
remains of the early morning
moments où les pensées gentiment, sobrement se succèdent, dont le train défile, où l’on est bien dans chacun des wagons. dont on ne sait ce qui jamais en résultera, ce qui en parviendra à l’autre à un autre. moments matinaux. petits-matinaux. de grâce matinale.
Today, train to Paris Gare du nord.
Très belle soirée hier au café OTO. Très beaux concerts. Ici, j’écrirai les noms des musiciens. Et puis d’agréables conversations avec Gallien, McCloud et Julie. Pizza dans le métro de retour. Jules resté pour premier concert, puis parti à son concert. Nos manœuvres pour être au premier rang. Comme hier, F vend ses disques et ceux des autres. Trop long temps à attendre le début du concert, la chaleur qui montait, qui a démarré à trente finalement. Après, tout s’est déroulé normalement. Contrairement à ce qui s’était passé la veille.
https://www.cafeoto.co.uk/events/maher-shalal-hash-baz-residency
Grande reconnaissance à Frédéric de nous avoir donné tout ça.









Les noms que je vais chercher sur internet : concert d’abord de Linus Vandewolken, devenu un ami, et ses drôles d’instruments, ensuite le duo de Bill Wells (piano) et de Danielle Price (c’est quoi le nom de son instru : tuba?) et enfin, le tant attendu, Maher Shalal Hash Baz.
Pris très peu de photo. Pour Maher, je n’avais pas toute la scène, j’étais trop près.
Linus Vandewolken : je dis qu’il est devenu un ami, que je ne reverrai peut-être jamais, dont je n’ai même pas retenu le prénom, qu’il m’a donné pourtant hier — Linus étant l’un de ses nombreux pseudos. Possible qu’il ne sache pas non plus comment je m’appelle.
Je veux continuer à chercher d’écrire comment les noms me manquent. Ce qui ne me convient pas. Peut-être qu’il finira par se passer quelque chose. Non, qu’ils doivent nécessairement tous me revenir. Ce n’est pas ça et ça n’arrivera pas. C’est que c’est tellement central dans ma vie, ça, la perte des noms propres, leur manque, que je ne vois pas comment ne pas chercher à en dire quelque chose. Ma vie s’écrit en bordure de leur manque, de leurs trous. Il faut que je parvienne un jour à en écrire la légende. Légende des mots, des noms qui m’ont manqué.
Ecrire à Linus la conversation avec Gallien pour poser des questions à propos du concert d’hier.
(Publié le 10 avril)