dimanche 3 mai 2026 – 09:26 – notes pour une demande

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie, my life as a blog Aucun commentaire sur dimanche 3 mai 2026 – 09:26 – notes pour une demande

9h10
ça y est, 9h10, cette fois, c’est du sérieux, le jour est là.
je recopie ici un extrait de la lettre du dimanche de François Bon — celle qui vient juste d’arriver — à qui je ne sais plus si j’avais écrit pour lui demander s’il voulait m’aider, contre rétribution, à faire quelque chose du blog. je n’ai pas retrouvé sa réponse ni d’ailleurs le mail d’envoi.  je l’avais pourtant publié sur le site dans la rubrique Correspondance / Envoyé. il s’agit peut-être d’une erreur. je ne trouve plus de trace de ce mail nulle part, sinon sur le blog. pour le moment, je pensais demander cette aide à quelqu’un d’autre. mais, enfin, peut-être avais-je cru à l’époque le lui avoir demandé et ne l’avoir pas fait. ça ne serait pas tout à fait étonnant.

#ON S’EN PARLE ? | LES ONE + ONE
faire un point sur vos projets, votre démarche, ouvrir ensemble, feuilleter et fouiller votre manuscrit, ébaucher le book proposal, mais aussi finaliser un dossier de bourse ou résidence, explorer ensemble votre écosystème numérique, parler de vos outils d’écriture et organisation, ou relancer une démarche qui se cherche, vérification commune d’un projet print on demand avant envoi, aucun préalable pour les rendez-vous « One + One »
https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4390
déjà merci à celles et ceux qui ont nourri ces échanges, la diversité même des approches et rencontres en fait un formidable espace de travail, plaisir et curiosité pour moi, n’hésitez pas — rappel : pas de réservation directement en ligne, vous m’envoyez un mail et je vous propose dates les plus immédiates, en général d’une semaine sur la suivante, important pour la force de l’échange qu’ils restent — de mon côté — ponctuels et en respiration avec les heures de boulot perso !
un travail commun plus conséquent dans le temps, structuration, développement, mise en pages, jusqu’au book proposal : les accompagnements manuscrits sur 4 mois, « 5×5 », n’hésitez pas à ce qu’on en parle…

Notes pour une demande :

J’ai besoin de quelqu’un qui veuille bien m’aider dans un projet d’extraction de certaines parties du blog, soit les posts d’un laps de temps donné (un mois ou 2), soit les posts d’un sujet (mot clé ou catégorie), pour en faire de petites éditions maison que je distribuerais à mes amis. « Petites éditions des jours ». Avec 2 collections, deux noms m’étaient venus hier en m’habillant : Transversales et… Monacales, ce qui ne va pas, mais l’idée de Monades me plaît.

J’ai tout au long de ces années poursuivi tout le temps les mêmes idées. Je ne suis pas dans la littérature. J’en suis même très loin.  Ce que j’aurais pu y mettre d’intérêt, de passion, à l’âge où c’était possible, de l’apprentissage vraiment formateur, je l’ai consacré à la psychanalyse. C’est par elle que j’ai formé mes briques. Donc, je ne suis pas écrivain, j’écris une sorte de journal, passionné du symptôme. Auquel je n’ai jamais voulu faire beaucoup de publicité, entre autres en raison de ce qui s’y dévoile de mes proches. Or, des années plus tard, il me semble plus facile de réécrire ce que j’ai écrit, l’écrire depuis l’oubli, depuis les traces seules de mes mots, la moins grande nécessité peut-être (tout à fait vitale) de m’accrocher au réel. La distance prise, et la possibilité peut-être de trouver de nouveaux habillages à des difficultés autrefois brûlantes. Tout s’est un peu éteint. Et je pourrais même envisager de ré-écrire des notes de ce carnet, en m’éloignant de la chronologie, voire des faits eux-mêmes. À quoi je réfléchis en ce moment. Mais, je veux que continue d’exister la version brute. Ses lacunes et ses ennuis. Et je veux maintenir ma position de non-savoir. C’est une inquiétude depuis l’origine. Celle sur l’intelligence, la sensation, le sentiment d’une intelligence différente, d’un fonctionnement différent. Cela n’est pas encore écrit. Mais c’est ce qui s’écrit. J’ai du respect pour ma non-intelligence. Et des craintes par rapport à ce que je constate de sa régression, encore. Respect et honte mêlés, bien sûr. Mais renoncement, enfin, à faire comme les autres, à devenir qui je ne suis pas. Donc, je dois trouver le moyen d’avancer dans la dentelle, en équilibre sur ses fils, de sorte qu’à mesure du progrès de la reculée, de la perte, j’ai pu trouver une forme ou l’autre de terrain solide. Que je ne me laisse pas glisser dans les trous — ses ajours. Cela, je ne l’ai pas trouvé. Le blog et ses accumulations pourrait en offrir la matière.
Éventuellement trouver un biais de sociabilité et un corps.
Mais je vais trop loin.
Il faut trouver.
Beckett se réjouissait de la perte, de l’appauvrissement de sa langue, l’âge venant.
C’est ce que j’appelle « trouver ».

Donc m’aider à lancer le truc, à faire ce pas de l’édition papier, à sortir de l’écran.

ça m’est régulièrement arrivé d’essayer, mais je ne tiens pas la route, je lâche le clavier et j’oublie. je passe à autre chose.

oui, je me suis créée dans l’ordinateur et dans la virtualité, et je ne suis pas arrivée à créer une sociabilité au travers des réseaux sociaux. j’avais trop à m’affronter cette part de moi qui ne veut pas de moi. qui ne veut pas de reconnaissance.

il est maintenant 10h27, j’ai pris une douche, F est levé, Jules est sorti chercher Capucine à la gare.

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