courrier à la maison de retraite
— retour de clinique

Publié le Catégorisé comme correspondance, envoyé Étiqueté ,

mardi 2 juin 2026 13:08

Bonjour Madame,

Je suis la fille de Mme LD.

Je vous écris à l’occasion de son retour aujourd’hui dans votre établissement, après une dizaine de jours d’hospitalisation à la Clinique S* pour une pneumonie par inhalation.

Avant toutes choses, je souhaiterais vous faire part de mon incompréhension concernant le fait que nous n’ayons pas été informés de son état de santé.

J’ai compris qu’un traitement antibiotique avait d’abord été instauré au sein de l’établissement, avant son transfert à l’hôpital, sans que nous en soyons avertis. Je dois vous dire que cela m’a  surprise et préoccupée. J’espère sincèrement qu’à l’avenir, nous serons systématiquement informés lorsqu’elle tombe malade ou lorsqu’un traitement important est mis en place.

Par ailleurs, je vous signale que durant son séjour à l’hôpital, elle a mangé des tartines tous les soirs. J’étais présente et je les  lui coupais en petits morceaux. Elle les mangeait avec appétit.

En revanche, le problème des boissons demeure. Comme je l’ai déjà signalé à plusieurs reprises, lorsqu’elles ne sont pas épaissies, cela la fait presque systématiquement tousser. J’ai également le sentiment qu’elle ne peut boire correctement qu’avec un gobelet à bec verseur. Malgré qu’un nouvel apprentissage semble nécessaire pour qu’elle puisse boire seule.

Or, les gobelets comme l’épaississant m’ont souvent paru manquer ou disparaître. Pour être tout à fait honnête, je n’ai pratiquement jamais constaté qu’elle recevait spontanément des boissons épaissies ; lorsqu’elle en reçoit, c’est généralement parce que je l’ai demandé. J’en arrive donc parfois à me demander si elle boit suffisamment en mon absence.

J’aimerais pouvoir en parler avec vous.

Concernant son état général, elle est actuellement extrêmement fatiguée. À l’hôpital, les médecins ont découvert une importante baisse de son taux d’hémoglobine et lui ont administré une transfusion sanguine. Ils ont recherché l’origine de cette anémie et ont suspecté un ulcère gastrique, mais les examens n’ont pas pu être réalisés. Malgré cela, un traitement contre l’ulcère a été prescrit.

Ils ont également constaté un état de dénutrition.

J’ai le sentiment qu’elle a perdu beaucoup de force et de mobilité au cours de cette période à l’hôpital. J’espère qu’elle se rétablira vite.

Pensez-vous qu’il puisse être bénéfique possible de relancer des séances de kinésithérapie. Je sais qu’elle n’est pas toujours facile à prendre en charge, mais il me semble qu’elle pourrait en avoir besoin après cette hospitalisation.

 Peut-être est-il nécessaire que je constate son médecin traitant afin de faire le point sur  la situation.

Je ne cherche à accuser personne. Je sais que les circonstances sont parfois compliquées et que le personnel est souvent amené à changer. Je souhaite simplement que nous puissions travailler ensemble au mieux pour accompagner ma maman et favoriser son rétablissement.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous voir aujourd’hui ou demain afin d’en parler tranquillement.

Je vous remercie d’avance pour votre retour et reste à votre disposition.

Bien cordialement,

Top