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mardi 17 janvier 2006 · 16h26

la distance à elle

en observation d’elle.

« elle la donne à qui la prend. »  (( duras marguerite, je ne sais plus où))

il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir. c’est la distance à elle. je nous maintiens à distance d’elle. en observation d’elle. et je t’observe, te débrouiller avec elle, moi qui n’ait plus le moindre avantage sur toi, tandis que tu conserves celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui sont seulement le faux mur de moi à elle (où je cherche son esquisse), elles qui seulement matérialisent la perte où je suis de moi, ce moment où ça ne pense plus, qui dès lors, d’ailleurs, ne s’opère pas, se dressant comme un mur entre moi et une distance abolie. [...]  Lire la suite >

lundi 16 janvier 2006 · 16h08

croire avoir

« Le parlêtre adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a. »  (( Jacques Lacan, Séminaire XXIII, Le Sinthome (1975-1976), Le Seuil, Paris 2005, p. 66. ))

plutôt tu vois, je nous aurais vus, toi et moi, ensemble adorant ce corps, en tiers, ce corps de moi, et cette adoration venant recouvrir ce qu’il est pour nous comme corps-de-femme, parlerait de cette distance, séparation où nous serions maintenus, toi et moi, de lui. tu vois, je vois, je ne suis pas vraiment sûre non, de l’avoir ce corps, ce corps-là que j’adore comme dora adorait la femme de celui qu’elle gifle, quand il lui fait l’aveu, de ne l’aimer pas tant que ça, sa femme, elle qui est sa madone à elle, dora. sa madone, madame K. ce-corps ≡ corps-de-femme ≡ madone ≡ madame K [...]  Lire la suite >

mardi 10 janvier 2006 · 15h59

mal aux transitions

or – je ne sais faire que ça : chercher, en pensée, comment je l’écrirais, ce qui a lieu, et ça, jusqu’à ce que, comme on dit, les caresses se fassent plus précises. alors. alors. ce vide-à-dire qui s’ouvre, abrupt. ce trop brusque passage de la pensée possible à l’impossible pensée. l’impossible transition (dont je retiens le cri).

(nous avons de nouveaux préliminaires à inventer. nous aurions, à inventer, des préliminaires.)

vendredi 16 décembre 2005 · 13h09

Un nous, mon on, la castration, le don

On nous parle de la castration, on nous parle de l’horreur.

Et là, il faudrait que je précise qui j’entends par «on» «nous», au nom de qui crois-je, veux-je parler quand je dis «on» «nous». Ce que déjà je peux en dire, c’est que c’est du côté de ce qui pour moi serait le public, du côté de ceux à qui l’on parle – peut-être les édictés.
Y aurait d’autres choses très évidentes à dire sur ce «on» «nous », mais bon, je passe. Ca réduirait. Mais bon, j’y reviens : un «on» «nous» qui dirait « on nous», les analysants. Pf.  Ts.  C’est très réduit, du coup, comme «on» «nous». Ca serait un wishful «on» «nous». As if «I wished all of us would be interested into castration, into horror». Un «on» «nous» où je souhaiterais que nous soyons nombreux à nous intéresser au réel et à sa jouissance, sa dite horreur. Ts. Bon, «on», eux, ça aurait été les analystes.

Les édictés et qui ne voudraient plus l’être, ça, nous sommes nombreux, non?  Qui se mettraient à parler à leur tour. Qui n’iraient plus supposer le savoir à d’autres.

Du coup, je ne sais pas bien comment on continuerait une analyse, dans la mesure où l’analyste se définirait également comme SsS, sujet-supposé-savoir. Quand suis arrivée ici, en France, ici, à Paris, ils se sont tous concertés, à croire, pour me dire que mon analyse était terminée, le mal que ça m’a fait, ça, est-ce que je m’en remets, deux ans après, trois, peut-être, années après, oui. 

Cependant, tout de même, on fait comment quand plus vraiment on ne suppose le savoir à l’autre? Quand plus grand chose du savoir ne tient. Et que malgré tout on voudrait en garder/retrouver le goût. Parce qu’on en garde un bon souvenir, de son désir.

Et puis par ailleurs, analyse terminée ou pas, le sujet-supposé-savoir, c’est quelque chose qui ne tient plus très fort la route, de nos jours. Ça aussi qui me fait parler au nom d’un certain «on» «nous». La science-supposée-savoir, mieux, la science-sachant, c’est autre chose.  Tenez, exemple, la gym qui sait, la gym qui sait du corps, qui sait des choses du corps, la bonne santé qui tiendrait aux exercices qu’on ferait, les coacheurs ex-champions sportifs qui vous expliquent que pour vous dépasser il faut aller loin dans la douleur dans l’effort et que cet effort soit sportif. Comme si télé et PMU (française des jeux) n’étaient pas plus nuisibles à la santé que la cigarette. Plus de sujet-supposé-savoir donc, mais science-sachant calculant évaluant. Ou encore, plus de sujet-supposé-savoir sinon ayant rendossé ses  habits religieux, ses habits de dieu.

Tandis que de mon côté,
ça se précise : de moins en moins je sais je comprends en quoi pourquoi à quoi ça consiste tient, l’horreur du réel. En quoi pourquoi si bien ça tient, alors que justement j’en saurais un peu plus, indiquant dès lors que je n’en sache en fait rien.
Au plus j’y vais là où je croyais que c’était*, l’horreur du réel, où je fais cet effort d’y aller de me dépasser comme les sportifs, hein, je me dépasse, je vais là où ça me fait peur, où je croyais que ça me faisait peur puisque je n’arrivais pas y aller (de tous les chemins prends celui que tu ne connais pas – de la X, jean, saint),
au plus j’y vais au plus au moins j’en sais et au plus ce que je croyais se délite.
Ça paraît tout naturel logique tomber sous le sens (ça ressemble même odieusement à toutes les histoires qu’on nous raconte partout).
Pourtant
pour moi ça ne l’est pas du tout, ni logique ni naturel ni tombant sous le sens.  [...]  Lire la suite >

vendredi 16 décembre 2005 · 10h56

(le retour)

retour de barcelone (tourisme). devant l’immensité des choses à  faire, se taire, devant l’immensité, taire, y aller, de proche en proche, ne pas se poser de questions, ne pas évaluer, il faut ce qu’il faut, croiser les doigts mentalement, fermer les yeux mentalement, une chose et puis l’autre, et espérer que ça s’arrête, à  un moment, arriver au bout du bordel ambiant, du bordel dans la tête. (vivre dans le noir.)

samedi 10 décembre 2005 · 21h56

les jours ont passé

<? $tok2 = "ce soir l’autre soir/quel soir ses je ne t’aime pas ses tu ne m’aimes pas et ses etcaetera son calcul-là  de moi petite bête cherchais, des jours et des jours tenue calme, voilà  je tombais l’amour faire l’amour, pas faire d’amour pas d’amour, et combien de jours? suis-je venue nue au salon (salle de vie, tu entends) allons te dire salut salon je vais me coucher couchon tu vas quand même pas croire grognon que c’est moi chiffon qui de gong dirons salon allons allons tout rond baisons baisons-là  tout rond besognons oignions-nous pas tous mous pour le coup sacré coup allons charles tout de même tu crois pas tu te magnes, tu crois pas tu te magnes non non bon salut je te dis pas salons j’vais me coucher pas cochon ma tête enrageons extrêmons renfonçons oh l’air mauvais imaginons je m’en vais couloir l’air mauvais : ce hère, ce toi d’au-delà  : envoyé. je me couche ça me tousse ça me mine ça me monte ça me gonfle ça me tourne me retourne : je me relève / salle de vie : tu es là  : toi : couché là , canapé vert ordi vert portable vert et verre vert point-virgule moi : air minable, je te dis je ne t’aime pas je te dis je ne t’aime pas or ça or ça or ça tu dors tu dors tu dors comment après ça. tu vis tu vis tu vis mais tu vis comment après ça, ce bête ça tu viens t’es pas bête me rejoins t’es pas bête au lit t’es pas pas bête tu me dis. or ça rien rien rien mais non rien rien toute façon y a plus rien jamais rien y aura rien s’en ira (je ris pas je pense pas que peut-être seulement ça je voulois de ta loi je louvoie: tu crois pas que grognons que salon que loignions que mauvions t’es trop con j’me tairons : ah surtout me touche pas). toute la nuit pas dormi toute la nuit, je t’aime pas tu m’aimes pas on s’en va on s’en fout je t’aime pas je m’en vas tu t’en vas il m’aime pas on s’en fout je dors pas tu dors pas tu t’en vas tu t’endors, or ça, tu t’endors toi t’en vas là  t’endors toi t’en vas là  salon là , salle de vie, canapé, vert je te regarde, tu sais je te regarde je te regarde, probablement cette personne existe (mais la raison est au fond tout au fond au tréfonds trépanée) puis les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé et j’ai et tu as et j’ai et tu as recommencé à  chanter à  jouer à  parler à  manger à  danser et j’ai et tu as recommencé chanter jouer parler rêver danser la raison résonner te le dire te le rire ce mourir ce pour rire de moi ce pour toi qui chez moi va vers toi ma raison résonnée je te le dis c’est pour toi ma raison résonnée veut de toi veut que toi ah ah ah si tu ah si tu si toi tu si tu toi ce que ça me fait mon amour mon désir mon vouloir de toi je vais pas te le redire je vais pas te le redire je vais pas te le redire 1000 x: baise-moi oh mon amour oh mon amour fais-le moi ça, je te le dis: baise-moi"; $pieces = explode(" ", $tok2); $leave_separated = implode("« , $pieces);

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mercredi 7 décembre 2005 · 14h29

i a m symptomaticly YOURS !!!

dear dear dear SYMPTOM have a seat please come on in back, you’re it’s all symptoms !!! s o think i lost nothing but symptom we wish you my a happy symptom , we wish you _______ good tu aim eras a happy symptom ton symptôme AND A happy comme toi-même ________________ it’s all so SYMPTOM old symptom s y m p t o m MY SYMPTOM AND I - HI! - hi! - how are you & how’s your SYMPTOM once - GREAT! thanks! how is YOURS ??? upon it’s all but symptom a symptom never without my symptom. do you like my NEW symptom? nothing like a good symptom gimme back my symptom will you  [...]  Lire la suite >

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