assez.
finale
occupation du crâne
19 décembre, 9h du mat
que des pensées puissent vous tenir éveillé / que des pensées puissent vous éveiller / tout de même / si on y pense. les miennes, c’est n’importe quoi, mes pensées, absolument n’importe quoi, de pensées ça n’a plus que le nom, ça n’est plus que des mots, qui me passent par la tête, des mots, pas même toujours en français, et des fois, même plus des mots, de la musique seulement, avec ou sans paroles, concertos ou ritournelles, musiques une ou mille fois entendues, qui me reviennent. et tout ça sans sens, vide de sens, en quête peut-être de sens, mais a priori vides. c’est-à-dire, détachées. j’ai des pensées détachées, qui ne tiennent à rien. des bribes. la douleur, la façon dont ça impacte sur moi, ça tient à ça. c’est qu’aucune d’entre-elles, à soi seule ne se suffise à elle-même, toutes se donnent comme détachées d’un tout plus grand, qui les dépasse et qui est absent, qui manque. ou tout du moins qui me manque. oui, c’est leur isolement, leur isolation qui m’affecte. à elles, leur nature de bribe pourrait bien leur suffire, si ça se trouve. au moins leur suffire suffisamment que pour causer leur existence, leur venue, leur survenance en mon crâne. c’est de l’habitation de crâne, de l’occupation de crâne, des pensées me squattent, m’occupent et sans m’apporter rien, aucun plaisir connu. du bruit, ce bruit que je suis seule à entendre. et ce foutu crâne comme caisse de résonance.
la passion de mal faire
en plus de ma passion pour le rien, j’ai celle de mal faire ( ne rien faire n’étant d’ailleurs qu’une façon de mal faire). je vis sous surveillance. avec perpétuellement l’impression de ne pas faire ce qu’il faut ou de le faire mal.
esc
a
lier
graphique
TEmps.
je me demande bien pourquoi. et si ça s’appelle le surmoi.
cela fait quelques temps que je repère le rien dans ma vie, son empire, et voilà maintenant que je découvrirais le mal.
tends toujours de moi et que je ne fournis jamais. dont je ne fournis pas l’effort (ce pourquoi je m’en veux et me tiens en peu d’estime).
ainsi, mon engouement cet été pour l’horloge biologique chinoise, mais aussi la nécessité que j’éprouve à suivre des recettes quand je cuisine. j’aime à obéir à quelque chose d’écrit, à chercher à obéir à quelque chose d’écrit. en ce moment aussi, les FlyLadies. quand j’agis en dehors de la prescription (ou du livre, de l’écrit), c’est mal et/ou rien.
qu’est-ce qui ne serait pas rien ? comment faire pour me sortir de cette idée que je ne fais rien, ensuite comment la supporter, cette idée, que je ne ferais pas rien, et que parfois même c’est bien.
Θ