tout à l’heure d’avoir en face de moi ce que j’avais demandé à Jacques Schotte et à Vergote, à savoir quelques-uns d’entre vous, qui m’ont posé des questions qui, comme je le leur ai dit, m’intéressent, m’intéressent beaucoup, m’intéressent beaucoup en ceci que toute question ne se fonde jamais que sur une réponse. C’est certain, on ne se pose de questions que toujours là où on a déjà une réponse, ce qui a l’air de limiter beaucoup la portée des questions. Néanmoins, c’était pour moi une occasion de mesurer ce qui pour chacun était la réponse. Évidemment, les réponses diffèrent pour chacun. C’est même ce qui fait obstacle à ce que, si gentiment, on appelle la communication (rires). Enfin, je vois que j’ai un auditoire. Voilà des gens sympathiques. La communication, ça fait rire. Eh bien c’est pour moi un très vif encouragement. Si vous en êtes déjà là, on va pouvoir avancer un peu. Un peu, vous ne m’en demandez pas plus.