incroyable difficulté donc à sortir, toujours elle, plus éclatante en ce moment que l’été revient et qu’il est question que nous partions en vacances. ce que je ne souhaite pas, redoute, peut-être, probablement, certainement, uniquement parce que je ne sais vraiment pas quoi prendre dans la valise, quels vêtements, aucun ne me semble convenir, pas le moindre, et alors comment faire, puisqu’en vacances, on n’est jamais chez soi, où l’on ne peut pas se retrancher quand on ne sait comment s’habiller, se montrer, sortir.
impossible sort i e • impos si ble va li se
sauvage!
mais, le téléphone non plus, je n’aime pas. j’évite. quand il sonne, il m’est parfois impossible de décrocher. et cela n’a rien à voir avec les vêtements. je suis devenue sauvage, je suis devenue sauvage.
hier je ne serai finalement pas sortie. mes vêtements
ne me satisfaisaient pas et je ne suis pas arrivée non plus à faire cette chose simple qui aurait consisté à repasser celui qui m’aurait mieux convenu. c’est que parfois je ne sais pas quoi faire. certaines idées me frôlent, mais je n’arrive pas à les retenir. j’ai pensé un moment tenter de m’asseoir et de les mettre par écrit, mais cette idée-là non plus n’a pu fixer mon attention. le temps a passé, et j’ai fini par attendre le retour de frédéric.
téléphone
je viens d’avoir le coup de fil redouté. je n’avais pas le choix, décrocher, il le fallait. pourtant il peut se dire des choses intéressantes au téléphone, importantes même. maintenant, malheureusement, j’en attends un autre. le résultat d’un autre coup de fil que j’ai demandé qu’on passe à ma place. j’ai connu quelqu’un qui avait plus peur encore que moi, de répondre. qui n’y arrivait pas du tout.