enchantée donc l’autre jour par soirée passée avec Dominique au Palais de Tokyo, une conférence avec Didi-Huberman (par ailleurs annoncée entrée libre sur papier et sur le site, sans qu’il soit fait mention qu’elle était conditionnée par l’achat d’une entrée pour l’exposition (10 euros (qui deviendraient zéro si je m’inscrivais comme demandeuse d’emploi)).) Arrivées tard, nous n’avons pas eu le temps de voir l’expo avant la conf, tandis qu’après, comme j’eus l’idée qu’il fallait que nous nous posions d’abord un petit peu, rapidement, avec une petite bière, pour pouvoir la visiter ensuite – avant la fermeture des lieux, à minuit, la petite bière est rapidement devenue 4 ou 5 – moyennant quoi nous sommes évidemment sorties sans avoir vu l’expo, mais à l’heure prévue, de la fermeture, après minuit, où je me suis alors engouffrée, j’ose le dire: voracement, dans un taxi qui passait, après de trop courtes mais chaleureuses dans leurs intentions, embrassades avec Dominique dans la nuit, sous une fine pluie, directement en bas des marches du Palais. J’y étais, il faut le dire, également arrivée en taxi, dans un état d’angoisse assez remarquablement avancé, mais qui depuis a totalement disparu. Le désir, dirais-je, m’en est revenu, de par cette conférence, ainsi que la joyeuse alcoolisation qui s’ensuivit. Ce que la visite du lendemain à l’exposition de Thomas Hirshhorn, gratuite elle, mais où je suis allée – accompagnée cette fois de Frédéric et de Jules – après que nous ayons vu l’exposition Didi-Huberman, pour laquelle j’aurai donc repayé une entrée, n’a fait qu’amplifier, à un très haut point, au point que je puis craindre maintenant sa perte, du désir la perte, car il est parti dans des hauteurs, dont je sais me connaissant, qu’il me sera préoccupant d’avoir à dévaler forcément la pente dans l’autre sens, ma faible constitution dés(l)irante peu à même d’entretenir les feux de sa fièvre, rapidement que je suis rattrapée par mon coutumier sentiment d’impuissance à transformer en l’acte qu’il contient tout désir qui y tend. [...]
flamme éternelle, parenthèse (prolégomènes sur le désir)
Je te parlais de Flamme éternelle, l’exposition de Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo
Dear Annick,
Il fallait que je te parle de Flamme éternelle, l’exposition gratuite au Palais de Tokyo, https://flamme-eternelle.com, de Thomas Hirschhorn. Jules ça l’a rendu fou. Il disait que c’était le paradis. Il disait « On aurait dit qu’il n’y avait pas de loi
C’était le chaos.
J’ai de nouveau eu le sentiment très fort que tout était possible.
J’ai pensé que maman allait le sentir aussi, qu’elle allait sentir que j’avais raison, que tout était possible. » Il disait ça à son père, dans la voiture, au retour. « Qu’il y aurait pu y avoir la révolution. » [...] Lire la suite >
Comment faire pour que la flamme continue de brûler?
L’événement Flamme éternelle a balayé de mon esprit ce qui n’en constitua pourtant pas moins un, la veille, celui de la rencontre Nouvelles histoires de fantômes avec Didi-H. et Arno Gisinger.
C’est que Flamme éternelle a tellement touché Jules et Frédéric. Et la réaction de Jules, rare et belle, et juste, splendide dans sa spontanéité, a immédiatement mobilisé ma responsabilité : Comment faire pour que la flamme continue de brûler. Ne s’éteigne pas. Trouve à s’entretenir. Aujourd’hui et pour les siècles des siècles (comme il l’écrivait dans l’expo). Qu’il puisse continuer à croire… que tout est possible… Qu’il y a du tout possible. Quand j’ai si souvent moi-même péché contre mon désir. Qu’il m’arrive si facilement – et de façon un peu vicieuse – de proclamer que telle ou telle action « ne servira à rien » ou « ne marchera pas ». [...] Lire la suite >