dimanche 21 mai 2006 · 03h24

Sans titre

maintenant, vous voyez, je me suis levée, c’est en pleine nuit, je me suis dit que j’allais compléter les notes du cours de MHB, prises ici. puisque j’ai commencé. j’ai mis la radio, c’est bien, ça me tient compagnie comme on dit, je ne sais pas du tout de quoi ils parlent, ils parlent. c’est très rare, ça quand même, que je me réveille à 3 heures du mat. demain, c’est dimanche. après-demain, c’est de nouveau lundi, ça, c’est très fatiguant.

lundi 22 mai 2006 · 08h55

de l’angoisse et du non-dialectisable

Comme je relis, me demandant qu’en faire, ces notes prises, là au séminaire de MHB, le 15 de ce mois, je reprends en main, ce séminaire des Noms-du-Père, je lis, p. 70:

Dans l’angoisse, vous ai-je dit, le sujet est affecté par le désir de l’Autre, d(A) ici au tableau. Il en est affecté d’une façon immédiate, non dialectisable. C’est en cela que l’angoisse est, dans l’affect du sujet, ce qui ne trompe pas.
Jacques Lacan, Des Noms-du-Père, Editions du Seuil, Collection Champ freudien, janvier 2005, p. 70

Et je rapprocherai seulement cette note, de celle sur l’orgasme, déjà reprise ici:

[…] Freud, lui, depuis le début de son
enseignement, articule ce qui, de l’orgasme, représente exactement la
même fonction que l’angoisse, quant au sujet. J’ai cru devoir vous le
montrer l’année dernière. L’orgasme est en lui-même angoisse, pour
autant que le désir est à jamais séparé de la jouissance par une faille
centrale.

Jacques Lacan, Ibid., p. 80

Etre affecté par le désir de l’Autre, en être affecté de façon non-dialectisable, en tant qu’au-delà de ce désir, toujours peut venir à danser, à s’apercevoir le spectre de cette béance, de cette faille qui sépare désir et jouissance, creusée par le désir de l’Autre lui-même quand il vient à se dire (chute où rien ne tombe). et en tant qu’à se dire le désir de l’Autre creuse lui-même le gouffre de ce qui ne trouve pas sa place dans son énoncé.

mardi 23 mai 2006 · 10h56

rendez-vous manquant

de l’oeuvre d’art comparée à un rendez-vous par duchamp. raison encore, raison peut-être, qu’il n’y en ait pas sur internet.

le nous, que j’utilise parfois, nom d’une communauté perdue, qui n’a peut-être jamais existé. nom également d’un étrange désir, dont je ne sais pas grand chose.

se coucher sur le temps, ça n’est pas une chute, c’est un

le rendez-vous aussi, s’oppose au n’importe quoi.
n’importe quoi, mais pas à n’importe quelle heure (tandis que,
tu ne connaitras ni le jour ni l’heure)

mercredi 24 mai 2006 · 10h49

(l’ouverture, le pleur

ce qui me fait pleurer,

ce qui ouvre la chute le trou la faille,
ouverte à l’enterrement de ma tante (x-x)
ouverte à la foire face à cette attraction qui (2-0)
ouverte quand j’ai vu ces femmes danser entrer en transe (1-0)
ouverte au concert de avec les ballons qui s’envolent (2-0)
ouverte parfois quand (1-x)
samedi 27 mai 2006 · 18h54

être à l’heure à son rendez-vous

Voilà, je retrouve le texte, ce n’est pas l’art qui est comparé à un rendez-vous (soit, « son artefact au second degré »), c’est le readymade :

Traquant dans l’œuvre de Duchamp le rapport de l’objet à l’auteur, on trouve dans la Boîte verte :

Préciser les « Readymades » en projetant pour un moment à venir (tel jour, telle date, telle minute), « d’inscrire un readymade ». Le readymade pourra ensuite être cherché (avec tous délais). L’important alors est donc cet horlogisme, cet instantané, comme un discours prononcé à l’occasion de n’importe quoi mais à telle heure. C’est une sorte de rendez-vous. Inscrire naturellement cette date, heure, minute, sur le readymade comme renseignements. Aussi le côté exemplaire du ready-made.

Marcel Duchamp, La Boîte verte (La Mariée mise à nu par ses célibataires, même) 1934
Marcel Duchamp, La Boîte verte (La Mariée mise à nu par ses célibataires, même) 1934

Exemplaire en effet : le readymade est une sorte de rendez-vous. L’œuvre d’art, ou son artefact au second degré, naît de la rencontre d’un objet et d’un auteur.

[…]

L’auteur aussi est un donné. Le texte ne lui suppose aucun talent, aucune intériorité, aucune motivation. Il n’a pas de vérité à dire, seulement un discours prononcé à l’occasion de n’importe quoi mais à telle heure. Il est sans intention autre que celle d’inscrire un readymade, d’être à l’heure à son rendez-vous. Étant donné un objet et un auteur, il suffit donc qu’ils se rencontrent pour que, déjà, l’énonciation artistique, que Duchamp appelle « l’inscription du readymade », soit possible. Duchamp est on ne peut plus explicite. Il déclare que le readymade prend ses fonctions suite à une sorte de rendez-vous et termine en soulignant le côté exemplaire du readymade. Le doigt est mis sur le paradigme.

Thierry de Duve, Résonances du readymade, Édition Jacqueline Chambon, pp. 20, 21

dimanche 28 mai 2006 · 13h06

du moindre (vers sa résolution)

moi qui suis incapable du moindre rendez-vous.
et puis il y a le rendez-vous que nul ne saurait manquer. dont nul cependant ne connaît ni le jour ni l’heure.
il ne serait de rendez-vous qui ne se fixe qui ne rende gorge à cet impossible-là, à l’impossible de ce rendez-vous immanquable.
telle que vous me voyez, fixée à cette heure impossible.
le rendez-vous qui a mangé tous les autres.
moindre rendez-vous dégorgé du grand mangeur.

 

 

lundi 29 mai 2006 · 22h50

ir se mens on ge blême

MAINTENANT C’EST FAIT et je le sais bien qu’il n’y a pas d’énigme, des choses, j’attends. j’attends, ma chère, et je songe, ma chère

à lever l’ancre à décamper à m’ortir d’ici . je dis : cétacé. et combien de fois faut-il que je le répète: vous me manquez et le reste
il y a des choses.
et ce goût de d’ire, c’est assez (elle crie), tu m’entends. assez (plus bas).
je ne suis pas celle qui crie, ou je le suis aussi, je le sais bien, va comment vous/ tu écrîtes.

ma très douée . ma trop, peut-être, prends garde . oh le doux mot, prends garde à toi.


ils ont ditQui ? présentez
vous / RE:présentez vous/
si je n’avais qu’une seule idée à exprimer ce soir
Mise en demeure / Erreur technique veuillez retrouver un guide opérant
/ il existait 4 enfants à éviter / nous l’avons attendu longtemps,
mais ça valait la peine / s’en balance, qui trousse l’ourlet de tes
jupes…et amoureusement, sans te laisser aller à aucun trouble /
approchez, je suis nu

Dernière
chose
: il reste

(mais à vrai dire, je ne m’en souviens pas

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d i s p a r ition

approchez, je suis nu. je suis triste et noue. et ta voix. d’ailleurs je ne prendrai pas soin de toi, ni toi ni aucun, je te connais, depuis très longtemps. c’est comme ça voilà, donc va-t-en, laisse-moi encore.

est-ce que tu travailles est-ce que tu es là est-ce que tu vas
m’accueillir alors comme ça vraiment crois-tu que je t’ai crue, jamais / mangée nue plutôt et en désordre et violemment parce que ça fait du bien / mais tu n’es pas là dedans, tu es ailleurs, tu es ailleurs, dans la grande tristesse le grand chambard et moi, je
m’en
nuie vois-tu, tais-toi souverainement : abrite-moi je t’aimais bien, tu sais,
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