oui oui non non, ici n'existe plus cependant et alors je m'aperçois.... qu'ici n'est pas complet____ comparer novembre 2008 ici et novembre 2008 là-bas c'est embêtant, pf
à propos..
#enfances #03 #01 | cheveux (rien gravi)
la perte. dis d’elle la pertec'est impossible c'est impossiblela perte inaperçuealors désigne, fais advenir alors prie quels cheveux quelle est la couleur de ces cheveux est-ce que c'est ça blond vénitienquels cheveux mais quels cheveux et cette peau et le bleu de ces yeux cela pleut sur elle, cette enfant, cela pleut, glisse ne dit-on les compliments pleuvent, c'est ce qu'on dit, c’est bien ce qu’on dit les compliments pleuvent et glissent sur les baleines ouvertes et cassées du parapluie qui redescend sur elle la couvre de son incompréhension elle oiselle à deux pattes elle ne se dit rien à l’audition de ces commentaires contiennent-ils la moindre malveillance ? oh ! ils n’en contiennent aucune les…
enfances #06 | voix
– Je suis exaspérée– Ce n'est alors pas le jour– Non, en effet, mais c'est le dernier– Dernière minute Je veux me souvenir de la voix de mon père, je me souviens, je le vois. Est-ce que je me souviens, de sa voix? Quelque chose de sa voix est là, fragile, nécessitant une attention extrême, une tension. (Qui ouvre un point particulier de l'espace de l'espace de l'attention, un point où quelque chose de sa voix revient, revient à l'existence, qui s'entend à peine, une évocation s'élève dans l'espace de la pensée. Qui se juxtapose à une image de lui qui s'impose, vive et forte.) Etrangement, je le voix vois, penché sur le tiroir d'une…
Brouillon auto
lundi 4 décembre, 9h26 cauchemar cette nuit, qui commence à s'effacer. lisais Michel Butor hier soir en m'endormant, sur les rêves, sur le moment un peu déçue de n'y lire qu'une lecture par le désir, même si épatée par ses constructions sur le fonctionnement du rêve, sur ce qu'il entrevoit de la possibilité d'en tirer une forme d'enseignement, et la beauté de sa langue. je ne pouvais m'empêcher de songer à la somme de rêves que j'avais moi-même retranscrits, et dont la clé finalement n'avait pas été le désir. sans doute, étais-je trop fatiguée, mais je ne m'y retrouvais pas dans ce que je lisais et je me suis endormie, songeant que probablement je rêverais…
enfances #08-01 | Ma mère au Rami
C'est à Poperinge(1) surtout, chez la mère de ma mère, en Flandre, que nous jouions à de nombreux jeux inconnus de nous. Cela se passait lors des grands rassemblements de Noël. Nous y jouions l’après-midi, dans la salle à manger où plusieurs tables couvertes de nappes blanches étaient alignées perpendiculairement à la grande baie qui donnait sur le jardin. Dans un brouhaha de voix et de corps qui se frôlaient, la table était débarrassée et la vaisselle faite, les conversations retombées, certains convives avaient rejoint leur chambre ou un fauteuil où somnoler. Le jour tombait vite. Dehors, parfois, la neige couvrait le jardin. Un jeu était alors proposé. Quelquefois celui de Nain Jaune, moins souvent…