où il est question de placard et d’aspirateur

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie Étiqueté ,
laver le vase acheter de nouvelles fleurs (en même temps que les fruits) . tu me dis que tu t’ennuies et je ne te trouve à  te répondre rien d’autre que de te dire d’arrêter. arrête de t’ennuyer.
je ne sais pas pourquoi il y a certains gestes que je n’aime pas faire — sortir l’aspirateur du placard, l’y remettre. je n’aime pas. comme geste, il en vaut pourtant bien d’autres. à  peine un peu plus compliqué, se baisser, dégager l’engin des vêtements derrière lesquels il est enfoui , le soulever,  trouver son manche encombrant, le sortir du placard le corps pris dans les vêtements, se redresse,  les bras s’emmêlent .  refermer le placard, s’avancer dans le couloir trop étroit pour ce fardeau relativement imposant .  sont impliqués dans ce geste une série de petits mouvements du corps des muscles qui demandent juste un peu d’attention de précision . un peu de force aussi, dans le couloir pour tenir l’aspirateur suffisamment loin de ses jambes de façon à  ce qu’il ne les battent pas . mais est-ce un tel effort ? ces répugnances ne lassent pas de m’étonner . il ne s’agit que d’utiliser son corps .  j’aimerais mieux aimer ce geste, le remercier. pour la petite occasion qu’il m’offre d’employer mon corps à  une tâche un peu moins coutumière, un peu plus exigeante . évidemment, c’est pas le délire non plus, c’est pas l’ivresse.  (un poil plus physique que de rester assise devant un ordinateur)
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