lundi 5 septembre 2005 · 15h29

du désir d’être castrée

voix des ondes environ 10.000 morts . voix intérieure
la castration
l’histoire

le fractionnement
(le discontinu)
la mort

la jouissance la compacité le temps vertical l’instant
(le continu)
l’éternité
la parole la castration la diachronie  
  s’oublier devant un ordinateur s’oublier devant la télévision ne pas voir le temps passer
  le blog comme la parole présent continu
alors qu’est-ce qui distingue la parole du blog
la voix, le corps
alors ce serait le corps, la castration,
 
  voix des ondes : hatzveld : à  la guerre on vit essentiellement au présent
le désêtre le désir la synchronie l’être (l’identification)
la pétrification

écoutez franchement, je n’en sais rien. la castration, je n’en sais rien, si c’est ce que je dis, ce que j’écris ici . je la cherche, je cherche ce qu’elle, serait,

puisque
je la suppose être ce que je veux éviter à  tout prix (l’inconnue cause de ma peur)

tout en manquant toujours, manquant

manquant de l’être, castrée.

de l’être, castrée

(fille fille fille) , (pas-tout x phi de x)

1 temps, perplexité

et comme de l’être, castrée, il est temps que je ne l’attende plus
plus de l’être par les autres – pour pouvoir les en accuser ensuite [...]  Lire la suite >

mercredi 7 septembre 2005 · 14h10

où il est question de placard et d’aspirateur

laver le vase acheter de nouvelles fleurs (en même temps que les fruits) . tu me dis que tu t’ennuies et je ne te trouve à  te répondre rien d’autre que de te dire d’arrêter. arrête de t’ennuyer.
je ne sais pas pourquoi il y a certains gestes que je n’aime pas faire — sortir l’aspirateur du placard, l’y remettre. je n’aime pas. comme geste, il en vaut pourtant bien d’autres. à  peine un peu plus compliqué, se baisser, dégager l’engin des vêtements derrière lesquels il est enfoui , le soulever,  trouver son manche encombrant, le sortir du placard le corps pris dans les vêtements, se redresse,  les bras s’emmêlent .  refermer le placard, s’avancer dans le couloir trop étroit pour ce fardeau relativement imposant .  sont impliqués dans ce geste une série de petits mouvements du corps des muscles qui demandent juste un peu d’attention de précision . un peu de force aussi, dans le couloir pour tenir l’aspirateur suffisamment loin de ses jambes de façon à  ce qu’il ne les battent pas . mais est-ce un tel effort ? ces répugnances ne lassent pas de m’étonner . il ne s’agit que d’utiliser son corps .  j’aimerais mieux aimer ce geste, le remercier. pour la petite occasion qu’il m’offre d’employer mon corps à  une tâche un peu moins coutumière, un peu plus exigeante . évidemment, c’est pas le délire non plus, c’est pas l’ivresse.  (un poil plus physique que de rester assise devant un ordinateur)
jeudi 8 septembre 2005 · 10h12

. parler .

Réenchanter le monde, n’est-ce pas ce qui s’accomplit dans chaque séance de psychanalyse ? On s’abstrait de toute évaluation d’utilité directe dans une séance de psychanalyse. La vérité est que l’on ne sait pas à  quoi ça sert. On se raconte. On écrit un chapitre de son autobiographie. Sauf qu’on ne l’écrit pas. On la raconte, on la narre. C’est l’auto-bionarration, avec ce que cela comporte d’autofiction.

La psychanalyse a partie liée avec la poésie. Une psychanalyse, c’est une invitation à  parler, non pas à  décrire, non pas à  expliquer, non pas à  justifier ou à  répéter, et non pas vraiment à  dire la vérité. Une psychanalyse est une invitation à  parler, purement et simplement, et sans doute pour être écouté. [...]  Lire la suite >

mercredi 14 septembre 2005 · 19h46

windowing ( je t’attends) img: rouge baiser

[
 

mardi 20 septembre 2005 · 10h51

( en forme de souvenir )

instantaneisme

c’est drôle, que nous soyons passés si vite d’une époque où nous voulions apprendre à  nous passer du projet, où nous nous initiions à  l’immédiateté, à  l’ici et maintenant / tout de suite / pas tout à  l’heure, à une époque toute immédiate. je me souviens de mes lectures, je n’oublierai jamais cette découverte, de cioran et de bataille – je déménageais, en bus, les livres, de poche, dans mes poches, je quittais le domicile de mes parents, c’était l’été, j’avais 19 ans. je devenais seule.  ce qu’ils ouvraient pour moi, ces auteurs. ce qu’ils ouvraient et que pourtant tout de suite immédiatement je vivais j’ai vécu, sans que je ne me le formule évidemment, comme une nouvelle forme d’aliénation, d’obligation, non dénuée d’angoisse, non non-ressentie avec un sentiment d’impuissance. mise à  pied de jouir. la vérité de ce que je découvrais alors, je la ressens encore. encore, tandis que je me bats pour retrouver le désir le délai le retard – le =&0=& -, sortir de la présence, de la fantomatique présence. – (tout a été très vite. incroyablement vite. et je suis nettement moins seule.)
mercredi 21 septembre 2005 · 09h16

( pour en re-venir à  l’histoire)

Marcel Duchamp (28 Jul 1887 - 2 Oct 1968) Sorte de sous-titre / Retard en Verre (Note autographe pour "Le Grand verre") 1912
Marcel Duchamp (28 Jul 1887 – 2 Oct 1968)
Sorte de sous-titre / Retard en Verre (Note autographe pour « Le Grand verre »)
1912
ils pensaient avoir le projet de sortir du projet, en fait c’était le monde qui en sortait. le monde sortait du projet.

duchamp parlait des readymades en terme de rendez-vous, de retard aussi. parlant de l’art, il disait c’est un choix. ça aurait été une forme de prescience, de ce qui se perdait; dont il aurait voué/espéré/destiné l’art à  la garde.

Employer « retard » au lieu de tableau ou de peinture; tableau en verre devient retard en verre – mais retard en verre ne veut pas dire tableau sur verre –
C’est simplement un moyen d’arriver à ne plus considérer que la chose en question un tableau – en faire un retard dans tout le général possible, pas tant dans les différents sens dans lesquels retard peut être pris mais plutôt dans leur réunion indécise / « Retard » –  un retard en verre comme on dirait un poème en prose ou un crachoir en argent. [...]  Lire la suite >

Top