samedi 2 septembre 2023 · 14h58

#10 et #10bis

J’ai tout à fait perdu le fil, je crois. Publié sur le site du Tiers livre, les deux textes suivants, le 10 et le 10bis (pas encore publiés ici, pas le temps).

J’ai d’abord écrit l’instance et puis le non-écrite.

Je ne m’en sors toujours pas avec les consignes…… J’ai beau m’en imprégner, j’en ressors toujours avec quelque chose complètement à côté. En même temps que je réalise des choses sur moi-même.

samedi 2 septembre 2023 · 19h28

#05 – 00 | ce qui échappe (compressions du temps) / lamento absent
— Non publié sur le site du Tiers Livre

#ateliers #été2023 #05 | ce qui échappe (compressions du temps) – atelier du 9 juillet

Première tentative, je ne l’ai écrite que parce que j’en ai eu l’idée. Je voulais vérifier à quoi ça pouvait éventuellement mener. Ça mène trop loin et je ne l’ai pas publié sur le site de l’atelier. De quoi s’agissait-il ? De plusieurs voix qui commentent un même événement. « Se saisir d’un point d’intensité du réel, et en démultiplier le récit par témoins interposés  » et aussi : « développer le récit en relation inverse à la durée dont il traite, faire récit d’une compression du temps. » Sont cités : Baudelaire, Dostoïevski, surtout Faulkner dans Le bruit et la fureur : « …six narrateurs, chacun s’exprimant par monologues disjoints. La rupture décisive avec l’ancien principe convenu de réalité, puisque la réalité n’est que la somme disjointe de ses perceptions et représentations.« 
Or, je me suis trouvée complètement bloquée face à l’invention nécessaire de ces voix, alors même que l’idée de ces multiples fois voix me parlait, m’évoquait quelque chose d’aussi fuyant il est vrai qu’insistant. Donc, je me suis lancée dans ce que j’ai fait, pour m’en débarrasser, parce que je ne parvenais pas à m’en débarrasser (de ce fantôme d’idée). Comme il s’agissait avec Faulkner d’un enterrement, et aussi peut-être à cause d’un texte (renversant) publié sur le site de l’atelier, j’ai eu l’idée de ces voix imaginées par qui projetterait de se suicider. Je ne sais pas d’où me venait l’idée. Je pensais que quelque chose pourrait revenir. Mais rien. Rien n’est revenu. Sinon ce texte, et je dois chercher autre chose. Pourquoi faut-il que je songe à la mort, à cette mort, pourquoi est-ce que je reste coincée là. C’est à chaque fois pareil finalement, en réponse à la proposition quelque chose s’impose que je n’arrive pas à chasser, malgré ma compréhension globale de la proposition, ma compréhension et mon intérêt, je n’arrive à en retenir qu’une part, de laquelle je n’arrive pas à me décrocher et dont je ne veux pas. Noter, peut-être, à chaque fois, ce qui a « accroché », ce qui s’est imposé, empêchant la venue d’autre chose. Ici, ce qui a accroché, c’est : l’idée d’un enterrement et de ces voix imaginées qui parlent suivant un cercueil, le cercueil d’une personne suicidée. Par ailleurs, cette idée, une fois que je m’y suis engagée, j’ai espéré pouvoir en profiter pour multiplier effectivement les vois voix autour de l’un ou l’autre personnage restant à développer encore, faire entendre des voix qui pourraient en dire quelque chose, mais même ça, non. J’ajoute que dans ce que j’essaie de faire ici quelque chose résiste furieusement à la saisie d’aucun personnage. L’auteur en viendrait à se demander ce qui peut à ce point résister à faire exister –  vivre – un personnage (car c’est à proprement parler tout à fait extraordinaire – ce par quoi l’auteur en passe face à ce qu’elle ressent littéralement comme un impossible et à quoi elle ne s’attendait pas, dans l’erreur complète où elle était. Et encore elle se demande s’il s’agit pour elle d’un consentement à obtenir, d’un sacrifice à faire, à moins que ce qu’elle fait : ne pas y arriver (ne pas donner la vie, ne pas faire vivre ce personnage, qu’elle ne nomme même plus ici) : ce soit exactement ce qu’elle veut faire). A moins, et beaucoup plus simplement, qu’elle ne soit juste pas romancière, après tout, cela arrive (on en voit d’autres, on n’en meurt pas, non plus).
NB : je note que tout du long je choisis de dire « voix » plutôt que « narrateur » (et que cela me coûte 2 lapsus calami – multiple voix/fois/vois). [...]  Lire la suite >

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