je vais donc essayer d’écrire de l’autre côté de la barrière. c’est-à-dire sans public continuer d’écrire dans ce blog, puisque des tonnes de choses ici sont commencées, et parce que je me sens bien incapable de faire autre chose. cette autre chose, je ne sais pas ce qu’elle est. elle est ce que j’imagine que je ne saurais pas faire. le blog me convient parce qu’il me permet l’un petit peu quand je veux et sans nécessairement de fil, de continuité, sinon celle des jours, ce qui, je l’ai déjà fait remarquer autrefois, se rapproche de la façon dont se fomentent les choses en analyse. ce dont je ne sais quelle conclusion tirer, si ce n’est que je suis une addicted à l’analyse. le blog est ce qui ne me convient pas, mais je ne sais comment entamer autre chose, l’autre chose. il est peut-être inutile d’ajouter qu’écrire ici m’est désagréable. le sentiment que ça me procure est très loin de celui que j’ai pu décrire quand j’ai parlé de celui de faire ce que je devais, d’être au plus proche de ce que je pensais avoir à faire lors de certains travaux d’écriture, de certains moments d’écriture. [...]
(retour vers le secret)
… les perversions de la sensualité des femmes
« Qui sondera jamais les perversions de la sensualité des femmes ? Qui comprendra leurs invraisemblables caprices et l’assouvissement étrange des plus étranges fantaisies ?
Chaque matin, dès l’aurore, elle partait au galop par les plaines et les bois ; et chaque fois, elle rentrait alanguie, comme après des frénésies d’amour.
J’avais compris ! j’étais jaloux maintenant du cheval nerveux et galopant ; jaloux du vent qui caressait son visage quand elle allait d’une course folle ; jaloux des feuilles qui baisaient, en passant, ses oreilles ; des gouttes de soleil qui lui tombaient sur le front à travers les branches ; jaloux de la selle qui la portait et qu’elle étreignait de sa cuisse.
C’était tout cela qui la faisait heureuse, qui l’exaltait, l’assouvissait, l’épuisait et me la rendait ensuite insensible et presque pâmée. » (Guy de Maupassant, Fou ?) [...] Lire la suite >
jean baudrillard

Le «Loft» vaut comme une métaphore universelle de l’être moderne, l’homme numérique devenu sa propre souris blanche.
Tous télé-guidés
Par Jean BAUDRILLARD
LIBERATION.FR : mardi 6 mars 2007
Ce texte est paru dans Libération du 7 septembre 2001
Avec Loft Story, la télévision a réussi une opération fantastique de consensualisation dirigée, un véritable coup de force, une OPA sur la société entière formidable réussite dans la voie d’une télémorphose intégrale de la société. Elle a créé un événement (ou mieux, un non-événement) où tout le monde s’est trouvé pris au piège. «Un fait social total», dirait Mauss sinon que dans d’autres cultures, cela signifiait la puissance convergente de tous les éléments du social, alors qu’ici, cela marque pour toute une société, l’élévation au stade parodique d’une farce intégrale, d’un retour image implacable sur sa propre réalité. [...] Lire la suite >