brenda ann kenneally

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lundi 10 avril 2006 · 13h17

avertissement (dans le noir)

je pense qu’au frontispice de ce blog, on pourrait écrire : « il n’y a pas de rapport sexuel ». comme ça, les gens sauraient, qu’une fois passé ça, une fois rentrés dans le blog, ils seraient là-dedans, dans la douleur de ça. ou déjà plus la douleur. dans ce qui se soupçonne d'elle. elle ne serait pas connue pure. dans le doute d'elle déjà. dans ce qui s'essaie d'écrire, à écrire ça. les restes d'elle. ces restes qui ont les humeurs nombreuses.

lundi 10 avril 2006 · 12h34

voguer dites-vous – l’imaginaire

« D’où la phrase de Primo Lévi, qui éclaire après-coup le triomphe terminal chez lui de la culpabilité et de la mort : "Chaque homme est le Caïn de son frère." Quand Lévi dit Caïn, il dit aussi Abel. C’est-à-dire qu’il évoque le face à face mortel des fils entre eux, la lutte sans fin du semblable contre le semblable. C’est la source narcissique de l’agressivité – et de la faute – telle qu’elle apparaît au tiers comme seule issue par le haut. Abel et Caïn, le meurtre sans fin du frère, c’est ce qu’Aragon appelait "le sabre levé de toutes les guerres de cent ans". De l’affrontement imaginaire, nous sauve le recours au père…

lundi 10 avril 2006 · 11h43

gauche

je ne pensais pas qu'il m'arriverait d'avoir à me dire de gauche j' y suis amenée à force de tomber sur des blogs dont la teneur matière manière me blesse. d'abord je suis interloquée. ensuite je trouve les mots, ces mots – je me dis : alors, c’est ça, la droite? et cette écriture serait de droite? et cette droite me blesse. quand je suis moins fragile qu’en ce moment : je me dis : c’est du vent. je me dis c’est la canaille. et pour la rime j’ajoute : la racaille. connerie, racaille – voilà, ça dégage. je ne les attaque pas de front, ces blogs - je ne les citerai pas ici et…

jeudi 6 avril 2006 · 10h01

d’un travailleur à un autre

(ça rêve chez moi parfois ou quelque part d'une vie bien ordonnée claquée claqué al q calquée sur les rythmes usuels des travailleurs du monde entier comme si des horaires clairs et bien marqués m'aideraient à affronter ce qui dans ma tête parfois prend des allures de bordel, d'incontenables débordements (et ces choses en trop qu'on me demande, et ces réponses que je ne peux pas toutes apporter), qui m'offrent cependant l'avantage de m'abriter de ce que personne ne me demande, d'autre que moi - ce serait ça, la faute. cet abri que je prends de moi-même. et alors que, faut-il le dire, je me suis si bien arrangée pour n'avoir justement à suivre d'autres…

mercredi 5 avril 2006 · 16h59

l’amour du réel

« Restait à nommer l’amour du réel lui-même, (( Ethique et pulsion ou De la psychanalyse comme style de vie, Philippe De Georges, Editions Payot Lausanne, Psyché, p. 85 )) et c’est le pas franchi par deux analystes de l’Ecole, Franceso Hugo-Freda et Virginio Baïo. Cet amour-là est, nous dit Miller, le plus proche de la haine, car celui tient le plus compte de l’objet. La haine est à entendre ici comme la plus lucide des passions: loin de porter sur les seuls semblants, elle vise, comme l’injure, le noyau de réel qu’indexe l’objet a. » mon secret c’est l’envers de l’amour l’inavouable pour moi c’est là où ça n’aime pas et ça me poursuit…

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