24 novembre 2005

presque, très rapprochée

la pleureuse le ruisseau ( comme dans ce film japonais
l’écoulement soufflement
le reçu, la caresse de ce qui est de l’autre côté (reçu, reçu
aucun point de l’espace de ce que je vois qui ne me touche ( qui ne m’aille à  l’âme ( comme si comme si l’aveugle, cela que je vois me voyait ( avec la douceur infinie contenue en chaque point de la distance où trouve presque à  se définir cette sorte de regard dont je suis séparée dont je suis séparée ( aucun point de cet espace qui ne m’agenouillerait pas la respiration presque arrêtée égarement

c’est ça, c’est le don, que je reçois
fermer les yeux, des ruisseaux. à  pas de loup tu sors de la pièce. c’est l’or.

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