(Souvenir du 21 avril, écrit et publié à Paris, le 2 mai. Ecrit ne me souvenant pas que j’avais déjà écrit ceci, sur le train le lendemain-même (craignant sans doute, à raison, que j’oublierais), tant pis, je verrai plus tard ce que je ferai. je supprimerai probablement ce texte-ci, vrai doublon.)
Une fois de plus partie à BXL en urgence. Quand? Que consulter? Mon carnet? Où est-il? Non rien, aucune note. Ma mémoire… Aucune idée. Si. Ma mère un soir ne voulait pas aller au lit et puis quand elle est montée, une fois mise en pyjama, est redescendue et quand Angélique a dit qu’elle partait, qu’elle prenait son train, a voulu la suivre, est descendue à l’entrée avec elle, qui a alors appelé JP pour le prévenir. Plus tard, elle m’expliquera qu’elle a alors dû ruser : a dit à ma mère qu’elle pouvait venir avec elle mais qu’il fallait qu’elle mette son manteau, qu’elle ne pouvait pas sortir en pyjama, ma mère s’est aussitôt dirigée vers le porte-manteau et A en a profité pour s’éclipser. A refermé la porte que ma mère s’est mise à tambouriner, furieuse. A a alors rappelé JP, lui a dit de venir en urgence. JP était épuisé déjà au lit, pour une fois, il est à nouveau en crise de polyarthrite, a couru comme il a pu jusque là, trouvé attroupement autour maison mère, mère à la fenêtre à hurler, est rentré, dans le couloir a mis une demi-heure à la calmer, elle furieuse d’être enfermée, furieuse contre lui, il me dit qu’il a pour la première fois eu l’impression de voir ce dont il s’agit dans la démence, sont arrivés finalement à monter. est arrivé à la mettre au lit. Est redescendu. Je me souviens maintenant de nos messages WhatsApp envoyés. L’effroi traversé.
C’était le 21 avril.
Dialogue à 3, trialogue:
[22:31, 21/04/2023] Jean-François : Oh my God, JP vient d’appeler, il court chez maman parce qu’elle veut partir avec Angélique, ça a l’air grave
[23:03, 21/04/2023] Jean Pierre: Pas sorti de l’auberge .
[00:03, 22/04/2023] Eoik: Angélique vient de rentrer chez elle. On se parle demain. Dormez
[07:01, 22/04/2023] Eoik: Je viendrai probablement. Ce soir ou demain. Je ne sais pas très bien pourquoi j’attendrais demain. Peut-être pour un moment en famille avant départ de Jules en vacances demain.
Dialogue avec JP
[23:19, 21/04/2023] Eoik: Si Angélique le souhaite, qu’elle dorme là, OK ?
[23:25, 21/04/2023] Jean Pierre: Bah non puisqu’elle est partie prendre son train il y a une heure et que j’ai dû courir ici parce que maman voulait partir avec
[23:27, 21/04/2023] Eoik: Tu as essayé de m’appeler, con de téléphone muet après 23h. Bon je suis là
[23:28, 21/04/2023] Eoik: J’attends des nouvelles
[23:28, 21/04/2023] Eoik: Quand c’est possible….
Dialogue avec Angélique
[23:19, 21/04/2023] Eoik: Angélique,
Je ne sais pas ce qui se passe, mais n’hésitez pas à dormir là si nécessaire.
Véronique
[23:57, 21/04/2023] Angélique: Bonsoir Véronique, on verra ça demain je viens tout juste de rentrer à la maison.
[00:01, 22/04/2023] Eoik: Je suis désolée. On s’appelle demain pour parler de ce qui se passe. Reposez vous bien.
[00:01, 22/04/2023] Angélique : D’accord à demain
[00:01, 22/04/2023] Angélique : Bonne nuit
[00:01, 22/04/2023] Eoik: À vous aussi. Merci.
Le lendemain 22
Avec JF et JP
[09:48, 22/04/2023] Eoik: Je ne dis rien mais c’est pas parce que je suis pas disponible hein. C’est pour vous laisser libres… Je fais un repassage en attendant que F se réveille.
Prenez soin de vous
[09:50, 22/04/2023] Eoik: Je repasse en écoutant mon amie Zen,
https://open.spotify.com/track/1G1oCTDm0nyCphILI32egN
Avec JF
[10:45, 22/04/2023] Eoik: Je ne sais pas ce qui est nécessaire
[10:49, 22/04/2023] Jean-François: Ecoute, je ne sais pas. Cet après-midi on risque de laisser maman seule pendant quelques heures. Enfin pas seule il u aura Dirk, et puis moi, plus tard. Je veux dire, c’est sans doute gérable sans toi aujourd’hui mais c’est toujours mieux avec
[11:00, 22/04/2023] Eoik: Je pense surtout à la nuit. Il n’y aura personne ce soir, ce week-end.
Cet après-midi, c’est gérable
[11:00, 22/04/2023] Eoik: Je crois
[11:00, 22/04/2023] Jean-François: Oui je crois aussi
[11:01, 22/04/2023] Jean-François: Viens ce soir alors
[11:01, 22/04/2023] Eoik: Tu m’accueilles avec une tartine ?
[11:03, 22/04/2023] Jean-François: D’acc
[11:04, 22/04/2023] Eoik: Bon, j’attends encore un peu
[11:04, 22/04/2023] Eoik: Pour décider
[11:44, 22/04/2023] Jean-François: J’ai laissé C.I. et carte bancaire dans le petit tiroir
[11:45, 22/04/2023] Eoik: Thanks !
[11:49, 22/04/2023] Eoik: Je peux arriver à 19 moins le quart ou à quart
Si tu veux tu te reposes ce soir ?
[13:28, 22/04/2023] Eoik: Je peux t’appeler ?
[13:29, 22/04/2023] Jean-François: Ok
[14:03, 22/04/2023] Jean-François: Véro, je t’ai acheté pain, fromage, rodenbach, mousse d’aubergine…
[14:19, 22/04/2023] Eoik: Miam miam !
[17:24, 22/04/2023] Eoik: Tu as pu te reposer ?
[17:29, 22/04/2023] Jean-François: Je me repose maintenant
[22:24, 22/04/2023] Jean-François: Comment ça se passe?
[22:26, 22/04/2023] Eoik: Ça va ça va, tranquille
C’est de nouveau elle qui m’a dit qu’elle voulait aller au lit !
Elle termine à la salle de bain
Avec Angélique
[12:24, 22/04/2023] Eoik: Bonjour Angélique,
Je suis disponible si vous le souhaitez.
Véronique
[12:26, 22/04/2023] Eoik: J’aurais surtout bien aimé vous entendre parler de la façon dont ça se passe avec ma mère.
Je vais à Bruxelles tout à l’heure,
V
[13:41, 22/04/2023] Eoik: Donc JF a eu Mme N, mais elle dit que c’est à vous de fixer le prix. Pour elle 50 + 4, c’est OK, mais c’est à vous de dire !
[13:52, 22/04/2023] Angélique : C’est ok
[13:53, 22/04/2023] Eoik: Super, merci !
Donc, je suis partie parce que nous avons craint qu’Angélique ne veuille plus venir s’occuper de ma mère, en raison de ce qui s’était passé et du fait qu’elle était une fois de plus arrivée à minuit chez elle. Or, quand je lui ai parlé le lendemain, vers midi, il s’est avéré que pas du tout, elle ne voulait pas du tout arrêter, se faire remplacer. « J’ai des personnes beaucoup plus difficiles que ça. Elle est facile, il faut seulement avoir de la patience avec elle. Je suis avec vous. » Nous avons reparlé des nuits, de la possibilité pour elle de rester la nuit, et avons convenu que dorénavant en cas de situation comme celle de la veille, elle resterait là, pour une somme vraiment modique. Le problème semblait régler, mais mon billet de train était déjà pris, je suis donc partie, pensant ne rester que le temps du week-end et soulager un peu mes frères (il n’y a pas d’aides qui viennent le week-end). Je suis finalement restée jusqu’au jeudi soir.
Sur le train pour Bruxelles, que lisais-je ? Le discours mélancolique de Marie-Claude Lambotte, je crois. A vérifier.


