cette pièce a été vidée

suis sur le palier du grenier de la rue waelhem. une voix féminine me dit (parlant d’une chambre qui était ma chambre, d’adolescente) que « cette pièce a été vidée, doit le rester complètement, complètement vide, complètement nue, blanche » avec seulement au sol des coussins pour les personnes qu’elle y reçoit et que personne ne peut pénétrer, et surtout pas de sa famille, en dehors de l’office auquel elle est consacrée.

c’est très réel, et je me demande, à l’entendre, s’il n’y a pas chez moi aussi une pièce que je pourrais ainsi vider et consacrer à cet emploi.

palier ¤  grenier ¤ blanc ¤ mansarde

souvenirs, liens

quelques jours auparavant, soldes pour jules, une tente d’indien toute blanche parsemée à l’intérieur de coussins blancs sert de cabine d’essayage  aux enfants. je me dis que c’est très chouette. et ça plaît beaucoup à jules aussi.

La bataille de Wounded Knee – Jacques Muller, 1996, acrylique sur toile, 122*152

souvent mon père disait qu’il était un indien. un jour je lui dis que non, qu’il il n’était (même) pas un indien, ça le met dans une colère étonnante. colère aussi étonnante et forte que celle qui avait été la sienne quelques années auparavant, comme je refusais de débarrasser la table, et qu’il m’avait traitée, enragé, de « païenne ».

in-dien ¤  paiën-ne  ¤  colères du père

l’in-tranquillité du psychanalyste, journée  organisée par l’ecf, à laquelle je m’étais rendue la veille.

in-tranquillité

je raconte ce rêve en séance, et finit par dire  par que la pièce qui a été vidée, dont il est question dans le rêve, est un cabinet de psychanalyste – ce que le rêve même n’avoue pas. l’analyste conclut là-dessus d’un « Bon! » et se lève.

l’oublié

Rêve

« Sur une scène.

Une scène de l’école – pas celle avec un grand E, la petite, celle des Dames; non, la plus petite, celle des Filles (de la Sagesse). Je faisais des spectacles là quand j’étais petite, de la danse. Mais dans le rêve, il s’agit de théâtre. Je suis la « principale » (comme en danse).

Je suis sur scène, je dois commencer. Mais je ne me souviens de rien.

la-moyenne (suite)

rien dont je puisse être sûre _ rien sinon rien.

Sans titre

– quand j’aimerais avoir l’éternité devant moi. qui me rassurerait. –

Jeudi 19 janvier 23

Huit heures cinq. C’est déjà un peu tard. Dormi vraiment longtemps. Hier 2 gouttes CBD + HHC ( Hexahydrocannabinol. Je préfère ne pas en prendre, je me suis laissée convaincre par la vendeuse, et j’ai acheté ce produit, cette huile de CBD additionnée de HHC, dont elle m’assurait qu’il était vraiment très bien, tout en me conseillant de n’en prendre pas plus d’une goutte. Dès la consultation de Google, j’ai regretté mon achat. J’en prends de temps en temps, quand il me semble que j’ai besoin de quelque chose de plus fort, et toujours avant de dormir. Il m’est arrivé d’en prendre plus, 3 ou 4 gouttes, et quand je me suis réveillée la nuit, j’avais des vertiges et je m’accrochais aux murs, donc, je me méfie.)

Rêvé YNG. Et ma mère. Tous les 2 vieux. J’ai beaucoup oublié. Lui, un peu délirant. Il se passe quelque chose de particulier, je ne sais plus quoi, avec lui. Il y a du monde qui s’occupe de lui, dont moi. Je veux m’en aller, il me retient. Je trouve le prétexte de l’âge de ma mère, de la vieillesse, il est temps qu’on parte, elle est fatiguée, il admet, puis me retient. 

Est-ce que j’écris à YNG ? 

Non. 

Les travaux du dressing sont terminés. Il faut tout remettre en place. Est-ce que j’en profite pour tout jeter. 

Hier, longtemps travaillé à la bibliothèque. Il y avait du monde, beaucoup de jeunes, d’étudiants. Ils étaient là avant que je n’arrive et encore là quand je suis partie. J’étais épuisée à la fin. Je ne pense pas être restée plus de trois heures. 

J’essaie de faire quelque chose, à la bibliothèque, mais je ne sais pas très bien quoi.  

Les « projets »

  1. Relire les Titi , les recopier sur papier ?
  2. Recopier dans blog notes de janvier
  3. Notes de décembre
  4. Recopier sur papier. Quoi? Dans le cahier. Les Titi. 
  5. Les problèmes techniques
  6. Mallarmé et MB

Les Titi (à mettre sur papier? A imprimer) :

1. Double cabine crochetant par l’Alaska – janvier 2012
2. Le rêve Sans famille – mars 2013
3. Rêve (sa mort, chocolats, AVC) (lettre à HP) – juillet 2018
4. Fr…éronique – Noël 21 (lettre à HP) – janvier 2021
4. La voix de ma tante (atelier Laura Va) – janvier 2023

Recherche sur les cadeaux ???? –> ça va mener au don… 

la jeune femme du rêve

la jeune femme du rêve, de quel rêve, ben de cuilà, Parodontologie à l’agence yves

bon, ça serait moi. avec ma mentalité de serve, servante, secrétaire… elle est malade. ben oui, bien fait pour elle, moi aussi moi non plus plus pour longtemps. on pensait que c’était ma copine. tu parles d’une copine (une conne oui). il va y avoir une explosion auprès d’elle (ben oui, c’est ma couronne, chuis au château avec ma couronne explosée, danger dans g, dent j’ai. ( frédéric va venir me chercher. sortir de g. )

( )

parfois, j’oublie, que j’ai un enfant

le devoir de suicide

Je crois que nous sommes devant la mer. J’ai déjà, en cachette, peut-être dans l’autocar, avalé, à moins que je ne les tienne encore en main, les 5 cachets avec lesquels je compte me suicider. Je ne sais pas si je commence mon suicide, si ce sont les premiers cachets de mon suicide, ou si ce sont les premiers et derniers, les seuls. Je ne sais pas si je commence alors à mourir. Toujours est-il que les cachets que je prends et que je ne vais cesser de reprendre à partir de là vont commencer à faire leur effet.

Il y a une chose que nous allons faire deux fois, devoir faire deux fois. C’est une épreuve, un exercice difficile – c’est lié au devoir de suicide ou au fait que nous postposons le suicide, à la situation dans laquelle nous sommes. La première fois, ça se passe sans trop de difficultés, nous arrivons à le faire. La deuxième fois, ça va devenir si difficile, l’épreuve, que, moi qui suis partie devant, qui mène les autres, vais finir par abandonner, ce qui entraînera mon réveil.. J’avalerai au cours de cette épreuve plusieurs fois des cachets. A la fin, les autres s’en apercevront, le « chef » aussi. Qui se demande également s’il va le faire, si c’est le moment de le faire, qui ne sait pas quoi me dire. Personne ne sait quoi me dire par rapport à mon suicide.

Je ne sais plus exactement en quoi consiste l’épreuve. Je crois qu’il y a des armoires dans la mer. Nous devons grimper sur ces armoires, au dessus desquelles il y a des chaussures, chaussures que nous enfiler les unes après les autres. L’épreuve consiste à avancer d’une armoire à l’autre en ayant successivement passé son pied dans chacune des chaussures. Les chaussures sont toutes différentes, ce sont, je crois des chaussures de femmes, à talon, des escarpins. Elles deviennent de plus en plus nombreuses. Elles sont en fait assez petites. On ne peut, en fait, à peine y glisser un orteil. Il ne s’agit pas de les mettre, il s’agit d’y glisser l’orteil ou le bout du pied et puis de passer à la suivante, mais de les faire toutes, sans exception. Les armoires deviennent de plus en plus difficiles à escalader et de plus en plus encombrées de chaussures. C’est parce que la dernière est vraiment trop haute, que je pleure et renonce à en sauter, comme je le devrais. Je me retrouve sur la terre ferme, je suis très triste, le désarroi est complet, je veux prendre les derniers médicaments, les autres s’en aperçoivent. Tout le monde a abandonné, en fait, ils ne savent pas quoi dire. Je me réveille.

Ce qui a poussé au suicide. Quelqu’un, que j’appelle le chef, mais qui est en fait une personne très forte, tue tout le monde. Cette personne en a plusieurs à son service. Des gens qui l’aiment et veulent tout faire pour elle, tout faire pour son service. L’une de ces personnes est un jeune homme blond, a l’air doux, avec des lunettes. Que rien ne prédestine à devenir un assassin. Il va pourtant aller jusqu’à tuer deux personnes. Ces personnes qu’il tue sont des connaissances à lui, qu’il aime peut être, mais cela n’importe pas pour lui, à cause du chef. Ses crimes accomplis, ses devoirs accomplis, il revient auprès du chef et le chef, qui a déjà tué beaucoup de monde, après un moment d’hésitation, et parce qu’il a déjà tué tellement de monde et que rien n’a plus vraiment de sens, le tue également, d’un coup de révolver, lui et une autre personne qui se trouve plus loin. Je crois qu’il y a du sang, c’est très violent. L’ensemble du rêve est très violent, réaliste. C’est à la suite de ces meurtres que le chef, et puis moi-même, se demande s’il ne doit pas se suicider. Le décide. Puis, il y a les armoires dans la mer, avec les chaussures.

Je me disais : «Honneur, honneur, où dit-il cela?»

On le trouve par exemple d’emblée lorsqu’il fait le compte rendu d’un de ses derniers Séminaires, «… ou pire» : «D’autres s’… oupirent. Je mets à ne pas le faire mon honneur. » Ce mot «honneur» consonne avec toute cette configuration que j’ai dessinée. Ce n’est pas seulement l’honneur de Lacan Jacques puisqu’il ajoute : «Il s’agit du sens d’une pratique qui est la psychanalyse.» Le sens de cette pratique n’est pas pensable sans l’honneur, n’est pas pensable si ne fonctionne pas l’envers de la psychanalyse qui est le discours du maître et le signifiant-maître qui est installé à sa place. Pour le faire recracher au sujet, il faut d’abord qu’il en ait été marqué. Et l’honneur de la psychanalyse tient au lien maintenu du sujet avec le signifiant-maître.
Extrait de la « Note sur la honte » de Jacques-Alain Miller (5 juin 2002)

nuit. angoisse, fureur.

ne dors pas, furieuse. furieusement travaillé la journée jusqu’à trop maintenant douleurs picotements. ce travail à  l’ordinateur me détraque. tenue éveillé par colère contre X**, ex-analyste, comme si c’était lui qui était  responsable de tout ça. ne sais que faire de cette colère. pourquoi faut-il que je ressente ça. pris une aspirine.

~

plus  tard.
écrit à L
. (analyste actuel) pour me plaindre. appel à l’aide. la seule chose à faire à mon avis qui puisse être efficace. pour ce que j’ai. douleurs membres. aspirines encore. lis maintenant un article de cet ex-analyste, histoire de vérifier. s’il était aussi mauvais que ce que – dans mon oreille droite le bourdonnement d’une abeille (!)

~

oreilles sifflent. serpents sur nos têtes. et je me sens coupable d’avoir voulu que l’autre soit coupable.

Eugène Traktacus. nom d’un roman que j’ai écrit. Qui a le traK et qui accuSe. avait dit JP*. roman qui m’était venu quand j’ai découvert lacan.

Alors quoi, j’ai le trac, j’accuse X* ?

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