lundi 22 août 2005 · 11h53

des outrages

P O O R THING

sur un coup de tête gueule j’ai
détruit le blog créé sur over-blog.com il y a
combien de temps déjà
est-ce que c’était 2 mois, peut-être.

coup de tête gueule
(s’annonce quelque chose de l’ordre du symptôme)

pourquoi faut-il toujours
toujours il faut que je croie

qu’on ne veut pas que je fasse ce que je suis en train de faire ou ce que je veux faire – mensonge — je veux dire mensonge ça n’est pas exactement ce que je crois. c’est ce que je dis, et à l’endroit au moment où je le dis, j’y crois. j’y crois et c’est cependant pure comédie. drame. dont je suis la première dupe. dès l’instant où je mets les pieds sur cette scène-là, cette scène où je dresse fièrement un doigt accusateur outragé sur l’autre, je ne peux plus en redescendre.

résultat: je me trouve avec un boulot énorme sur le dos pour rapatrier tous les articles ici d’une part et mettre en place ce nouveau blog d’autre part. c’est malin.

 

jeudi 25 août 2005 · 09h12

trous noirs et déco

je me serai laissée débordée
c’est pour ça que je ne dors pas
c’est pour ça que j’ai détruit le précédent blog
c’est pour ça que je reconstruis celui-ci
que je chipote ici plutôt que de faire là -bas

pas que j’écrive quoi que ce soit non non,
je chipote ferme au template

(je m’occupe de la déco, faire en sorte qu’au plus ça aille au plus elle disparaisse, la déco. je veux tout l’écran à  moi. j’ai viré le calendrier à  gauche, sur une seule colonne. reste encore à  virer ce qui se trouve au-dessus.)

je m’en veux beaucoup de passer tellement de temps à  ça. enfin, je crois que je m’en veux. peut-être que je devrais l’accepter. mais je ne produis rien qui y ait du sens. au départ, je veux faire un blog parce que je suis obsédée par toutes sortes de choses qu’il me semble vouloir écrire. et puis, je ne fais rien d’autre que d’essayer d’aménager un réceptacle à  ces éventuels écrits, auxquels d’ailleurs je pense de moins en moins. je ne fais que faire, je ne fais que continuer, sans pouvoir m’arrêter. sans plus penser à  rien, uniquement parce que je n’arrive pas à  faire autrement.

c’est parce que je suis tellement obsédée par tout ça, parce que ça me prend tellement de temps, que je pense que c’est mauvais. (si j’arrivais à  le faire dans l’enthousiasme la fierté voire même la vantardise, ça irait beaucoup mieux. or, comme je ne fais pas exactement ce que je pensais faire, juste écrire, je ne peux pas être contente de ce que je fais. et c’est comme si j’essayais de faire tout ça en me glissant dans un trou noir du temps : que ça ne compte pas. dans un trou noir du sentiment.)

dimanche 28 août 2005 · 22h59

[ comme si – le surmoi , la parole même

Le surmoi a un rapport avec la loi, et en même temps c’est une loi insensée, qui va jusqu’à  être la méconnaissance de la loi. C’est toujours ainsi que nous voyons agir chez le névrosé le surmoi. N’est-ce pas parce que la morale du névrosé est une morale insensée, destructive, purement opprimante, presque toujours anti-légale, qu’il a fallu élaborer dans l’analyse la fonction du surmoi?

Le surmoi est à  la fois la loi et sa destruction. En cela, il est la parole même, le commandement de la loi, pour autant qu’il n’en reste plus que la racine. La loi se réduit tout entière à  quelque chose qu’on ne peut même pas exprimer, comme le Tu dois, qui est une parole privée de tous ses sens. C’est dans ce sens que le surmoi finit par s’identifier à  ce qu’il y a seulement de plus ravageant, de plus fascinant, dans les expériences primitives du sujet. Il finit par s’identifier à  ce que j’appelle la figure féroce, aux figures que nous pouvons lier aux traumatismes primitifs, quels qu’ils soient, que l’enfant a subis.

J. Lacan, Le Séminaire, Livre I, p. 118
lundi 29 août 2005 · 09h49

[ comme si – ici , les hors

je voulais dire comme si la parole . je voulais dire ici ,        ces lieux qui n’en sont pas ( hors-lieux de, les blogs , internet , etcaetera) , comme si lieux de parole , la voix en moins .       je parle de la voix débarrassée de sa chair , voix : viande en moins . son seul os , comme qu idirait .   –       où la chair serait le réel la présence réelle physique ( : péché (de chair mon père)   –       l’os , ce qu’il en reste , subsiste , pendant qq temps ( le signifiant aux allures clean sèches      ( pense à  l’amaigrie .

lundi 29 août 2005 · 21h56

[ comme si – ici , les hors

je voulais dire comme si la parole . je voulais dire ici ,        ces lieux qui n’en sont pas ( hors-lieux de, les blogs , internet , etcaetera) , comme si lieux de parole , la voix en moins .       je parle de la voix débarrassée de sa chair , voix : viande en moins . son seul os , comme qu idirait .   –       où la chair serait le réel la présence réelle physique ( : péché (de chair mon père)   –       l’os , ce qu’il en reste , subsiste , pendant qq temps ( le signifiant aux allures clean sèches      ( pense à  l’amaigrie .

mardi 30 août 2005 · 10h06

surmoi, coeur net

		si je m’intéresse au surmoi                  si je m’y suis intéressée                         c’est que c’est qu’il
    m’est arrivé de me dire                     que je devais en avoir un de solide        ,           de
surmoi        .                                                       .                                           

                                                                                                        en avoir le coeur net .
		
j’ai pensé à  ça comme ça
effleurée ça m’est venu à  force ça
pourrait se dire aussi :
EST-CE
QUE
je n’en tiendrais pas une
sacrée
tranche , moi, de surmoi.
EST-CE
QUE
ça ne serait pas ça, la
cause de de tous mes

troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
troublestroublestroubles
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
OH
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
troubletroubletrouble
trouble
jeudi 1 septembre 2005 · 10h44

[comme si – la voix séparée

de jouir inconscient avant tout qu’il s’agit.

je te dis d’écrire : écris !
puis je te dis de n’écrire pas : n’écris pas !
de quoi jouis-tu? tu jouis de devoir écrire et de ne pas écrire
tu jouis de ce que
tu n’écrives pas, de ce que ce soit l’Autre qui écrive
(cet Autre non-barré, que dès lors tu constitues)
de ce que l’écriture t’existe.

le surmoi s’origine de la voix, il est entendu, c’est la voix entendue.
celle séparée de ce qu’elle dit.
le surmoi entend l’autre, surtout ce qu’il ne dit pas.
entend la chair de la parole.
celle qui manque aux mots et que les mots manquent.

alors à  l’origine, il n’y aura pas de parole qui ne fasse commandement, qui ne vienne à  m’instituer sujet du signifiant*"voilà  entends ça, ce que tu es",
"ce que tu es, sujet
jetus sujet du signifiant" – signifiant auquel justement la voix échappe, commandement auquel la voix échappe, où s’entend donc, que c’est bien elle, la voix, qui commande, puisqu’elle est celle, la voix, qui excepte à  la loi.

le surmoi peut donc commander de faire une chose et son contraire, puisqu’il s’occupe de ce qui ne rentre pas dans les catégories du signifiant, de ce qui n’obéit pas à  sa logique binaire.

Top