Je m'étais mal réveillée. Je le dis à F. Écœurée de cette vie, de mon enfermement. De l'absence de perspective, du seul ménage à faire, du manque de sens de ça. D'un désir de fuir, m'en aller, partir. De l'incompréhension. De ma vie en forme d'oubli. J'écrivis une phrase, j'allai mieux. Mais donnez-moi seulement une phrase et je serai guérie. Plus tard, F rentra dans la chambre m'offrit des fleurs, effleura mon sexe de sa main, effleura mon sexe de sa main (le fit deux fois), me dit qu'il m'aimait, sortit de la chambre. Je voulus l'écrire, l'effleurement, songeant que c'était là seulement ce qu'il y avait à écrire et qui ne s'écrivait pas, cela…
samedi 5 octobre 2013 · 13h03
une caresse, des fleurs, une phrase – l’effleurement
lundi 18 septembre 2023 · 16h54
#12bis | retour sur la fiction
https://youtu.be/bS5oWxeBbbA un peu n'imp. premier essai de vidéo, de lecture. je relis mon texte, en le corrigeant. 2 x d'ailleurs. la deuxième commence à 09:10. je le referai... je suis tout à fait affreuse. elle disait qu'elle s'était récemment rendue compte qu'il lui était de plus en plus difficile de croire à la fiction, comme si tout devenait réel. idem, ajoutait-elle, au cinéma : de l'impossibilité de voir un film violent : sur sa chaise c'est elle qui encaisse les coups, qui gémit, qui se projette sur le côté tentant d'y échapper. ou encore : sortir épuisée d'un spectacle de danse. c'est-à-dire : toujours faire corps avec ce qu'il y a, avec ce qui arrive.…