livre de toute beauté, qui vous annihile comme il se doit. sur la folie, qui en restitue la cruauté et la joie, l’aridité, la sueur, donne à en entr’apercevoir l’ universelle vérité, celle à laquelle il est tellement impossible de renoncer.
Clarice Lispector, La passion selon G. H.
vendredi 16 juillet :: sur les noms propres dans les magasins de disque
19h21. un verre en terrasse pendant qu’ils magasins de disque. ils toujours des heures magasins de disques. magasins de disque, ça ne veut rien dire pour moi. que des noms, des noms, des noms. je l’ai vu en rentrant dans le magasin, tous ces vinyls affichés qui recouvraient le mur, ces belles pochettes, ne signifient rien pour moi. que des noms, des noms de groupes, de musiciens. jamais arrivée à. il y en aurait des choses à dire. alors, cette fois je suis sortie. j’ai dit je vais boire un verre à côté et me voilà. voilà là. tout ce qui de la culture tient aux noms. aux noms propres. et la façon dont je n’y tiens pas. non, que je n’aie pas voulu. j’ai voulu, mais ça se détache, ça n’imprime pas. les noms propre se détachent. trous dans le discours. ils furent les premiers trous. les trous d’origine, le trou des noms propres. aujourd’hui, comme si leur trou se communiquaient aux autres mots, aux mots moins propres. je ne sais pas si c’est la maladie. je crois. (le monde, l’histoire, la géographie, ça tient par les noms propres, j’y ai suffisamment réfléchi.) [...] Lire la suite >