à Christine J

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie Étiqueté Aucun commentaire sur à Christine J
je suis très éparpillée. j’en souffre. c’est peut-être mon souci principal. y a la guerre, le réchauffement climatique, l’IA, les ultra riches; le racisme, l’extrême droite, etc., mon souci c’est mon éparpillement… je ne tiens aucun choix, aucune décision, ne mène aucun projet jusqu’au bout. quelque soit mon enthousiasme, tout me tombe des mains,  j’oublie. je passe à autre chose. je multiplie les notes, les fichiers ouverts, les sites internet, les pseudos. je surfe. constante dans l’inconstance depuis si longtemps que je ne vois guère d’autre choix possible que de renoncer totalement à écrire. mais, non, je n’y parviens pas. il n’y a que l’écriture qui fasse arrêt dans les pensées, qui s’offre coupure à la tachypsychie. et continue de chercher. la forme qui puisse accueillir ces inachèvements. ou la pensée qui me permettra de les supporter. la pensée, la construction. la forme qui accueille et qui rende compte. aussi de la légèreté,
je suis effrangée.
je rêve de discipline. de pouvoir compter sur moi. d’avoir un vouloir qui me soit propre. il faudrait une contrainte, une prison. c’est ce qui m’a fait rêvé d’un livre, d’écrire un livre.
je te lis et relis.
je pense que les blocks sont une des formes que tu as trouvé à donner à tes éparpillements, à ce que seraient tes éparpillements. au hasard de l’heure tu ramènes quelques épars à un block. rassembles, enfiles. dans un laps de temps relativement court. ils y trouvent une forme simple. ils y tiennent aussi simplement qu’ils auraient tenu dans notre conscience (magie de ce mot : conscience). débarrassés de l’exigence d’achèvement de complétude, pris dans la douceur des mots qu’ils découvrent ou des humeurs qu’ils réveillent.
de mon état, je vois la maladie, je considère la maladie. TDAH ou que sais-je. pire encore. maladie du siècle, où nous ne cessons d’être en contact avec des lâchers de consciences venus du monde entier. je pense à internet.  toutes ces voix auxquelles nous répondons. je dis nous, mais il n’y a peut-être pas ce nous. je dis internet, parce que j’y passe beaucoup de temps. je ne lis plus dis-je parfois, mais je ne fais plus que ça. je lis sur internet. c’est aussi la mesure de mon éparpillement.
mon fils, notre fils, est avec nous cette semaine.
grosse bise christine

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