Boissac, 8 juillet 2018

Publié le Catégorisé comme Hélène Parker, Un amour (a letter . a litter)

Tous ces mots écrits hier à Paris comme nous faisions la valise pour venir ici, à Boissac, près du château de Ligoure où a lieu le stage de tai chi, où je suis avec Édouard.

Le soleil se lève, je suis dans le jardin. Je fume. Je ne sais pas comment j’arrêterai cette fois. Depuis quelques temps, j’ai recommencé à me réveiller tôt, vers 4 heures. Il ne fait pas si chaud, si tôt.

Ce qui me manque peut-être le plus c’est de lui écrire. Là, je lui dirais, tu sais Nathan, j’ai recommencé à fumer, et à boire, beaucoup.

Et tous ces mots, d’hier. Ce sont eux qui commandent à mon désir, eux qui le provoquent, de m’y laisser aller. C’est ce qu’il me semble.

A l’instant, j’ai envie de me laver les dents, laver le visage, fumer encore une cigarette, rester dehors, n’avoir pas froid. Écrire des choses qui soient les bonnes, qui soient ce que je dois écrire, pour satisfaire mon désir d’écrire. Aimerais trouver à écrire ce qu’il faut pour satisfaire mon désir d’écrire et que ce ne doive plus été adressé. J’aimerais un bain très chaud, puis des massages à l’huile. Il faut que je songe au fait que j’ai pu me passer de cigarette. Que j’ai pu me passer de N. Que j’ai vécu sans lui. Quand nous arrivions hier en voiture, que nous pénétrions le pays, roulant depuis la gare de pour venir ici, il me semblait tellement me rapprocher de lui, je lui aurais écrit : Tu es là, tu es partout, je te sens, et il m’aurait répondu dans ce sens, et nous nous serions beaucoup exaltés (faut-il un sens, non, un s à exalté ?).

Les lettres d’amour.

Si nous étions davantage séparés, Édouard et moi, je l’aimerais plus. Je ne sais comment recréer cette séparation. Je me demande si mon exaltation épistolaire ne tient qu’au fait que mes parents se soient rencontrés ainsi, par correspondance, et si je peux me sortir de ça.

Top