jeudi 9 février 2006 · 11h48

de duve manet courbet moi le monde et le n’importe quoi (suite), et de la perte de l’histoire

(Non plus mon père, je n’ai jamais compris, comment il pouvait sembler à ce point hors de son époque tandis que sa peinture y était. Y allait, de son côté. (Il est vrai que lui pensait aller contre, son époque.))

Alors, le n’importe quoi des artistes. Manet, son asperge, Courbet, ses casseurs de pierre. Sont les exemples donnés par Thierry de Duve. La petite chose est sortie de, montée sur, s’est extraite. La petite chose, les petites gens. Démocratisation. Extraction. Objet. De la botte sort l’asperge, du jeu tire son épingle. Individualisation.

Je sais que si mon regard s’émerveille se laisse surprendre encore – quand parfois le monde me semble paraît partout beau -, c’est qu’il s’est passé ce qui s’est passé pour que Manet puisse veuille peindre son asperge (sur le bord d’une table). Qui évoque ce que Lacan désigne sous le terme « Y’a d’l’Un » tout seul. Qui allait contre un certain savoir établi, la grande peinture, les tableaux dits d’histoire. [...]  Lire la suite >

jeudi 9 février 2006 · 17h35

partout beau

Des photos, j’en fais. Parfois beaucoup. (Dont je ne sais que faire.) Et quand, je commence à en faire, comme hier, il a souvent un moment où je me dis « Partout, beau ». Le monde devient partout beau – n’importe quoi.

N’importe quoi, tout.

 

You are free to use your eyes
and attribute value to things the way you want.
The eyes are
a great subversive tool because
they technically don’t underlie
any control, they are free when
used freely.

Wolfgang Tillmans

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