Mardi 29 octobre
Revenons de Bruxelles où passé excellent séjour. Vu JF, Ak et enfin JP. Al aussi bien sûr, qui vit maintenant chez ma mère. Et ma mère. Douce, brutale et angoissée, souvent mécontente.
Moi-même, pas eu d’angoisses, même si me réveillais la nuit. Et le matin, ce sentiment que l’Anafranil faisait son effet, que j’étais moins fatiguée. Mais, peut-être juste heureuse d’être là, peut-être juste passé de bonnes soirées.
Pris des photos de vieilles photos de la famille de ma mère. Lu quelques pages d’un journal de mon père.
Je songe à écrire à ma mère pour la soulager de ce qu’il lui semble perdre, la mémoire, les mots. Bien sûr des lumières qui s’éteignent, mais celles qui restent allumées n’en sont-elles pas d’autant plus chères, chéries, à chérir. Ces lumières qui restent, maintenant mises en lumière, ayant à faire des choses qu’elles n’ont jamais eu à faire auparavant, devant inventer. Je parle de la vieillesse, du vieillissement, de l’oubli qui l’accompagne. Pas que de la vieillesse, de la difficulté aussi, de l’angoisse. [...]