Sans titre

(si l’art n’a plus, pour en être, que son nom d’art, alors il s’agit de savoir ce qu’on pourra y mettre, derrière ce nom d’art.)
(le nom propre de l’art, si l’art était un nom propre, t. de duve)

retour d’afrique

rapidement j’ajoute, eau au moulin,  à propos de l’homme revenu, d’Afrique, l’Africain :

  1. le premier homme garçon que j’ai connu (au sens biblique) était MULATRE (albert)
    je m’appelle müller, ça vous fait le « MÜL »
    le fantasme de ma mère : mourir martyre, ne pas, trahir, sa foi. mourir, brûlée, vive sur des
    charbons ardents, à petit feu. ça vous fait « LÂTRE »
    ah ma mère, ce grand amour pré-génial
    ah mon lacan rêvé par moi grand saint et martyr de la psychanalyse
  2. L’A-FRIC
    bon, là c’est compliqué. de fric je n’en ai point et déteste m’en faire. j’ai bien pensé à cette chose dite par miller à l’un de ses cours sur ce qui, selon lacan, pouvait motiver un psychanalyste,  une raison d’être analyste, laquelle ajouta-t-il n’avait pas été la sienne : le fric. j’avais pensé, ha ha, moi qui déteste en avoir, qui n’aime rien tant que d’n’a’voir rien, ça pourrait m’en faire, une bonne de cause, d’être analyste, d’me faire un métier, et c’est peut-être ça, qu’il voulait me dire, l’ex-analyste, quand il ne cessait de me répéter  : vous savez, c’est un métier comme un autre. ha ha, mon indignation. mon petit a me ferait du fric….
  3. Le retour
    ce rêve commence par mon père revenu de la mort. et se termine par la rencontre d’une homme revenu d’afrique ou africain
    l’afrique, la mort (mon grand désir)
A.-M.

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des anna maria ou anne-marie (voir  l’école les filles lacan et dans l’embrasure), il y en a eu plusieurs. j’en retrouve une. la photo ne date pas de l’époque des dames, mais des filles, de la sagesse (2° et 3° primaire). est-ce que nathalie était malade?  nathalie était peut-être souvent malade.

Anne-Marie la sage.

~

de ce court post, je décide du titre : j’écris : A-M et je pense, alors quoi? Anne-Marie Stretter?
A-M Garavello, A-M Stretter…

dans l’embrasure

vendredi 21 août 2009 – matin, heure digitale : 9:51.

Dames de Marie

Cette nuit, rêve encore des Dames de Marie – cours de Chimie/Bio avec prof. contre laquelle NOUS NOUS révoltons.
Entre 2 cours, nous réunissons, nous plaignons. sommes dans l’encoignure1 l’embrasement2 l’embrasure3 d’une porte (sortie).

moi + les filles contre prof
révolte
entre 2
j’écris embrasure, mais est-ce vraiment le mot que je cherche?

Je dis :  » Et tu te rends compte, ce livre, d’Annie Ernaux, qui se passe pendant ses études secondaires, j’en ai lu seulement quelques lignes : insupportable ! insupportable! cette angoisse des examens ! n’ai pas pu continuer. »

angoisse, insupportable de l’école (racontée dans un livre)

Finalement, nous retournons en classe, c’est la fin de l’année, les examens sont finis mais nous avons encore cours (et je me demande pourquoi).
Nous attendons l’annonce des résultats.
C’est la dernière année. 6ème. Après, fini les Dames de Marie.

angoisse, insupportable c’est fini mais ça continue.
angoisse des résultats.
c’est la dernière année, l’année que j’aurai redoublée pour n’avoir pas voulu passer certains examens.

Il y a Nathalie F.

Nathalie n’était déjà plus aux Dames de Marie. Nous avions fait de la danse ensemble. Plus tard, elle a été danseuse chez Béjart.

Elle est très triste, amoureuse. Je crois que je suis moi amoureuse d’elle. Je suis près d’elle, c’est agréable, elle est triste, je triste aussi. Elle s’approche de l’homme dont elle est amoureuse, il est avec deux autres hommes. Elle lui saute dessus, il est furieux, il s’en va.

je l’aime, elle une femme, elle aime, elle, un homme, qui lui en éprouve de la fureur contre elle

Mais l’un de ses amis revient et prend emporte deux books de Nathalie (books de présentation de travaux graphiques. Nathalie pas graphiste : Mireille, l’était.) Nathalie reviendra ensuite, radieuse, parce qu’elle a trouvé du travail grâce aux books. L’homme est maintenant amoureux d’elle et moi je suis très très triste.

si BOOK/livre/présentation –> alors travail –> alors amour possible
amour d’un homme dont je suis en fait moi amoureuse

Entre-temps, comme voulons retourner au cours, sommes arrêtées dans la cour, parce que très en retard. On nous dit : « C’est pas possible ! On va toutes vous faire redoubler!  » PANIQUE   REDOUBLER
il y a un bus qui est cassé. il faut le faire remplacer. nous disons qu’on ne peut pas nous demander ça maintenant, sinon on va se faire encore plus remarquer (comme étant celles qui cassent le matériel même si de ce crime nous sommes innocentes), et sommes encore plus sûres d’avoir à redoubler.   BUS CASSE
Finalement, pouvons retourner en classe. Mais la prof avec qui nous avions eu des problèmes (et qui en fait un prof qui ME détestait) est partie. Elle en a eu assez. Elle est remplacée par un petit homme.   femme (qui me détestait) remplacée par un homme (insignifiant).

 

( un homme vient à la place d’une femme)

(et c’est ici que dans le rêve ça passe de NOUS à JE)

Je ne trouve pas de place pour m’asseoir. Je n’arrive pas à prendre de notes. Je me demande à qui je vais pouvoir emprunter des notes ( beaucoup par le passé rêvé de ça, il est vrai que j’avais en réalité beaucoup à le faire, compléter mes notes: je n’allais jamais au cours. les filles au fond n’étaient pas très sympa avec ça. ça devait les énerver que je n’aille pas au cours et que je cherche à ne ne pas en payer les conséquences. d’habitude, je demandais à nathalie, mais je n’étais jamais sûre d’en avoir de complètes. je veux dire que nathalie non plus, ma meilleure amie, ne se montrait pas très « volontaire ». et je n’osais pas trop insister.
le schéma était toujours le même:  » dis, tu me prêterais tes notes? tu peux me les apporter ? – oui oui bien sûr ». et puis, les notes ne venaient jamais. )
  pas de place parmi les filles, plus de place, à cause de mes absences ; pas de place, pas de notes.
demande de notes qui n’aboutit pas. comme le début d’une parano
sentiment d’exclusion.
filles et moi nous séparons.
J’essaie de suivre le cours sans prendre note. Debout.
C’est là que je trouve une place auprès de Nathalie. Il y a toutes ces inquiétudes à propos du redoublement. Une fille revient en disant qu’elle a trouvé une place. Je ne sais pas exactement de quoi. C’est lié à l’école et à l’école de Régentes. (ma mère, « régente »). Je me dis mais enfin, nous ne sommes « qu’assistantes-psycho » (!!!)
  L’autre trouve du travail. Régente ! comme ma mère = ma mère a du travail
avoir du travail = avoir une place

 

moi exclue du travail

les filles sont un peu jalouse. une sœur (là, c’est de la vraie romantisation de la part du rêve, parce que des sœurs, aux Dames de Marie, des nonnes, il n’y en avait plus, ou plus qu’une, qui d’ailleurs n’enseignait pas. circulait vieille sans rien faire dans l’école, souriante.) elle lui dit qu’elle a gagné, réussi son année, qu’elle aura donc le travail. Il s’agit de nouveau peut-être de cette Anne-Marie ou Annamaria, celle qui me proposait de se marier avec moi dans le rêve les filles l’école lacan.   que dire de cette anne-marie annamaria, c’est une fille très très loin de moi, dont je ne suis pas l’amie. pour qui j’éprouve du respect, sans plus. qui est très « moyenne », sans éclat, sans rien qui ne dépasse, extrêmement sage, en apparence. qui fait tout ce qu’il faut faire. et à qui finalement, les choses réussissent, même si ce n’est pas de façon brillante. elle est gentille.
Puis, il y a l’histoire de Nathalie et de ce type dont elle est amoureuse.    
Le rêve finit donc assez tristement pour moi. Je suis seule.   JE SUIS SEULE ( barrée des autres filles,
du travail,
d’une place,
de l’amour.)
Et je ne sais pas si je vais redoubler à cause de ce prof qui me déteste, dont je raconte même qu’elle m’a exclue du cours ( et d’ailleurs, c’est même pas sûr qu’elle ne m’ait pas, viré du cours. non, ce n’est pas elle, c’est cette autre prof, qui elle m’aimait. qui m’a exclue de son cours. ha ha. le prof. qui ressemblait à marguerite duras, quand j’y pense.)   prof qui ne m’aime pas = prof qui m’aime
prof = celle qui sait
prof m’exclut
celle qui m’aime/me déteste.
prof femme remplacée ensuite par prof homme, insignifiant.
~

 

Est-ce que tous ces rêves c’est là pour indiquer que le plus dur du mois d’août, c’est ça: septembre qui vient. La rentrée?

les examens de passage. en septembre. celui que je n’ai pas voulu passer sous prétexte que je ne connaissais pas tout.

celui de math où je disais à la prof qu’il ne fallait pas me faire passer, parce que si j’avais tiré au sort l’autre question, je n’aurais pas su répondre, parce que cette démonstration-là je ne savais pas la faire, ou si je la savais, très bien, je n’aurais pas voulu la faire, parce que je ne la comprenais pas.

  j’aurais voulu tout (savoir) or pas-tout –> donc, pas digne de passer examens, de réussir

 

vous savez, les gens disent : « perfectionniste ».

~~~~

Annick vient tout à l’heure, pour le week-end. Je veux auparavant acheter un, des cadeaux pour F, son anniversaire dimanche. J’ai l’impression que je n’aurai pas le temps de travailler, ennuyant.

Notes:
  1. encoignure

    n.f. encoignure [ɑkɔɲyr] (de coin)

    Angle intérieur formé par deux murs qui se rencontrent: Placer un meuble dans une encoignure (coin).Remarque Dans ce mot, -coi- se prononce [kɔ], comme dans cogner.
    On peut aussi prononcer [ɑkwaɲyr] où -coi- se prononce normalement. []

  2. embrasementn.m. embrasement LITT.1. Action d’embraser; grand incendie: L’embrasement d’une forêt. 2. Grande clarté rougeoyante: L’embrasement du ciel au soleil couchant. 3. Agitation qui conduit à de violents troubles sociaux: Cette loi a engendré de nombreux embrasements dans le pays (effervescence).

    []

  3. embrasuren.f.embrasure Ouverture pratiquée dans un mur pour recevoir une porte ou une fenêtre: Le chat se tient dans l’embrasure de la fenêtre (encadrement).

    []

(fumée)

10:53 – pas du tout facile d’arrêter de fumer. enfin, ça on le sait. d’après notice patch, si je ressens besoin, c’est que patch pas assez fort. pour ça, que j’ai acheté bonbons à la nicotine. pour compléter. or, bonbons à la nicotine sont tentants, pour ça que je n’ai pas acheté chewing gums qui le sont plus encore. pas pesée ce matin. bon. ai commencé à travailler. pas depuis très longtemps. stan est là, mais pas réveillé, malheureusement pour Jules. ai fait rêve cette nuit que je devrais noter, mais très long. lu hier soir, Ulysse. m’endors difficilement. après minuit. je ne sais pas comment fait Fred pour se lever.
14:22 – soleil éclatant, surprenant. jules à la halte. je suppose qu’il vaut mieux avoir envie de sucer un bonbon à la nicotine que d’avoir envie de fumer.
15:24 – bon, i must go (cher docteur g.)

calami

déménagement – sur une caisse j’écris livre d’OR au lieu d’écrire livre d’ART

1_63 / 2_11 – I (je me complique l’existence)

Questions diverses

1/ Quid de la relation :

désir de l’analyste – (jouissance du) sinthome

Cette jouissance du sinthome, n’est-ce pas quelque chose qui s’atteint se rejoint au-delà de la possibilité « d’être analyste »? il existe du sinthome là où il n’y a pas nécessairement d’analyste?

Ce que je voudrais interroger également : un point où désir et jouissance se rejoignent, trouvent à s’accorder.

2/

« Mais si on tient que le sujet ne se réduit pas, dans sa fonction la plus essentielle, au psychologique, son exclusion hors du champ du nombre s’identifie à la répétition, ce qu’il s’agit de montrer. »

(Jacques-Alain Miller, « La suture »)

 

Exclusion hors du champ du nombre –> répétition –> sinthome?

ou prise en dehors de la suite du nombre –> répétition –> sinthome ?

Il y a deux jours, je rêve d’un amoncellement, d’un empilement vertical de « caddies » au dessus duquel je vais me percher, me réfugier, extrême précarité, je tente de diriger les mouvements des caddies, qui sont vifs, accélérés, imprévisibles, avec mon corps.

Cet empilement de « cas »  (les « cas » de « caddies ») désignant pour moi le « K » du « K-rante » (40) du 40-45 / date de la guerre / à laquelle je dis, à la suite de ma lecture de R. Warshasky,  que « mon temps s’est figé ». Date à laquelle, depuis laquelle, l’histoire ne peut pas se faire. Qui ne s’intègre pas à la suite des nombres à laquelle pourtant elle appartient.

 

En sixième latine, sixième latine A, je dessine à la professeur d’histoire et de latin, Mme Chapeau, qui le demande, une ligne de temps où j’inscris 4 dates : 40-45 ; 0 ; 33 (âge de la mort du christ). J’ajoute ensuite 14-18 parce qu’effectivement je connais cette date (qui vient doubler 40-45).

Dessous cette ligne,  j’explique  que l’histoire ne peut être prise considérée comme une suite de dates, que l’histoire c’est passionnant, mais que cette passion ne tient pas dans les dates.

Aujourd’hui, aurais-je à dessiner une ligne du temps, elle serait la même.

Identifiée, passionnément… crucifiée, à la guerre (40). Promise, dans le prénom de ma mère, à la lecture du point G. « LUTGARDE »,  « art du G lu, art de lire le point G ».  G qui est de guerre, dit de guerre par mon père, de jouissance silencieuse en ma mère.

On voit qu’il y a là comme un raccourci entre le G de quarante et celui du prénom de ma mère.

C’est un raccourci, un raccord, fait il y a bien longtemps, inoublié, en analyse, au départ d’un rêve où il était question d’un G (le GSM, le téléphone), et du point G (à propos duquel j’avais entendu un émission radiophoniuqe).

Ce raccourci je l’ai refait récemment, au sortir d’un cours de Miller, comme il avait évoqué la fixation et la jouissance féminine1 –   quand je me suis souvenue d’une sensation d’enfant. Lorsque, soi-disant malade, feignant la maladie, diagnostiquée cependant par une médecin d’angine blanche, je pouvais passer la journée dans le lit de mes parents, à la place de ma mère. Quelquefois alors je me mettais à entendre le temps ralentir, s’allonger. Mon corps lui-même s’allongeant, par différentes parties, élastique, s’étirant à volonté et à l’infini – et tout cela, dans cette lenteur entendue. J’étais à la place de ma mère. Dont je pourrais dire qu’elle est pourrait être ma place de sinthome aujourd’hui – c’est ce que j’entends au cours de Miller, l’inertie du sinthome.

Ah oui, le lien du G de la guerre de quarante, au G, comme point de jouissance ?

Je passe sur un rêve que j’ai fait qui me désigne explicitement dans la répétition du quarante, comme double même d’elle, de ma mère double dont j’ai la coutume, auquel il ne faudrait pas que je me tienne, dont la culpabilité cependant m’a enfin quittée, ce qui explique que je puisse enfin avancer, sortir de la seule répétition du double, du double du double, pour répéter, réitérer seulement l’Un (sans double) -, dans la répétition d’un 40 d’abord, d’un 4 ensuite, au cours d’rêve qui se passe, pour partie au moins,  au moyen-âge, dans une moyenne d’âge (40).

Mais, le temps gelé : est-ce qu’on l’entend déjà dans ce que j’ai écrit jusqu’à présent? Ou cela doit-il être davantage précisé?

Dire : l’angoisse ne me saisit plus qu’en présence de ma mère. La pétrification. J’ai été vers ça, dans les derniers temps de mon analyse, l’envie, le désir, de lever ça, pour pouvoir rétablir un contact avec elle, un contact qui rende mieux justice à l’amour que j’ai pour elle. L’angoisse vis-à-vis de l’école (ECF) s’étant quant à elle atténuée. Au point que je puisse me demander même si elle n’a pas complètement disparu, c’est à tester, et si elle n’a pas trouvé à être remplacé par un désir, devenu tactique, ou qui se voudrait tel (je me découvrirais des ambitions sans nom, inavouables…), l’école n’étant pas de l’approche la plus facile. Et puis elle demanderait à ce que je quitte mon lit – où, heureusement, je peux encore réfléchir fortement, et établir mes plans d’action (hé hé hé).

La guerre, Le point g, Ma mère.

« 40 », c’est le dit, disais-je, de mon père, pas un jour où il ne nous parlait de la guerre et des juifs. Pas un jour. Pas une personne qu’il ne rencontrait qu’il n’abordait en lui parlant de la guerre. L’extraordinaire, c’est qu’il aurait eu toujours quelque chose de nouveau à raconter. C’était toujours autre chose. L’extraordinaire, c’est que ça faisait lien, que ça le faisait vraiment parler avec la personne qu’il rencontrait, que ça faisait point de rencontre, et que mon père était considéré comme très sympathique. Mes frères également, mes 2 frères, parlaient avec lui, de la guerre, nous, ma mère et moi, nous nous taisions. Et bablabli et blabla bla, je n’y arriverai pas, pas aujourd’hui, et c’est BASTA.

3/

« De même, l’existence d’un objet ne lui vient que de tomber sous un concept, aucune autre détermination ne concourt à son existence, si bien que l’objet prend son sens de sa différence d’avec la chose intégrée, par sa localisation spatio-temporelle, au réel. » (Ibid., « La suture »)

4/

« Par où vous voyez la disparition qui doit s’effectuer de la chose pour qu’elle apparaisse comme objet – qui est la chose en tant qu’elle est une. »    (Ibid. )

 

concept –> disparition de la chose / apparition de l’objet = la chose en tant que Une = cet objet donc qui vient à exister

 

Nota bene:

A/ sur le « plus un », la réitération, et l’addiction : dirait-on (j’ai oublié ce à quoi j’avais pensé ce matin)

« une cigarette encore, donne-m’en une, la dernière » (ferré) – un verre de plus, le dernier, un tweet de plus, un clic de plus, un chips de plus

un en plus, le même, je réitère donc j’addicte

les accointances du sinthome et de l’addiction – difficile d’admettre le n’importe quoi du sinthome, le n’importe quel Un, du moment qu’il est Un, du sinthome – surtout si l’on pense à la « racine du refoulé » – qui n’est pas n’importe quoi, qui ferait la différence. relire à propos de l’addiction le cours de Miller, le dernier (9), et l’avant dernier (8).

B/ cet Un de la fixation bloque la pulsion (dit Miller) – dans mon cas, bloque au redoublement, ça double, ça se bloque, et ça redouble  – ma mère, encore, épelant le nom (du père)  disait : « M – U – double L – E – R »  (où l’on oit que le double n’est pas la répétition, la réitération.)

que me pardonnent tous ceux que j’ai doublés, mais je continuerai dorénavant de la faire,  et probablement pas sans jouissance, parce qu’il ne s’agit plus seulement de doubler. il y a de L tout seul, ou du G tout seul ou du cas tout seul soit de l’un, tout seul. sans Autre.

 

Notes:
  1. les notes du cours concerné:

    I

    Avant : désir interdit –> jouissance

    II

    Ensuite : la jouissance est pensée au-delà – positivée comme celle d’un corps qui se jouit. C’est un événement de corps – ça s’oppose à l’interdiction, ça n’est pas articulé à la loi du désir.

    Le choc, la contingence, le pur hasard, ça n’est pas dialectique, mais objet de fixation, non pris dans la loi du désir.

    C’est comme ça, par ce biais, que Lacan a pu rencontrer la jouissance féminine – la part qui existe sans subir l’interdiction, qui n’est plus centrée sur le Penisneid, fonction négative, qui n’est pas prise du côté dialectique, de l’Aufhebung ça efface le « perdre pour retrouver » (un enfant, c’est encore mieux que l’organe qui manque). Ça ne se transmute pas en maternel.

    Faut voir comment ça fonctionne du côté homme.

    Au 2 mars…

    []

puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens alors
puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens
alors 

 gloire au moment où tu as quelque chose à faire avec ton corps
  gloire à ce devoir et 
où tu obéis 
    gloire au moment où tu obéis 
      où  tu  fais quelque chose avec ton corps
depuis que tout sens ne cesse de disparaître
qu'il ne reste plus que le sacré 
 que tu loges
  dans cette sensation du corps qu'il reste
  la sensation 
     le silence, la naissance d'un rythme 
     comme d'une phrase
 qui résonne loin, par delà la fenêtre

  rythme et beauté
mouvements dans la cuisine
à propos de Vincent

il est 11h40, je recommence à passer bcp trop de temps ici, sur le blog.

donnais  hier ici l’extrait d’un texte (je n’ose pas dire d’un livre, mais ma foi, il en a au moins la longueur, si je n’ose lui en reconnaître l’intention)  que j’ai écrit il y a des années et des années et fort sobrement intitulé Vincent. dans l’extrait dont il s’agit, j’essaie, au départ de textes de Freud et de Lacan, de décrire une pulsion (qui serait) de lire et  j’en examine les possibles éléments princeps, source objet but, … Vincent est essentiellement fait de cela:  j’y essayais d’appliquer à un rêve – qui avait été très important pour moi – certains concepts freudiens et lacaniens qui me restaient obscurs.  je commence par la métaphore, j’y découvre l’objet a, et je termine, je crois, parce que je n’ai certes pas relu ce texte, par la pulsion. j’avais prévu d’écrire encore deux chapitres à ce, appelons-le par le nom que j’aurais aimé lui donner, livre : « la barre de ma mère » et « pourquoi je n’ai pas de culotte ». le premier chapitre me prit tant de temps, m’amena si loin, bien plus loin que tout ce que j’aurai pu imaginer, mon père mourut au cours de son écriture, que je n’éprouvai plus le besoin, ni le désir d’écrire ces chapitres de passer du nom-du-père à ma mère. je précise cela sans regrets, je me trouvai fort changée après cet exercice, mon rapport à la psychanalyse s’en trouva complètement modifié. je pensais avoir trouvé ma voie. je ne fus plus capable de lire quoi que ce soit qui eut trait à la psychanalyse. tant me sembla que le temps était venu pour moi de me faire lire. et auquel je m’éternise. et  si je reprends ce texte, c’est de retomber maintenant, bien des années plus tard, sur un toujours la même chose : passer d’un  « être » à un se faire – le « se faire » comme moment de séparation de l' »être ». quelque chose dans l’écriture de ce texte n’a pas été franchi.

Est politique tout ce qui procède à l’effondrement de l’être,

Est politique tout ce qui procède à l’effondrement de l’être, tout ce qui en manifeste l’instabilité, la labilité, la perméabilité, l’inconsistance; est politique tout ce qui ne cesse de se soustraire au régime d’ordre par lequel l’être peut être institué ou garanti. Dire qu’il n’y a de politique que de l’excitation équivaut donc à dire qu’il n’y a de politique que du désêtre – il n’y a de politique que de l’amok, de ce qui échappe au contrôle par lequel les sujets se retrouvent contraints dans les limites de l’être. L’idée que la politique serait une affaire rationnelle, dont seraient comptables des sujets soustraits aux mouvements de d’excitation, est le slogan favori du narcocapitalisme – ce qui assure le mieux sa prise sur les sujets en question, ce qui les instaure en sujets. S’il s’agit de se débarrasser de lui, il convient donc de se débarrasser d’abord de cette idée, puis de la totalité des accessoires psychopolitiques qui l’accompagnent, pour enfin se réconcilier avec ce qui forme le fond de folie de tout groupement humain – folie qui est la seule raison qu’il soit possible d’espérer.

Laurent de Sutter, L’âge de l’anesthésie, pp. 144-145

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