18 heures. Sur le train pour Bruxelles, une fois de plus. J’arriverai pour donner son souper à ma mère.
Je me force à écrire. Je ne sais ce qui se laissera écrire. Je sais que je le dois : sinon : tout à l’oubli. Tout au trou.
Je pars alors que la situation est déjà considérablement améliorée puisque qu’Angélique restera dorénavant à la maison la nuit quand il se passe des choses trop difficiles pour la modique somme de 10 euros de plus. Elle n’est pas du tout inquiète. Elle dit qu’il ne faut que de la patience avec maman. Que ça ne lui fait pas peur, qu’elle a des personnes beaucoup plus difficile que ça. Elle était très rassurante. Je craignais, nous craignions tous qu’elle ne veuille plus s’occuper de maman. Mais, non, pas du tout.
Il y a cette mention sur son profil WhatsApp : Dieu est amour.
Je lis sur la mélancolie, le bouquin de Lambotte.
Cette nuit extrêmement inquiète. D’abord pour maman, puis mon fils. Mais j’ai pris 6 ou 7 gouttes de CBD et je me suis finalement endormie. Réveillée trop tôt, persuadée que j’apprendrais bientôt la mort de ma mère. (Je ne sais que dire de cette pensée à la mort de ma mère que je lui souhaite parfois quand la situation devient trop horrible. Pensée pire, encore, cette nuit. Pensée folle. Dont je veux trouver le moyen de faire état. Pour Jules, cette idée que je ne l’avais pas armé pour cette terre, qu’il s’engageait dans un métier impossible. Ce sont des pensées d’angoisse. Que dire des particularités de cette angoisse, de l’éventualité de la mort de ma mère.)
Après le coup de fil d’Angélique, incroyable soulagement.
J’aurais pu ne pas venir, du coup. Mais le billet était pris et comme ça, je soulage un peu mes frères. Et je vois ma mère.
18:38
Suite à ce que je lis sur la mélancolie, je me dis : à quoi pourrais-je m’intéresser, d’autre que moi ?
23:05
Elle assise sur son lit, lit.