mes aventures avec chatgpt ont repris (aventures qu’il faut encore que je publie ici) et c’est chatgpt qui a opéré la dernière version du texte Boost publié hier (08 moments). c’est un échec.
mêmes difficultés qu’avec peurs, forcé, le listage des peurs, comme celui des moments, n’entraîne pas une forme de révélation de ce qui est en jeu, ni les peurs ni les moments ne veulent dévoiler leur logique. en l’absence d’inspiration, ne m’appuyant que du hasard et des circonstances, j’espérais un peu de magie qui n’a pas lieu. je ne décolle pas du raisonnable, la poésie n’intervient pas. (sauf sous les espèces hier de cet accident technique qui a mélangé les moments, permettant la publication).
est-ce que je prends le temps aujourd’hui du texte de cette semaine (09) ? ou plus tard? j’aurais voulu en profiter pour écrire un moment/minute-valise (au départ de vieux textes sur la valise/l’avalyse/l’avalement). le moment d’angoisse que je connais toujours quand je dois faire mes valises. c’est de ça que m’a rapproché hier le travail sur les moments. écrire des résonances de l’égarement.)
logique : comment dévoiler/montrer les autres logiques en jeu ? c’est l’échec. on voudrait tracer des réseaux. réseaux des liens qui se tirent à différents niveaux. les liens et l’absence de lien, les dead ends de sens qui se récupèrent dans le son et le rythme, la cadence. dans les images. dans les blancs et dans l’opacité.
tout ça demanderait soit plus de conviction / talent d’écrivaine, soit que je suive les intuitions qui me poussent depuis le début de l’atelier à tenter des versions papier, graphiques, de ces textes.
entre autres, faire voir les manipulations possibles. exemple : faire plusieurs versions du texte moments en les mélangeant, soit à l’intuition, à l’envie, soit au hasard. le temps que ça prendrait et que je n’ai pas.
peurs: il s’est passé la même chose. une révélation de départ quand même : ma vie actuelle se tient à l’abri de toutes les peurs que j’ai connues : je ne fais plus rien. il n’y a eu de peur que de faire (comment ça s’écrit ça, je n’ai écrit que ça). et pourtant, des peurs subsistent. la part de jeu de ces peurs : pourquoi nécessite t on de jouer à se faire peur. il y a comme une peur qui ne correspond à rien, au vide que doit venir peupler de fausses peurs; un peu comme la parano : mieux vaut un ennemi imaginaire que cet inattrapable, impalpable rien). et puis ce qui remonte de peurs anciennes, devenues inactuelles. et les nouvelles, face au temps, à la vieillesse, et aux circonstances historiques qui pourraient entraîner crise économique, guerre. et finalement la peur face à ma crainte lâcheté morale : je crains de ne jamais être que moralement lâche. et puis tout d’un coup, je songe aux peurs vécues à Gaza, et plus rien ne tient (de ma liste de peurs), tout vole en éclats, je ne me sens plus autorisée à rien.
j’ajoute enfin, la peur actuelle face à des choses que je veux faire aujourd’hui, beaucoup moins pour moi, je ne veux plus rien pour moi, que pour des proches : est-ce qu’encore mon inhibition va me faire échouer ?
je ne veux plus rien pour moi ? je reste amoureuse de la complexité.
(moments/peurs: la superposition de moments/peurs remontant à différentes époques, sans que leur date soit précisée, me fait penser à la superposition d’états quantiques. présent du passé, feuilleté.)
le problème , c’est que j’ai autre chose à faire.