Mark Leckey 1 – As above so below – 27 avril 2025

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Hier, sur proposition de Jules on a été voir l’exposition… de qui donc… bien, je ne me souviens pas du nom. Leckey ?  Ça se passe où ? A La Fayette Anticipations. En voyant les œuvres,  j’avais l’impression de le connaître.  De connaître Marc Leckey, de lui avoir déjà parlé.

Mais c’était parce que nous l’avions déjà vu à une conférence1, ce que j’avais d’abord oublié, une conférence je-ne-sais-plus-où avec Julien (je-ne-sais-plus-quoi). Jules avait d’ailleurs posé une question à Marc Leckey, à la fin de la conf, une question assez technique, je crois, à laquelle il lui avait volontiers répondu.  Mais F aussi finalement, lui avait un peu parlé, lui, c’était après la conf, au cours du drink qui était offert (à la maison je-ne-sais-quoi de je-ne-sais-quel milliardaire français.)

Mark Leckey Dazzleddark

« Cartel de la vidéo Dazzleddark, 2023. « Dans cette vidéo tournée à Margate, ville côtière de l’est du Royaume- Uni connue depuis le 19° siècle pour son parc d’attraction Dreamland, un face à face se joue entre une mer menaçante et un parc d’attraction aux lumières colorées. À travers Dazzleddark, Mark Leckey restitue le souvenir d’enfance ambivalent de ses sorties à la fête foraine. Dreamland, avec ses néons clignotants et ses manèges en rotation, devient une vision hallucinée où l’émerveillement valse avec l’inquiétude. Dans son scénario, des jouets échappés du parc s’animent et dérivent jusqu’à la plage, pris dans une spirale de lumières, de bruits de jeux d’arcade, de rires et de clameurs électroniques. Mark Leckey orchestre ici une expérience sensorielle qui oscille entre euphorie et vertige. À la fin de la vidéo, au petit matin, les jouets gisent, inertes, sur le sable mouillé. L’extase est retombée, laissant une étrange mélancolie planer dans son sillage.

Enfin bon. A l’expo vue hier, je dois le dire, il y a tout ce que j’aime.

Mark Leckey y raconte ce qu’il appelle des extases. Il parle entre autres d’une fête foraine, non pas à Brighton Beach à laquelle je pense parce que nous étions allés, mais quelque part ailleurs, sur la côte en Angleterre2.

C’est le genre de choses qui m’arrive aussi. J’ai un souvenir à la Foire du Trône, à Paris. Je me souviens être restée en arrêt devant une attraction. Je devrais en retrouver les photos, mais non, je ne les trouverai pas. Ce sont des photos prises encore à l’appareil photo. Je crois, ça date d’avant les photos sur téléphone. Je me souviens de mon émotion. Ces larges banquettes où ils étaient assis, assis 6 ou 7. Ces banquettes venaient vers nous, vers moi, de face, qui grimpaient, tournaient, se retournaient. Un mouvement de moulin. Les visages apparaissaient, disparaissaient. Il y avait les cris, la lumière, tout ça. Je regardais, je pleurais.

C’est arrivé à d’autres moments. Une autre fois à Paris, près du Louvre (nom du parc qui manque, là,  les attractions étaient alignée en longueur, le long des maisons aux toits argentés). Ça me surprend, ça me prend,  ça m’immobilise. Et ça me fait pleurer. Ça me rend terriblement heureuse. Et je ne pourrais ne plus bouger. Et c’est difficile alors de…

J’étais avec F. Enfin, je pense que j’ai écrit là-dessus mais je n’en suis pas sûre. C’est ce à quoi je pensais lors de l’expo. Comme si un impératif se liait à ça, d’en parler.

Pour lui, Marc Leckey, c’est central.

Comment est-ce que c’est arrivé ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Et comment reproduire ? Et faire que ça m’arrive encore ?

Je dois dire que j’ai aimé beaucoup de choses de cette exposition. Il faut que j’y retourne. Cette exposition est gratuite.

Vues de l’exposition

Mark Leckey
As Above So Below
Exposition du 2 avril au 20 juillet 2025
Commissaire de l’exposition: Elsa Coustou

« L’extase n’est pas un état de conscience modifié, mais un état intensifié, dont je suis en quête. » — MARK LECKEY

L’artiste britannique Mark Leckey invite les visiteur euses au cœur d’une exposition qui se déploie autour de l’extase, cet état qui transporte hors de soi. Les œuvres présentées reviennent sur des rencontres et expériences hors du commun vécues par l’artiste, et lors desquelles il a été désorienté par l’intensité des émotions ressenties. Le titre As Above So Below (En haut comme en bas) est emprunté à la Table d’émeraude, texte fondateur de l’art alchimique occidental, dont on trouve une trace entre le 7ème et le 9ème siècle. Cette expression suppose une relation permanente entre le cosmos et le monde terrestre, entre l’animé et I’inanimé, entre le visible et l’invisible.

Marc Leckey s’attache à sublimer le quotidien dans ses œuvres, en montrant comment la musique, la danse ou plus largement la ville peuvent en être vectrices d’expériences extraordinaires. Un pont, un arrêt de bus, des publicités pour la sécurité routière, des réverbères ou un parc d’attractions deviennent, à travers ses yeux, autant de portails menant vers d’autres espaces. Fasciné par le Moyen-Âge, l’artiste convoque également de nombreuses références à l’iconographie de cette période. Ainsi, notre époque lui rappelle la pensée animiste médiévale, alors que notre usage des smartphones et de l’intelligence artificielle transforme les objets qui nous entourent en êtres animés

D’une œuvre à l’autre, Mark Leckey convoque des expériences qui lui permettent d’éprouver une intensité remarquable et une relation renouvelée au monde.

  1. C’était le 3 juillet 2024. Je le sais grâce à une photo retrouvée sur mon téléphone. ↩︎
  2. La fête foraine Dreamland, à Margate. Où il refilme la vidéo Dazzleddark, 2023. ↩︎

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