mercredi 20 juillet 2005 · 19h16

histoire de temps (II) (d’intention dé claration)

bonjour,

bien le bonjour,

en ce qui me concerne je m’arrange pour ne plus_passer_tout_mon_temps,_ici.  ( facilement, je pourrais,
je me suis, laissé

   prendre
   –
   toute
.

)

(or c’est mauvais, pour moi, "toujours trop une à une seule chose". ( " un clou chasse l’autre ?") .
ne plus
me fondre
dans cet écran) .

( j’opte pour l’inconstante présence,
les absences discontinues
la dé mult-ti pli ca tion

( et donc, je cherche/trouve du boulot. un truc qui combine mon amour du rien ma décision de n’y pas complètement céder – mon amour de la
psycha-nalyse . je dé-cède à la seule cause perdue (ô mère) je prends ma part de la charge de nos (ô combien modestes) besoins (gros mot). ("car enfin, nous ne sommes pas purs esprits") . je pose des bornes .

samedi 23 juillet 2005 · 19h08

de la semaine

bilan de la semaine du point de vue de ce que j’ai publié ici, je n’ai rien fait que de m’y plaindre, du temps, ce temps en trop qu’il se trouve que ça me prend . j’ai trouvé du travail . j’ai négligé d’emmener j. chez le pédiatre . j’a i rajouté qq vieux textes (juste vieux du mois de juin de cette année + 1 extrait d’1 texte datant de 2002, avant que je n’arrive à paris, le rêve du portable qui devient aussi lisse, fermé sur lui-même qu’une pierre) . de substantiel : rien. hier soir je me relis, à propos de ce qui ne cesse pas de s’écrire – la chose s’est déplacée : j’écris, je prends du temps pour écrire , du code. j’adore avoir les mains dans le cambouis, le ventre codu codifié d’ici . je chipote. et au bout du compte, ça ne se voit pas tant que ça . ce dont je suis sûre, c’est que déjà des conclusions pourraient être tirées à propos de ce qui se passe ici . ce dont je me garde . un commentaire m’a emmenée sur 1 page où j’ai retrouvé chacune de mes inquiétudes préoccupations . les blo g s sont g o u r m a n d s. par ailleurs, j’en vie tous ceux qui peuvent écrire sans se soucier le moins du monde de mise en page : quant à moi je suis à chaque fois rat trapée par 1 désir d’image , qui prend le pas sur le reste . conclusion à tirer à ce stade- ci de l’enqu ête – je rêverais de faire de l’image codée . ça , ça prend le pas sur tout ce que j’aimerais produire de sens , de sensé . et quand je jette un texte, comme je vais jeter celui-ci, un texte tout nu : je me sens mal gênée , honteuse de n’avoir pas fait l’effort d’un petit plus . or, ce petit plus m’est impossible (l’image : c’est jamais ça). conclusion tirable de ce stade de la conclusion : je resterai insatisfaite . (ou, je me mettrai, pour de vrai, à l’image…)
autre conclusion tirable à ce stade : quoi que je fasse ici : comptent le plus pour moi c e u x avec qui je v i s . [ la parole ( avec la voix ) . assez, je foire ] . le quo tidien des difficultés que je nous rencontrons . ( le vivre ensemble auquel je ne veux pas me dérober : de là vient le neuf. ) j’ai d’abord voulu écrire ici pour ç a. rendre ç a possible.

dimanche 24 juillet 2005 · 17h24

f o i r a d e

– insomnie , o b s e s s i o n a  l i s a t i o n . hier soir documentaire jean rouch, griaule; 1 phrase dans 1 article sur la boulimie et l’absence de signe du manque dans l’Autre, puis 1 autre "… à nourrir le symptôme, le réel, de sens, on ne fait que lui donner continuité de subsitance"; 1 histoire triste "mon grand appartement", oster christian . dans le noir la nuit, je tente en silence d’aller vers toi . –
lundi 25 juillet 2005 · 17h28

Christian Oster, Le grand appartement (Quand aimer s’écrit ne pas aimer)

oster. son grand appartement. ce qui m’y plaît d’abord. la façon qu’a son personnage, gavarine, luc, de se moquer de lui-même, d’aller jusqu’au bout de l’absurde (sa serviette, qu’il perd au début du livre, dont il explique comment nulle part il n’irait sans elle, contenant seulement ses clés, pour le reste : vide). je m’interroge hier soir sur ça, comment les pratiquants de l’auto-dérision me touchent, comment ils peuvent me surprendre, et chez moi provoquer le rire. je pense à a. w., que je trouvais si drôle, qui a compté tellement pour moi, et qui ne riait que d’elle-même. je me trouve une sorte de cruauté, à aimer ça. c’est comme si, se moquant ainsi d’eux-mêmes, ils me dispensaient, et qu’à cette dispense je voulus bien me laisser prendre, ils me dispensaient d’avoir à les aimer, comme si par avance, ils prévenaient le non-amour que j’aurais pu avoir pour eux, m’en pardonnaient. comme si c’était à ça qu’ils s’adressaient, au fait que je puisse ne pas les aimer (qui est un sentiment qui m’encombre toujours plus que de raison), ce sentiment n’étant donc pas passé sous silence, autorisé à être, ce non-amour, m’en trouvant dès lors absoute, non-coupable. ce qui a toujours eu, pour résultat, de me les faire aimer énormément, ce qui a toujours provoqué ma tendresse. (et ce qui me surprend, à chaque fois, ce qui reste nouveau, provoque une sorte de sursaut, ce serait d’être moi, débusquée, dans ce non-amour. et puis aussi, cette auto-dérision, j’en suis bien incapable.)
l’acheter, ce livre, de christian oster, mon grand appartement (je l’ai emprunté à la bibliothèque).

jeudi 28 juillet 2005 · 10h00

en garde (I)

La femme qui écrit les mots sur cette page s’est vue prise en défaut. Quelque chose, une petite chose, une chose importante, malgré sa vigilance, son application, le quadrillage qu’elle tente d’opérer des heures de sa vie, lui a échappé, s’est vu happé par l’oubli. Elle a raté un rendez-vous. Cela l’a mise dans une colère noire. 
lundi 8 août 2005 · 18h33

parking 3.3

Queen Victoria,
My father and all his tobacco loved you,
I love you too in all your forms,
the slim and lovely virgin floating among German beer,
the mean governess of the huge pink maps,
the solitary mourner of a prince.
Queen Victoria,
I am cold and rainy,
I am dirty as a glass roof in a train station,
I feel like an empty cast iron exhibition,
I want ornaments on everything,
because my love, she gone with other boys.
Queen Victoria,
do you have a punishment under the white lace,
will you be short with her, will you make her read those little Bibles,
will you spank her with a mechanical corset.
I want her pure as power, I want her skin slightly musty with petticoats
will you wash the easy bidet out of her head?
Queen Victoria,
I’m not much nourished by modern love,
will you come into my life
with your sorrow and your black carriages,
And your perfect
memories.
Queen Victoria,
the Twentieth Century belongs to you and me.
Let us be two severe giants not less lonely for our partnership,
who discolour test tubes in the halls of Science,
who turn up unwelcome at every World’s Fair,
heavy with proverbs and corrections,
confusing the star-dazed tourists
with our incomparable sense of loss.

L. Cohen

lundi 8 août 2005 · 22h49

parking 3.4

<table width="800" background="https://disparates.org/to-be-or/img/queen_victoria.gif" style="text-align: justify; width:800px; height:600px; font-size:13px; word-spacing: 0.1em; font-family: Courier New,Courier,mono; color: #999999; line-height: 0.3em;">
    <tr>
               <td width="160" style="vertical-align:middle; border-style:dashed; border-color:#999999;border-width:1px;" onmouseover="this.style.lineHeight=’1.2em’; this.style.color=’#FFFFFF’; this.style.borderColor=’#FFFFFF’;" onmouseout="this.style.lineHeight=’0.3em’; this.style.color=’#999999’; this.style.borderColor=’#999999’;">
               Queen Victoria,<br />
                   My father and all his tobacco loved you,<br />
                   I love you too in all your forms,<br />
                   the slim and lovely virgin floating among German beer,<br />
                   the mean governess of the huge pink maps,<br />
                   the solitary mourner of a prince.</td>
               <td width="160" style="vertical-align:middle;" onmouseover="this.style.lineHeight=’1.2em’; this.style.color=’#FFFFFF’;" onmouseout="this.style.lineHeight=’0.3em’; this.style.color=’#999999’;">
               Queen Victoria,<br />
                   <font color="#FFFFFF">I am cold and rainy,</font><br />
                   <font color="#FFFFFF">I am dirty as a glass roof</font> in a train station,<br />
                   <font color="#FFFFFF">I feel like an empty cast iron exhibition,</font><br />
                   <font color="#FFFFFF">I want ornaments on everything,</font><br />
                   <font color="#FFFFFF">because my love, </font>she gone with other boys.</td>
               <td width="160" style="vertical-align:middle;" onmouseover="this.style.lineHeight=’1.2em’; this.style.color=’#FFFFFF’;" onmouseout="this.style.lineHeight=’0.3em’; this.style.color=’#999999’;">
               Queen Victoria,<br />
                   do you have a punishment under the white lace,<br />
                   will you be short with her, will you make her read those little Bibles,<br />
                   will you spank her with a mechanical corset.<br />
                   I want her pure as power, I want her skin slightly musty with petticoats<br />
                   will you wash the easy bidet out of her head?</td>
               <td width="160" style="vertical-align:middle;" onmouseover="this.style.lineHeight=’1.2em’;this.style.color=’#FFFFFF’;" onmouseout="this.style.lineHeight=’0.3em’; this.style.color=’#999999’;">
               Queen Victoria,<br />
                   I’m not much nourished by modern love,<br />
   &n
bsp;               will you come into my life<br />
                   with your sorrow and your black carriages,<br />
                   And your perfect<br />
                   memories.</td>
               <td width="160" style="vertical-align:middle;" onmouseover="this.style.lineHeight=’1.2em’; this.style.color=’#FFFFFF’;" onmouseout="this.style.lineHeight=’0.3em’; this.style.color=’#999999’;">
               Queen Victoria,<br />
                   the Twentieth Century belongs to you and me.<br />
                   Let us be two severe giants not less lonely for our partnership,<br />
                   who discolour test tubes in the halls of Science,<br />
                   who turn up unwelcome at every World’s Fair,<br />
                   heavy with proverbs and corrections,<br />
                   confusing the star-dazed tourists<br />
                   with our incomparable sense of loss.</td>
   </tr>
</table>

<div style="width:800px;text-align:right">L. Cohen</div>
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