23 septembre 2012

La postérité

J’ai été forcée d’approcher cette idée que j’aurai toujours vécu croyant à une postérité de mon père, à une survivance de son œuvre au travers des siècles, et que je lui aurai supposé avoir peint dans cette optique, ce dessein – maintenant que la possibilité existe que cette œuvre disparaisse, se détruise – et même si je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela n’arrive pas.
Qu’en est-il de ce désir de postérité que j’ai supposé à mon père. Que puis-je en savoir de plus. Qu’est-ce que cela a impliqué pour moi, dans ma façon de vivre.
Je me souviens avoir pensé n’écrire que pour la mort, que pour après, que dans un futur antérieur. Dans un discours sur la tombe. Aujourd’hui, je peux seulement dire qu’il n’en est plus rien.
L’héritage de mon père nous est apparu comme un fardeau, pour une grande part… quelle injustice.
Il a vécu, nous avons vécu ensemble, il faut bien qu’il y ait eu un présent, ce présent a eu lieu, le supposé désir de postérité ne peut pas avoir tout phagocyté. Il faut bien qu’il y ait eu, qu’il puisse y avoir un désir de présent, de présence, dans son désir de peindre.
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