mercredi 21 novembre 2012 · 18h17

A propos donc de Marcel Hanoun, hier au Saint-André des Arts

 

Le cinéma de Marcel Hanoun # Cinéma Le Saint André des Arts # 30, rue Saint André des Arts – 12, rue Gît-le-coeur 75006 Paris
New York Soft Hotel (0h09) – Le ravissement de Natacha (0h22) – Une simple histoire (0h35)

Au fond ce qu’il fait,  c’est se saisir d’ un événement d’actualité, rebondir dessus,  aller au  plus loin de ce rebondissement,  jusqu’à la fiction,  jusqu’à l’invention d’une fiction, l’écriture d’un film,  pour rendre compte de la répercussion sur lui,  l’écho en lui de cet événement,  et en donner alors un écho certainement différent, dissonant, de celui qui circule dans les médias. 

Mais pourquoi ce dont il a à parler,  doit-il passer par le commentaire de l’actualité ? Mais enfin, quoi d’autre, sinon?  Quand  le commentaire de l’actualité est à ce point irrésistible qu’il l’est devenu, en particulier sur les réseaux sociaux, et convient-il alors qu’il se fasse en résistance à cette irrésistibilité ? Pour la vaincre ? Quelle est la prégnance des médias et des réseaux sociaux qui toujours nous acculent à nous positionner de façon binaire, dans l’affrontement imaginaire  ?  Ou moi ou l’autre ? Comment y résister ? Et résister à ce positionnement facile d’identification paranoiaque à l’un ou à l’autre ou bon ou au mauvais? Par quelle autre posture que l’indifférence ou la fuite ? 

J’ai donc vu deux films hier de Marcel Hanoun,  en lien avec l’actualité,  d’époque,  la plus bruyante : l’affaire DSK (je n’ai pas aimé ce film), et l’affaire de cette petite fille enlevée qui grandit dans une cave avec son ravisseur et qui finit,  des années après,  par arriver à s’enfuir; le ravisseur se suicidant alors.  J’ai beaucoup aimé ce dernier film,  Le ravissement de Nathalie Natacha. C’est un film d’amour, une parole d’amour.

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