dimanche 14 février 2010 · 17h06

notes sur mon trop, mon n’importe quoi, mon web et mon grand ordinateur

j’ai perdu mon cahier rose, le nouveau, celui que je m’étais acheté pour me tenir à carreau du web. je suis couchée dans mon lit, j’ai fermé la porte de la chambre, j’ai dit je veux la paix pendant une heure, je tape sur le portable ; je n’avais jamais fait ça, avant. on dirait que c’est possible. jules et son copain elias sont dans la pièce que nous appelons « la salle », ils font de la pâte à modeler.  (( la salle, la « salle de vie », ainsi que je l’ai un jour entendu appeler par les voisins de table d’une terrasse de café. c’est frédéric et ses enfants qui disaient « la salle. » moi, je ne vois plus comment l’appeler d’autre maintenant. c’est une pièce qui fait salon aussi bien que salle à manger. )) frédéric est allé cherché à gouter. les enfants sont seuls seuls seuls. j’ai plein de choses à raconter. [...]  Lire la suite >

lundi 17 mai 2010 · 08h56

lundi 17 mai

réveillée trop tôt,  dans les brumes, fourre main dans 1 tiroir, les bas que j’en ressors décident de la robe

–> attention : impôts, CA12

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9 heures 8 minutes  : 1 cigarette

9 heures 30 minutes : 1 patch niquitin

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il est 15 heures, vu FL.

and i said to myself
this is  going to be the end of the copy/pasting era // la lumière qui a soudainement pénétré dans son cabinet, derrière lui, son bureau, les murs : ECLAIRCIE.  je dis : la lumière est devenue trop  belle…  les couleurs…  entrées en vie des reproductions, des tableaux sur les murs . matière animée… [...]  Lire la suite >

mardi 25 mai 2010 · 18h03

mais qui, est l’amant de ma mère qui a tué mon père

 

Mon père m’est apparu. Le spectre de mon père. Son blanc spectre. M’a dit vivre un enfer. Cela m’est pénible à raconter. Purgatoire. Il me demande de le venger. Il me dit avoir été assassiné. Dans la fleur de ses péchés. Non pas de sa jeunesse, de ses péchés. C’est pourquoi il doit souffrir, souffre encore,  après la mort. Il a été tué par l’amant de ma mère. Il me demande de tuer cet amant. Je ne sais de quels péchés il me parle, qui, à l’heure qu’il est, m’inquiètent plus que son meurtre. Car
je ne connais pas d’amant à ma mère.

 

Je la connais douce et calme. Je la connais très angoissante, et plus encore depuis la mort de mon père. Il me semble que si elle avait un amant, angoissante elle le serait moins. Elle me pétrifie. Je pense maintenant à elle comme si elle avait tué mon père, or, ce n’est pas ça que le spectre, blanc, m’a dit. Le spectre m’a parlé de l’amant de ma mère. Je ne lui en connais pas, tout se bloque, dans mon esprit. [...]  Lire la suite >

mardi 8 juin 2010 · 06h25

inherit:YES/NO

mardi 8 juin


lis en ce moment virginia woolf, ses carnets, magn


à une 1 heure 1/4 hier pensais partir chez l’analyste quand me suis rendu compte que ce n’était plus l’heure puisque c’était déjà l’heure de mon rendez-vous, que je m’étais trompée. ai « pris sur moi », allons allons, ne pourrais-je être prise en défaut, allons allons, pour qui le prends-je que je n’oserais l’appeler, plus jamais l’appeler ? l’ai appelé, il m’a ( heureusement pour moi, à ce moment-là) répondu fort gentiment et demandé de venir dans la demi-heure, ce qui m’a surprise mais qui valait mieux; suis sortie emportant le petit livre que j’avais écrit sur mon père, le petit livre jaune sur les dernières œuvres et mes clés de vélo; moi qui prends toujours garde de ne pas me fatiguer en roulant, ai pédalé en force, aussi vite que possible, et suis arrivée à temps; ai donné le livre, expliqué mon retard et l’effort que j’avais fait de l’appeler, le livre lui plaisait, j’en étais surprise, heureuse, forcée alors de reparler de lui, de mon père, du voyage à bruxelles de la semaine dernière et de l’exposition, de la sorte d’envie qui m’était presque venue de faire à mon tour, tout de même, quelque chose pour cette œuvre, du plaisir que je pourrais y trouver, le souvenir revenant de ma tentative de faire un site internet lors de mon arrivée à paris, ce site pour ma mère, qui reprenne ses souvenirs, ce site qui aurait dû nous rendre possible l’analyse de l’œuvre de mon père, qui aurais dû me rendre possible ce travail, et auquel j’ai retravaillé toute la semaine dernière, http://jacquesmuller.be. au point que je m’arrête, finalement effrayée d’être à nouveau prise dans quelque chose dont je ne contrôle plus la menée, [...]  Lire la suite >

samedi 26 juin 2010 · 06h04

J. LACAN, Le désir et son interprétation – Hamlet 2

[séance du 11 mars 1959]

Nous voici donc depuis la dernière fois dans Hamlet. (( Texte provenant du site gaogoa, à l’adresse :  http://gaogoa.free.fr/Seminaires_HTML/06-DI/DI11031959.htm )) Hamlet ne vient pas là par hasard, encore que je vous aie dit qu’il était introduit à cette place par la formule du être ou ne pas être qui s’était imposée à moi à propos du rêve d’Ella Sharpe.

J’ai été amené à relire une part de ce qui a été écrit d’Hamlet sur le plan analytique, et aussi de ce qui en a été écrit avant. Les auteurs, du moins les meilleurs, ne sont pas  sans faire état de ce qui en a été écrit bien avant. Et je dois dire que nous sommes amenés fort loin, quitte de temps en temps à nous perdre un petit peu, non sans plaisir, et que le problème est de rassembler ce dont il s’agit pour ce qui est de notre but précis. [...]  Lire la suite >

samedi 26 juin 2010 · 09h53

Hamlet dans L’interprétation des rêves de S. Freud

Extrait de L’Interprétation des rêves de Sigmund Freud (PUF)

« Le rêve de la mort de personnes chères »

Une autre de nos grandes œuvres tragiques, Hamlet de Shakespeare, a les mêmes racines qu’Œdipe-Roi. Mais la mise en œuvre tout autre d’une matière identique montre quelles différences il y a dans la vie intellectuelle de ces deux époques et quel progrès le refoulement a fait dans la vie affective de l’humanité. Dans Œdipe, les fantasmes-désirs sous-jacents de l’enfant sont mis à jour et sont réalisés comme dans le rêve; dans Hamlet, ils restent refoulés, et nous n’apprenons leur existence – tout comme dans les névroses – que par l’effet d’inhibition qu’ils déclenchent. Fait singulier, tandis que ce drame a toujours exercé une action considérable, on n’a jamais pu voir clair quant au caractère de son héros. La pièce est fondée sur les hésitations d’Hamlet à accomplir la vengeance dont il est chargé; le texte ne dit pas quelles sont les raisons ou les motifs de ces hésitations; les multiples essais d’interprétations n’ont pu les découvrir. Selon Gœthe, et c’est maintenant encore la conception dominante, Hamlet représen­terait l’homme dont le pouvoir d’agir directement est paralysé par un développement excessif de la pensée (« il se ressent de la pâleur de la pensée »). Selon d’autres, le poète aurait voulu représenter un caractère maladif, irréso­lu et neurasthénique. Mais nous voyons dans le thème de la pièce qu’Hamlet ne doit nullement nous apparaître incapable d’agir. Il agit par deux fois: d’abord dans un mouvement de passion violente, quand il tue l’homme qui écoute derrière la tapisserie; ensuite d’une manière réfléchie même astucieuse, quand, avec l’indifférence totale d’un prince de la Renaissance, il livre les deux courtisans à la mort qu’on lui avait destinée. Qu’est-ce donc qui l’empêche d’accomplir la tâche que lui a donnée le fantôme de son père? Il faut bien convenir que c’est la nature de cette tâche. Hamlet peut agir, mais il ne saurait se venger d’un homme qui a écarté son père et pris la place de celui-ci auprès de sa mère, d’un homme qui a réalisé les désirs refoulés de son enfance. L’horreur qui devrait le pousser à la vengeance est remplacée par des remords, des scrupules de conscience, il lui semble qu’à y regarder de près il n’est pas meilleur que le pécheur qu’il veut punir. Je viens de traduire en termes conscients ce qui doit demeurer inconscient dans l’âme du héros; si l’on dit après cela qu’Hamlet était hystérique, ce ne sera qu’une des conséquences de mon interprétation. L’aversion pour la sexualité, que trahissent les conversations avec Ophélie, concorde avec ce symptôme. Cette aversion qui devait grandir toujours davantage chez le poète, dans les années qui vinrent, jusqu’à atteindre son point culminant dans Timon d’Athènes. Le poète ne peut avoir exprimé dans Hamlet que ses propres sentiments. Georges Brandes indique dans son Shakespeare (1896) que ce drame fut écrit aussitôt après la mort du père de Shakespeare (1601), donc en plein deuil, et nous pouvons admettre qu’à ce moment les impressions d’enfance qui se rapportaient à son père étaient particulièrement vives. On sait d’ailleurs que le fils de Shakespeare, mort de bonne heure, s’appelait Hamnet (même nom qu’Hamlet). [...]  Lire la suite >

samedi 26 juin 2010 · 11h03

J. LACAN, Le désir et son interprétation – Hamlet 1

– séance du  4 mars 1959 –

Je crois (( Texte provenant du site gaogoa, à l’adresse http://gaogoa.free.fr/Seminaires_HTML/06-DI/DI04031959-2.htm)) que nous avons poussé assez loin l’analyse structurale du rêve modèle qui se trouve dans le livre d’Ella Sharp pour que vous voyiez au moins à quel point ce travail nous apportait sur la route de ce que nous essayons de faire, à savoir ce que nous devons considérer comme le désir et son interprétation.

Bien que certains aient dit n’avoir pas trouvé la référence à Lewis Caroll que j’avais donnée la dernière fois, je suis surpris que vous n’ayez pas retenu la double règle de trois, puisque c’est la-dessus que j’ai terminé à propos des deux étapes de la relation du sujet à l’objet plus ou moins fétiche, la chose qui s’exprimait finalement comme grand I, l’identification idéale – que j’ai laissé ouverte non sans intention pour la première des deux équations, pour celle des lumières des sandales de la sœur. Celle où à la place du I  nous avons i. [...]  Lire la suite >

lundi 28 juin 2010 · 09h25

« What’s in a name ? »


Shakespeare avait pour prénom William, qui peut signifier “ je suis la force ” (I am Will), et qui vient d’un prénom allemand signifiant “ casque de résolution ” (“ Wilhelm ”). Quant à son nom, il voulait dire pour les bien lunés “ celui qui agite une lance ”, mais pour tout le monde, il signifiait “ branle-dard ”.


Hamlet ” vient d’un mot islandais qui signifie “ simplet ”. En tant que mot anglais, cela signifie “ hameau ”. En anglais du Moyen Age, “ hame ” signifie “ joug ” et “ let ” signifier “ empêcher ”, terme que l’on retrouve au tennis quand la balle ne passe pas le filet. “ [...]  Lire la suite >

dimanche 4 juillet 2010 · 04h32

Samedi 3 juillet

1er jour de « vacances », en tous les cas pour Jules. Mais décidé de faire « vacances » pour moi aussi… vacances pour moi … pour lui … De toutes façons, dans la mesure où nous sommes partis dans la recherche d’appartement… où je suis partie dans la recherche d’appartement… des vacances, Jules n’en aura pas beaucoup, c’est-à-dire que nous ne partirons pas beaucoup… // Ce matin, réveillée par radio des Portugais, ne les ai toujours pas contactés pour leur demander de mettre la radio moins fort le matin, suppose que // Craqué hier une fois encore, acheté des cigarettes, quelle bêtise, des Pueblos, « sans additifs, 100% naturelles » // les Portugais, veux pas me les mettre à dos, comment leur « demander gentiment » ? // me mettre personne à dos, mettre des guillemets partout // Rêve d’une vie hyper régulière où ferais tous les jours la même chose, complètement ritualisée, programmée
Un rêve à cause de cet événement hier : rentrons à la maison, Jules et moi, sortons du Franprix où acheté goûter pour lui, a choisi yaourt à boire, dans la rue boit au goulot, passons devant bistrot, un coin, ici tout près, dans la rue du coiffeur, où nous devrons retourner tout à l’heure, à 6 heures, je marche devant Jules qui traîne, j’entends la voix d’un homme qui interpelle Jules, lui demande si c’est bon. « C’est bon, dis, c’est bon ? » Je ne sais pas ce qu’il répond, Jules, s’il répond, je continue, puis, j’entends l’homme lui dire « Tu en veux un autre, dis, tu en veux un autre ? » Je n’entends pas la réponse de Jules, l’homme répète sa question, je retourne vers Jules, lui dis de se dépêcher, de ne pas répondre, lui dis que c’est très bien de n’avoir pas répondu, il me dit qu’il n’a rien compris. Est-ce que c’est un sale salaud ce type, ou c’est moi qui ait l’esprit mal tourné ? Je ne suis pas sûr qu’il ait vu que j’accompagnais l’enfant. Suis-je coupable ? A quelle atroce culpabilité me rapporte-t-il ? Faut-il doit-il // Plus tard, sortant de chez le coiffeur, J. me dit qu’il n’avait pas compris ce que le coiffeur lui avait dit, le secret, qu’il n’avait pas compris qu’il lui proposait de lui mettre du gel, qu’il pensait qu’il lui avait demandé de venir dormir chez lui et qu’il avait dit oui, qu’il dirait toujours oui à ce coiffeur… (seigneur)
// [...]  Lire la suite >

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