Une phrase, il suffit des fois d’une seule phrase écrite, pour sauver ma journée / et si pas la journée, au moins une petite heure. Jusqu’à ce que la suivante devienne nécessaire ?
Sans titre
une caresse, des fleurs, une phrase – l’effleurement
Je m’étais mal réveillée. Je le dis à F. Écœurée de cette vie, de mon enfermement. De l’absence de perspective, du seul ménage à faire, du manque de sens de ça. D’un désir de fuir, m’en aller, partir. De l’incompréhension. De ma vie en forme d’oubli. J’écrivis une phrase, j’allai mieux. Mais donnez-moi seulement une phrase et je serai guérie. Plus tard, F rentra dans la chambre m’offrit des fleurs, effleura mon sexe de sa main, effleura mon sexe de sa main (le fit deux fois), me dit qu’il m’aimait, sortit de la chambre. Je voulus l’écrire, l’effleurement, songeant que c’était là seulement ce qu’il y avait à écrire et qui ne s’écrivait pas, cela seulement que j’avais à tenter, ce pourquoi j’oubliais tout / rien à retenir sauf cette tentation /, que j’oubliais tout le temps. L’effleurement, ce mot suffirait-il à contenir la sensation que j’avais éprouvée, que j’éprouvais encore ? Gonflée peut-être de la reconnaissance qu’il ne fût pas plus appuyé, ce geste, ce que je n’aurais pas (malheureusement) pas supporté (quand ce simple attouchement me troublerait, m’accompagnerait, des heures). [...] Lire la suite >
je déteste m’habiller
Thomas Clerc, sa garde-robe,
Moi je déteste m’habiller
Jean-Philippe Toussaint, sa Marie styliste,
Moi je déteste m’habiller
C’est tous les jours, les mêmes difficultés, que je ne surmonte le plus souvent pas le week-end (ou alors pas avant 16h….) Je déteste prendre le temps de me laver, me coiffer, m’habiller…
En ce moment, me semble-t-il, plus difficile encore que d’habitude.