jeudi 13 mai 2021 · 22h02

13 mai – « dispersion mentale »

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L’on voit bien
que l’on est prêt
à s’accrocher à
n’importe quel fil
n’importe quelle histoire
n’importe quelle bribe d’histoire
et à l’accoler à n’importe quelle autre,
sans que plus on ne se sente tenu
par la production d’aucun sens
sinon celui, fondamental,
que ces multiplicités de sens qui s’additionnent passent par nous, et nous plaisent.
c’est notre notre jouissance qui fait l’unité des sens dont nous nous faisons détenus, involontaires. involontaires : car nous n’en savons rien. nous y risquons : la volonté, le désir. (y gagnerions : une forme de sagesse, dont je ne me risquerais pas encore à dire les conditions.)

dimanche 18 juillet 2021 · 09h41

dim 18 juillet :: une invitation facebookienne (II)

tours, dimanche, 9h41

cher monsieur, vous voudrez bien m’excuser j’espère pour ce que je vous écrivais hier. je sortais d’heures d’insomnies, stériles, l’angoisse s’épaississait que j’aurai tenté de dissiper en m’adressant, par écrit, à l’un ou à l’autre, c’est tombé sur vous.

pour autant que je m’en souvienne, c’est cette phrase de vous qui m’a fait réagir : qu’est-ce que vivre : participer au fait de la cité ( et non pas « simplement vivre »- Walter Benjamin).
je m’en serai sentie exclue, de par l’impossibilité où je suis de participer d’aucune façon à la vie de la Cité.

et puis… je sortais d’un mois de d’abstinence FB… et me sentais glisser à nouveau dans son étang de consommation – de jouissance – effrénée à la lecture de malheurs variés auxquels on ne peut rien mais à propos desquels on donne son avis. il y va aussi de la participation, ou du désir de participation, à un grand blabla, à la mise en place d’un discours commun qui vous fasse sentir, justement, comme partie prenante de la Cité, alors que le plus souvent il n’en n’est rien. et tandis que l’effort de participation à ce discours se fait… d’autres efforts se voient négligés qui ne relèvent que de la solitude. on se distrait. on quête un like, une approbation, une reconnaissance. alors que ce qui me pèse tellement, me handicape, c’est ce qui justement au monde n’est pas approuvé. réprouvé. non pas dans un désir de pardon, mais d’élucidation, d’apaisement. (car les voix de ce qui manque à l’entendement, sont les plus fortes et sourdes et incorruptibles).

blanche

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