Dans son Séminaire L'angoisse, Lacan parle de la séparation en tant que, pour l'enfant elle est séparation d'avec ses enveloppes, les caduques. En venant au monde, il perd une part réelle de lui-même, et, comme sujet, c'est bien ce avec quoi il aura à se débrouiller dans la vie. Cette part à jamais perdue. J.-A. Miller la qualifie de "perte de vie du corps". Ainsi la jouissance n'est pas promise car ce qui préside à l'entrée du petit d'homme dans le monde des êtres parlants, c'est une perte fondamentale, irréparable, qui porte sur le vivant, sur le corps. C'est grâce au symbolique que le sujet va pouvoir circonscrire cette perte pour en faire un manque,…
à propos de la séparation pour l’enfant
« The Painful Logic of Colour and Texture » (l’objet transitionnel du XXIè siècle)
"Forced Entry by Proxy", 2004 c-print siliconmounted to Plexiglas, 120 x 100 cm "The 21st Century Transitional Object", 2004 c-print siliconmounted to Plexiglas, 120 x 150 cm "Sad Memories of Pink #2",2004 c-print siliconmounted to Plexiglas 180 x 80 cm Annika von Hausswolff
Le mode selon lequel s’opère cette perte réelle de vie laisse des traces indélébiles de jouissance chez le sujet.
A cet égard, l'angoisse donne le signal de différentes modalités de rapport à l'objet. Le mode selon lequel s'opère cette perte réelle de vie laisse des traces indélébiles de jouissance chez le sujet. Ces traces, toujours identiques à elles-mêmes, sont au principe de la répétition, et c'est pour cela qu'elles sont en lien avec le symptôme. Savoir reconnaître ces traces, puis savoir y faire avec la jouissance - telle est l'éthique de la psychanalyse - passe par une élaboration signifiante qui met en jeu le rapport à l'Autre. Entre le sujet et l'Autre, nous retrouvons ce "petit bout perdu" qui va constituer l'objet que le sujet place dans l'Autre. "Faire de la jouissance une fonction"…
~pour finir encore
il me reste des rêves, faits au mois d'août, que je n'ai pas recopiés ici. et je ne le ferai pas. août déjà trop loin. douceur s'éloigne. l'éloignement de la douceur. une page se tourne. (( un rêve où mon père me reproche "ce qui s'est passé avec l'ex-analyste", veut lui parler. et puis, l'ex-analyste lui-même qui me fait le reproche de l'avoir "traité comme un chien". mon image idéale d'un belle longue femme avec chien. femme sans peur, seule et complétée, mais est-elle sans désir? alors le lien du désir et de la peur. un rêve où mon oncle vincent se marie, où je critique encore les femmes : eh voilà, ce que c'est devenu,…
Ca ne prévient pas, ça arrive, ça vient de loin
Donc, on peut dire qu'avec la question des identifications on découvre, dans un trajet analytique, le fait qu'on ne peut pas soutenir par une identification une position féminine. Que toute la dynamique des identifications passe nécessairement par le système signifiant, et passant par le système signifiant, réinscrit, on peut dire, le féminin du côté phallique, du côté emblème. [...] Le passage que Lacan va faire, on va dire la révolution lacanienne, c'est d'envisager donc de nouveau la question du féminin, mais cette fois à partir de la question de la jouissance; non pas à partir de la question de l'emblème, de l'insigne ; non pas à partir de la question du fétiche, de la mascarade…