lundi 26 juin 2006 · 14h18

tristesse

non, je n’appelle pas la baby-sitter pour qu’elle s’occupe de jules et que je puisse travailler. j’attends que jules se réveille et que je ne puisse plus travailler. c’est mieux.
/ c’est pire mais c’est mieux /

lundi 26 juin 2006 · 14h26

tristesse

aujourd’hui, je ne m’occupe que du possible. si par hasard, je tombe sur de l’impossible et que je le traverse. c’est bien. sinon, si je me casse la gueule. j’arrête. j’arrête et je pars. dans le XIIIème arrondissement, avec jules et sa poussette. jules, sa poussette, son goûter. il faut tout envisager.

lundi 26 juin 2006 · 17h46

tristesse, suite

donc l’ongle n’est pas tombé / et probablement j’aurai répondu yes, machinalement, à la question, à laquelle je n’aurai pas prêté attention : are you sure you want to delete the database ? en tout cas, la seconde après la base de données était effacée

samedi 8 juillet 2006 · 19h57

moi non plus

Je viens de terminer un livre merveilleux, un livre qui certainement marquera pour moi un avant et un après, il s’intitule Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres? de Marcel Benabou. Et c’est dans le fil encore de sa lecture que je me risque à l’énoncé de cette certitude.

lundi 10 juillet 2006 · 09h22

zuitres (dans le noir)

totalement perdu l’habitude d’écrire. arrivée conclusion, certainement non le blog n’est pas la, n’est pas ma
bonne
façon. actuellement lis t.c. boyle, nouvelles: décidément non, Le monde des livres n’est pas la, pas mon, meilleur conseiller. mais, au pa
ravant
chronicar’t m’avait fait découvrir :
XY (oubli du nom)
et alors:

– 1 gros livre jaune, cartonné, de la bibliothèque
– 1 gros livre bleu, couverture souple, acheté chez Tschann : magnifique, vraiment.

. n’est pas la et je rêve .

mais.

cette semaine, essayer, juste pour voir, raccrocher.

lundi 10 juillet 2006 · 09h41

(cette huitre) dans, pour le noir

cet oubli du nom, des noms propres, Freud, il a écrit tout un texte, là dessus.

et moi aussi, moi aussi
j’oublie
les noms propres – les noms d’auteur
je ne dis pas que ça soit les mêmes
de noms, lui,
avait oublié Signor elli

moi, c’est presque tous
les noms
presque tous
les noms propres

hier, du nom dont j’essaie de me souvenir ici, ce matin, sans trop l’essayer d’ailleurs: vain
hier donc, par hasard, alors que je vaquais, occupations, ménagères, je me suis souvenue, j’ai pensé, ah, voilà, c’est fait, je l’ai retenu.

c’est fait, je l’ai retenu, le nom – le nom de l’auteur.

or ça, à nouveau, oups, oublié. quelque chose à voir avec le thé – je crois, le nom. anglais, l’auteur, plus jeune que moi.

oubli par moi rapporté – mais vaguement –
à l’impossibilité qui est la mienne
d’être auteur moi-même.

quant à freud, sigmund, ça avait
quelque chose
à voir avec
la mort, l’impuissance
(sexuelle)

cela dit, je ne doute pas, que le nom
me revienne. tôt ou tard.

 

hier, ou avant hier, j’ai rêvé que quelqu’un avait (déjà) écrit quelque chose sur le n’importe quoi. je me disais, ah moui, donc, c’était déjà écrit.

lundi 10 juillet 2006 · 09h50

noir (l’autre jour)

l’autre jour je lisais et je me suis dit que
je
me

tenais,
toute entière (curieux)
du côté du,

du côté droit:

Nous pouvons donc, à partir de ces remarques, répartir des termes
selon qu’ils ressortiront au rapport ou au non-rapport :

rapport non-rapport
signifiant a
oppositif, distinct indistinct
discret ( → )   continu (→ )
énumérable incomptable
nommable innommable

Ajoutons :

inconscient jouissance Une
Verdrängung Urverdrängung
(savoir possible)  (savoir impossible)
S1 → S2  
lundi 21 août 2006 · 09h26

le devoir de suicide
— rêve réellement extraordinaire, cauchemar

Je crois que nous sommes devant la mer. J’ai déjà, en cachette, peut-être dans l’autocar, avalé, à moins que je ne les tienne encore en main, les 5 cachets avec lesquels je compte me suicider. Je ne sais pas si je commence mon suicide, si ce sont les premiers cachets de mon suicide, ou si ce sont les premiers et derniers, les seuls. Je ne sais pas si je commence alors à mourir. Toujours est-il que les cachets que je prends et que je ne vais cesser de reprendre à partir de là vont commencer à faire leur effet.

Il y a une chose que nous allons faire deux fois, devoir faire deux fois. C’est une épreuve, un exercice difficile – c’est lié au devoir de suicide ou au fait que nous postposons le suicide, à la situation dans laquelle nous sommes. La première fois, ça se passe sans trop de difficultés, nous arrivons à le faire. La deuxième fois, ça va devenir si difficile, l’épreuve, que, moi qui suis partie devant, qui mène les autres, vais finir par abandonner, ce qui entraînera mon réveil.. J’avalerai au cours de cette épreuve plusieurs fois des cachets. A la fin, les autres s’en apercevront, le « chef » aussi. Qui se demande également s’il va le faire, si c’est le moment de le faire, qui ne sait pas quoi me dire. Personne ne sait quoi me dire par rapport à mon suicide.

Je ne sais plus exactement en quoi consiste l’épreuve. Je crois qu’il y a des armoires dans la mer. Nous devons grimper sur ces armoires, au dessus desquelles il y a des chaussures, chaussures que nous enfiler les unes après les autres. L’épreuve consiste à avancer d’une armoire à l’autre en ayant successivement passé son pied dans chacune des chaussures. Les chaussures sont toutes différentes, ce sont, je crois des chaussures de femmes, à talon, des escarpins. Elles deviennent de plus en plus nombreuses. Elles sont en fait assez petites. On ne peut, en fait, à peine y glisser un orteil. Il ne s’agit pas de les mettre, il s’agit d’y glisser l’orteil ou le bout du pied et puis de passer à la suivante, mais de les faire toutes, sans exception. Les armoires deviennent de plus en plus difficiles à escalader et de plus en plus encombrées de chaussures. C’est parce que la dernière est vraiment trop haute, que je pleure et renonce à en sauter, comme je le devrais. Je me retrouve sur la terre ferme, je suis très triste, le désarroi est complet, je veux prendre les derniers médicaments, les autres s’en aperçoivent. Tout le monde a abandonné, en fait, ils ne savent pas quoi dire. Je me réveille.

Ce qui a poussé au suicide. Quelqu’un, que j’appelle le chef, mais qui est en fait une personne très forte, tue tout le monde. Cette personne en a plusieurs à son service. Des gens qui l’aiment et veulent tout faire pour elle, tout faire pour son service. L’une de ces personnes est un jeune homme blond, a l’air doux, avec des lunettes. Que rien ne prédestine à devenir un assassin. Il va pourtant aller jusqu’à tuer deux personnes. Ces personnes qu’il tue sont des connaissances à lui, qu’il aime peut-être, mais cela n’importe pas pour lui, à cause du chef. Ses crimes accomplis, ses devoirs accomplis, il revient auprès du chef et le chef, qui a déjà tué beaucoup de monde, après un moment d’hésitation, et parce qu’il a déjà tué tellement de monde et que rien n’a plus vraiment de sens, le tue également, d’un coup de révolver, lui et une autre personne qui se trouve plus loin. Je crois qu’il y a du sang, c’est très violent. L’ensemble du rêve est très violent, réaliste. C’est à la suite de ces meurtres que le chef, et puis moi-même, se demande s’il ne doit pas se suicider. Le décide. Puis, il y a les armoires dans la mer, avec les chaussures.

jeudi 14 septembre 2006 · 07h06

la moyenne (le médiocre)

j’en viens à me dire que je suis très-médiocre. et que je n’ai aucune envie de « m’élever au dessus de la moyenne ». (il y a les gens qui aiment la poésie et ceux qui ne la lisent pas.) (on en viendrait à se battre pour défendre « sa médiocrité ».) ((vous l’entendez bien bien, que je dis ça comme on dirait « défendre » son symptôme.)) (s’entendre dire que « le public aime les choses laides » (point d’exclamation))  (la difficulté de ce genre d’assertion c’est qu’elle se passe de se re-demander ce que ça serait, une chose laide). (évidemment, si l’on veut dire, la moindre chose, il y a bien un moment où il faut en passer par là, imposer son acception d’un terme :: on ne saurait à chaque instant re-questionner le sens des termes qu’on utilise – je suppose.)  (je crois que la poésie est une chose intéressante.) (de ces dites choses intéressantes auxquelles je ne parviens pas à m’intéresser.) (mais, si ça se trouve, un certain effort inconnu de moi accompli, je la trouverais, intéressante.) (veux-je des choses intéressantes? je veux de cela vers quoi on ne peut s’empêcher d’aller. quoi d’autres?) (je ne dis pas qu’on ne puisse dire qu’on aime les belles choses. je pense au contraire qu’il « faut témoigner de ses modes de jouir » . vous voyez, je m’autorise même à dire qu’il y a des choses « qu’il faut ». cela, je le dis, parce que je le sais. il y a des choses « qu’il faut » parce qu’à l’intérieur, « ça doit ». on le sent bien, ça doit. muss es? es muss. )

(il y a un endroit où être et devoir se confondent absolument. cela est, cela doit). (il y a les modes de jouir en commun et puis les autres.) (personnellement, j’aime à me débattre avec le commun. dans ma solitude avec le commun. ma commune solitude, etc.) (et puis, on ne saurait trop vouloir de
ce qui vous insuffle vous met en
état de révolte / rejet dégoût.
cela, non plus.
colère.
certaines musiques bien senties, paroles bien dites.)

voilà le jour adieu.

voilà le jour voilà le jour

adieu!

dimanche 17 septembre 2006 · 11h15

la moyenne (suite, suite, les raisons de la colère)

cela dit de colère les raisons ne manquent pas foisonnent / colère à foison au point qu’on / s’en invente même quand il n’en manque – voire d’autant / et –
qu’on
hésite, finalement à.

mais j’aime encore bien les chants où les poings sont levés, et tout la haut dans ma chambrette écoutés par moi seule / NO PASARAN sous les fourches caudines

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